André Dignimont est un illustrateur, peintre et graveur français, né le à Paris où il est mort le Archives de l’état civil de Paris en ligne, , acte de naissance , année 1891, avec mention marginale du décès..

, il est réputé pour ses estampes et ses illustrations légères dévolues à la beauté féminine.

Biographie Fils d'un négociant en vins, André Dignimont est d'abord élève chez les Oratoriens du collège de Juilly avant d'effectuer des études de langue en Angleterre (Craven College de Beckenham, dans le Kent où il a pour condisciple le futur comédien André Luguet dont il restera l'amiClaude Robert, commissaire-priseur à Paris, Catalogue de la vente de l'atelier André Dignimont, , : « La scène et l'écran ».). Le retour en France en 1911 le conduit à sept années de régiment : trois années de service militaire, quatre années de guerreFrançoise de Perthuis, Dignimont : l'Écossais de l'île Saint-Louis, La Gazette de l'Hôtel Drouot, .. André Dignimont est ensuite élève de Tony Robert-Fleury à l'Académie Julian. Installé à Montmartre, il mène alors en compagnie de condisciples et amis, notamment Jean-Gabriel Domergue, Roger de La Fresnaye, Louis Marcoussis, Robert Lotiron et André WarnodJean-Paul Crespelle, Montmartre vivant, Hachette, 1964, . On trouve à la même page une photographie de ce groupe rassemblé autour de Tony Robert-Fleury..

Sa carrière qui s'étend sur plus de quatre décennies, le conduisant aussi bien vers le portrait et le nu féminin que vers l'illustration des livres et le décor de théâtre, se liant par là aux artistes peintres, aux écrivains (Colette, Francis Carco, Pierre Mac Orlan) et aux comédiens. En 1927, il quitte Montmartre pour s'installer définitivement au 1, rue Boutarel dont, passionné de marché aux puces, il fera un musée d'objets insolitesRoland Dorgelès dans Femmes, fleurs, branches - Dignimont évoqué par ses amis..

En 1937, il fait partie des quinze peintres sélectionnés pour décorer, au sein de l'Exposition internationale de 1937, la section 52 et 53 du groupe "Éditions - Livres - Revues". André Dignimont livre une toile représentant une illustration de l'ouvrage "Nuits de Paris" de Francis Carco , dans des teintes de camaieu gris-vert, de 1m40 sur 2m.

C'est plus tard qu'André Dignimont commence à s'intéresser au paysage, encouragé en cela par André Dunoyer de Segonzac, y venant aussi naturellement par ses promenades dans Paris, également par ses villégiatures estivales que restitue Françoise Py-ChereauFrançoise Py-Chereau, conservateur honoraire à la Bibliothèque nationale, dans Catalogue de la vente de l'atelier André Dignimont, , . : chez l'avocat-académicien Maurice Garçon à Ligugé dans le Poitou, dans l'Yonne chez Jules Cavaillès, à Saint-Tropez chez Colette, à Equemauville près d'Honfleur chez Henri JeansonHenri Jeanson dans Femmes, fleurs, branches - Dignimont évoqué par ses amis., près de Paimpol également où Betty de Mauduit fait de son château de Bourblanc un lieu d'accueil artistique et littéraire où Dignimont peut retrouver Pierre Benoit, Joseph Kessel, Francis Carco et Louis TouchaguesHistoire du château de Bourblanc sur bourblanc.fr.. thumb|left|140px|Colette Colette le dévoile : Raymond Hesse, Arts et métiers graphiques, , cité in : Marcus Osterwalder (dir.), Dictionnaire des illustrateurs, 1905-1965, Éditions Ides et Calendes, 2005, ..

Il a illustré des journaux tels que Le Rire, Demain, Monsieur - Revue des élégances, des bonnes manières et de tout ce qui intéresse Monsieur, Le Crapouillot, Le Sourire, Femina, la Gazette du Bon Ton, La Guirlande, Comœdia, Flirt… En plus de son métier d'illustrateur et de peintre, il a joué des rôles secondaires au cinéma et a fait partie du jury présidé par Marcel Pagnol du Festival de Cannes 1955. thumb|250px|1, rue Boutarel, Paris André Dignimont meurt à Paris le . Sa tombe, au cimetière du Montparnasse à Paris (), est ornée d'un médaillon en bronze avec son portrait sculpté par Paul Belmondo tandis qu'une plaque commémorative à son nom est apposée sur l'immeuble de la rue Boutarel où il vécut jusqu'à ses derniers jours. Son épouse meurt le .

