Laffaire des surirradiés de l'hôpital d'Épinal fait suite à une mauvaise utilisation, en France, de la radiothérapie pour des patients atteints de cancer, notamment de la prostate, au début des années 2000. À la suite d'une erreur de programmation dans le système de planification de traitement, des patients sont irradiés avec des doses supérieures à la prescription de 20 à 30 %. Une des causes de l'accident évoquée par le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales est l'absence de notice en françaisRapport de l'IGAS.

Chronologie vignette|L'ancien centre hospitalier Jean-Monnet désaffecté ().

Dès , des troubles apparaissent chez des patients traités par rayons à l'hôpital Jean-Monnet d'Épinal dans les Vosges (devenu depuis le centre hospitalier Émile-Durkheim) pour des cancers de la prostate. Cette affaire relève d'un véritable problème de santé pour les patients ayant reçu des radiations.

Il apparaît que vingt-quatre patients ont subi entre et une surirradiation supérieure à 20 %. Cinq d'entre eux sont morts. Les autres souffrent, pour la plupart, de rectites ou de cystites , avec des douleurs . D'autres surexpositions moins fortes, de 8 à 10 %, ont été révélées, également pour des traitements de cancers de la prostate, chez entre et . Enfin, entre et , une erreur de calcul systématique a provoqué la diffusion d'une surdose de rayons, entre 3,1 % et 7,1 %, chez près de au total.........

Le procès de l'affaire des surirradiés de l'hôpital Jean-Monnet d'Épinal se déroule du au .. Le médecin Jean-Marc Simon affirme mardi devant le tribunal correctionnel de Paris que sont décédées des suites des accidents..

Le verdict rendu le par la correctionnelle de Paris condamne les deux praticiens à de prison, dont avec sursis, soit ferme, d'amende et interdiction d'exercer pour homicides et blessures involontaires et non-assistance à personne en danger, mais les relaxe du chef de soustraction de preuves, alors que le physicien est condamné à la même peine, mais pour homicide involontaire ainsi que soustraction de preuves, mais relaxé de non-assistance à personne en danger. Les autres prévenus (directrice de la DDASS, directeur de l'ARS, directeur de l'hôpital d'Épinal) ainsi que le Centre hospitalier, personne morale, sont relaxés du chef de prévention de non-assistance à personne en dangerSelon l'APM du ..

Bilan Lors de sa visite à Épinal le , la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a reconnu que traitées par radiothérapie à l'hôpital Jean-Monnet entre et avaient été victimes de surirradiation.. Parmi ces victimes, vingt-quatre ont été très fortement irradiées pendant le traitement d'un cancer de la prostate entre et , et cinq sont décédées des suites des surdoses.

La ministre a assuré que les leçons avaient été tirées de ce drame. Les matériels des services de radiothérapie des en France ont été vérifiés et reparamétrés. Le nombre de physiciens médicaux doit doubler d'ici à .

En date du , la ministre a décidé de révoquer l'un des praticiens - le chef du service - et a prononcé un blâme à l'encontre de l'autre. Cette décision a été prise après avis du conseil de discipline des praticiens hospitaliersCommuniqué du Ministère de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, ..

Le physicien médical, n'ayant pas de statut, a vu son contrat immédiatement terminé.

Dans les suites de cette affaire et de celle des surirradiés de Toulouse, un comité national de suivi des mesures pour la radiothérapie est créé. De plus, tout événement significatif en radioprotection (ESR) ou lié au matériel de radiothérapie doit être signalé ; un site de l'ASN et de l'ANSM opérationnelPortail Vigie-radiothérapie depuis le mois de en permet la déclaration en ligne.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Centre hospitalier Émile-Durkheim Accident de radiothérapie de Saragosse, un accident similaire en Espagne dans les années 1990 Accident de radiothérapie de Columbus, un accident similaire aux États-Unis dans les années 1970

Liens externes Rapport de l'inspection générale des affaires sociales (février 2007) Intégralité de l'arrêt de la Cour d'Appel de Paris du jeudi 02 juillet 2015

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