L’abbaye de Mercoire est une abbaye cistercienne située dans la commune du Cheylard-l'Évêque en Lozère. Elle a été fondée avant 1200La date de fondation n'est pas connue. Cependant l'abbaye existe déjà en 1207, , tome I, et est située en plein cœur de la forêt de Mercoire, au pied du Moure de la Gardille, proche de la source de l'Allier.
Histoire Fondation Au , Guillaume de Randon, baron de Randon en Gévaudan, offre une partie de la forêt de Mercoire aux moniales de l'abbaye soit un sixième des , tome I, à 247. Les premiers textes nous apprennent que l'abbaye était liée à l'abbaye d'hommes de Mazan, en Vivarais. Cependant, à ce moment-là, l'abbaye n'est rattachée à aucune maison mère.
Prospérité Rapidement, l'abbaye commence une croissance. Ainsi, se développent la culture et surtout l'élevage sur leur domaine. L'abbaye fait aussi l'acquisition d'autres domaines, dont l'un vers Joyeuse en Vivarais (plus exactement Rosières) depuis 1236 des Chateauneuf-de-Randon. Elle bénéficie également de nouveau dons de la maison de Randon, comme le domaine de Pont-de-la-Veissière et sa maladrerie, situé entre Langogne et Luc.
Le nombre de moniales atteint rapidement 50 religieuses consacrées, auquel il faut ajouter 15 demoiselles qui sont soit des novices, soit des filles de la noblesse locale, élevées à Mercoire. La règle appliquée au sein de l'abbaye est celle de l'idéal monastique de Citeaux.
Déclin Au elles ne sont déjà plus qu'une quinzaine. Cependant, jusqu'en 1563, et le concile de Trente, des hommes sont également présent dans l'abbaye, dont un chapelain.
Arrivent ensuite les guerres de Religion consécutives au massacre de la Saint-Barthélemy. Le capitaine huguenot Matthieu Merle ravage une grande partie du pays. Vers 1578, il arrive à Mercoire et détruit le couvent. L'abbesse, Hélix de Rochemure, s'est retirée sur Mende avec les objets les plus précieux. Au début du , la nouvelle abbesse consent à vendre les possessions en Vivarais pour reconstruire l'abbaye, puisque l'église comme les logements ont été détruits.
Peu de temps après, il est évoqué la possibilité de transférer l'abbaye sur Mende ou Langogne, mais l'idée est abandonnée en 1659. Elles sont alors 16 moniales présentes en 1688 ..
Depuis le thumb|Autre vue de l'abbaye. En 1716, l'abbaye n'est pas en bon état. Si le réfectoire et les cellules sont toujours entretenus, l'église ne l'est plus. Les moniales se contentent de la chapelle attenante, dont les dimensions sont plus cohérentes avec leur nombre. Puis, en 1773, l'abbaye brûle presque entièrement. Seules l'église et la chapelle sont épargnées par l'incendie. L'église est alors cloisonnée pour pouvoir loger les moniales. Grâce à l'apport notable de Louis XV de France, les bâtiments sont reconstruits assez rapidement.
Au moment de la Révolution française, elles sont sept moniales, dont deux sont absentesMarie de la Trinité Kervingant, Des moniales face à la Révolution française, , . L'inventaire de l'abbaye se déroule le , à l'issue duquel il est demandé aux moniales si elles désirent conserver leur statut ou retourner à la vie civile. Les cinq présentes à ce moment-là désirent rester religieuses. L'une des absentes déclare la même chose un peu plus tard, alors que la seconde s'est éloignée de l'abbaye pour régler des problèmes de santé.
Elles restent donc toutes à Mercoire, mais ne reçoivent pas la pension qu'elles avaient reçue jusque-là. Elles sont donc dans un état de pauvreté proche de la misère. Aussi l'administration départementale décide le , de fournir une pension pour qu'elles subviennent à leurs besoins. Le , une perquisition a lieu, un voisin ayant dénoncé l'abbaye comme cachant des « suspects dangereux ». Rien n'est trouvé et il n'y a pas de suite. En revanche, le , plus aucune moniale n'est présente dans l'abbaye. En effet, la loi du dissout l'ensemble des congrégations religieuses, y compris enseignantes. L'abbaye est alors vendue comme bien national en 1793. Entre-temps, Alexandre-Paul de Randon, le « marquis Rouge » de la Révolution française, député du Gévaudan, avait tenté de sauver l'édifice en voulant le faire classer comme hospice ou maison de charité. Le projet n'a pas eu de suite.
Elle est rachetée par un propriétaire en 1875, qui la transforme en ferme.
Depuis 1923, l'abbaye est la propriété de la famille Malzieu.
Localisation
L'abbaye est située sur la commune du Cheylard-l'Évêque, au cœur de la forêt de Mercoire. Un affluent du Langouyrou, le Mercoire coule non loin de là. Elle est construite à d'altitude.
Architecture
Liste des abbesses Cette liste est celle établie par Hugues de Tems à partir de la première abbesse connue en 1254, jusqu'à la dernière nommée en 1768. En tout, ce sont 29 abbesses qui se sont succédé à la tête de l'abbaye. : 1254 : Amable de Rochefort 1262 : Randone 1271 : Philipette 1275 : Ponce 1276 : Ferrande 1305 : Ermengarde de Cénaret 1316 : Arzens de Cénaret 1322 : Guiette de Cénaret 1328 : Valburgue de Joyeuse 1373 : Saure de Peyre 1381 : Alazie de Grèzes 1434 : Maragde d'Arlande 1461 : Cécile de Borne 14?? : Jeanne I de Borne 1466 : Marguerite I de Jonnas 1486 : Louise I de Chalençon-Polignac 15?? : Antoinette de Chalençon-Polignac 15?? : Louise II de Rochemure la Bonne Abbessemorte en 1554 1536 : Hélie de Rochemure 1592 : Claudine d'Arcon 1597 : Jeanne II de Rochefort 1601 : Renée de Goys 1624 : Madeleine Bayle de Chantemule .http://boutique.genealogie.com/blasons/armoiries-famille-bayle-2783 1657 : Marguerite II de Molette de Morengiès 1678 : Jeanne III Françoise de Noailles 1686 : Hilaire de Reversat de Celetz 1729 : Claire de Montmorin de Saint-Hérem 1739 : Catherine I de Courdres 1768 : Catherine II Sophie de Grégoire de Saint-Sauveur
Notes
Références
Annexes
Articles connexes Liste des abbayes et monastères
Mercoire Mercoire