Œuvres

Illustrations Ouvrages Mitsou ou comment l'esprit vient aux filles de Colette, Paris, Éditions G. Crès, 1923. Le Colonel Chabert d'Honoré de Balzac, Éditions Pour les Bibliophines du Palais, 1924. L'équipe de Francis Carco, Éditions Rouffé, 1925. L'homme traqué de Francis Carco, Paris, Les Arts et le Livre, 1925. Quatorze images, proses inédites de Pierre Louÿs, Paris, Briant-Robert, 1925. La maison Philibert de Jean Lorrain, Paris, Crès et , 1925. Le roman de la mélusine d'André Lebey, Albin Michel, 1925. Ces messieurs-dames, ou Dignimont commenté par Francis Carco de Francis Carco, Paris, Éditions S.N., 1926. La vagabonde de Colette, Éditions G. & A. Mornay, Paris, Collection Les Beaux Livres, 1926. Le chant de l'équipage de Pierre Mac Orlan, Paris, Les Arts et le Livre, 1926. Marthe de Joris-Karl Huysmans, Paris, M. Seheur, 1926. L'annonciation de George Isarlov, Paris, H. Reynaud, 1926, illustrations d'André Dignimont, Michel Larionov, Natalia Gontcharova et Edouard Chimot. Amants et voleurs de Tristan Bernard, Paris, Éditions de la Roseraie, 1927. Un nouvel amour d'André Beucler, Paris, Éditions Au Sans Pareil, 1927. Le cachemire écarlate de Jacques de Lacretelle, Paris, Librairie Trémois, 1927. Nuits de Paris de Francis Carco, Éditions Au Sans Pareil, 1927, 26 eaux-fortes d'André Dignimont, 430 exemplaires. Un soir chez Blutel d'Emmanuel Bove, Carnets littéraires, 1927. Mes amis d'Emmanuel Bove, Éditions Emile-Paul Frères, 1927, 14 eaux-fortes par André Dignimont, 225 exemplaires. Perversité de Francis Carco, La Roseraie, 1927. Issac - le tresseur de fil de fer de Panaït Istrati, Strasbourg, Joseph Heissler, 1927. Contes de la chaumière & Farces et moralités d'Octave Mirbeau, Les Éditions nationales, 1935. La Muse gaillarde de Raoul Ponchon 1939, Éditions Rieder. Le train de 8h. 47, de Courteline, éd. Sylvain Sauvage, 1927. Bonne fille de Jean Viollis, Paris, Éditions G. & A. Mornay, 1928. La Bonne Vie, de Jean Galtier-Boissière, Jonquières, 1928. L'ingénue libertine de Colette, Éditions la Cité des Livres, 1928. Loti en Amérique de François de Tessan, réalisation de bois (Slnd ?). Probablement 1928. Les Contes de Perrault, édition du tricentenaire, Paris, Au Sans Pareil, 1928. Illustrations d'André Dignimont, Marie Laurencin, Hermine David, Pierre Gaudon, Jean Émile Laboureur, Chas Laborde, Jean-Gabriel Daragnès. Nuits aux bouges de Pierre Mac Orlan, Paris, Flammarion, 1929. L'entrave de Colette, Éditions G. & A. Mornay, Paris, Collection Les Beaux Livres, 1929. Complémentaires de Francis Carco, Paris, Émile Hazan et , 1929. Jésus-la-Caille de Francis Carco, Paris, Émile Hazan et , 1929. Les innocents de Francis Carco, Paris, Émile Hazan et Fils, 1930, eaux-fortes d'André Dignimont. Trois contes : Boule de Suif - La Maison Tellier - Le port de Guy de Maupassant, Paris, Excelsior, 1930« Les livres - Trois contes de Maupassant », La revue de l'art ancien et moderne, octobre 1931, . L'assommoir d'Émile Zola, Paris, Javal et Bourdeaux, 1931. Les colonies françaises, ouvrage collectif, tirage 921 exemplaires, 21 illustrations en couleurs par 21 illustrateurs dont Hermine David, André Dignimont, Jean Dufy, Édouard Goerg, Pierre Hodé, André Lhote, Les Éditions de la Girafe, 1931 (édité pour l'Exposition coloniale de 1931). Œuvres complètes de Georges Courteline, 10 volumes, Librairie de France, 1939-1931, l'un illustré par André Dignimont. La bataille de Claude Farrère, Paris, L'Atelier du Livre, 1932. L'homme qui assassina de Claude Farrère, Paris, L'Atelier du Livre, 1932. Affaires de cœur, participations de Colette, Abel Hermant, Abel Bonnard, Paul Morand, André Dignimont, Hermine David, Jean Berque, Jean Deluermoz, Paris, Éditions Laboratoire Nativelle, 1934. Sébastien Roch d'Octave Mirbeau, Paris, Les Éditions Nationales, 1934-1936. Contes de la chaumière suivi de Farces et moralités d'Octave Mirbeau, Paris, Les Éditions Nationales, 1934-1936. Les Cahiers de Colette, édités par les Amis de Colette, , 1935. Paris, 1937, ouvrage collectif, 62 lithographies par 62 artistes, dont : Francis Carco, Faubourg Montmartre, lithographies d'Édouard Vuillard et André Dignimont, 500 exemplaires numérotés, Imprimerie Daragnès pour la Ville de Paris, Exposition universelle de 1937. Ce que j'ai vu en chiffonnant la clientèle de Paul Poiret, Paris, Librairie des Champs-Élysées, 1938. Les innocents de Francis Carco, J. Ferenczi et fils, 1938. Mimi Pinson d'Alfred de Musset, Paris, Gründ, 1941. Ballade de la geôle de Reading d'Oscar Wilde, Paris, Librairie Marceau, 1942. Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, Émile-Paul Frères, 1942. La Duchesse de Langeais d'Honoré de Balzac, Paris, Éditions Rombaldi, 1942. Les fêtes galantes de Paul Verlaine, Paris, Creuzevault, 1942. Amanda d'Yves Gandon, Paris, Marcel Lubineau, 1942. Des goûts et des couleurs de Sacha Guitry, Paris, Éditions de la Galerie Charpentier, 1943. La belle amour de Jean Galtier-Boissière, Paris, Éditions La Bonne Compagnie, 1943. Croix de Vénus de Charles Plisnier, Éditions Correa, 1943. Sonnets d'amour de Pierre Ronsard, Joachim du Bellay, Louise Labé, Rémy Belleau, Étienne Jodelle, Agrippa d'Aubigné, Gérard de Nerval, José Maria de Heredia, frontispice d'André Dunoyer de Segonzac, vignette de titre et bandeau de Robert Bonfils, eaux-fortes de Camille Berg, Michel Ciry, Luc-Albert Moreau, Jean-Gabriel Daragnès, Jean Frélaut, Maurice Savin, André Jacquemin, Demetrios Galanis, Henri Vergé-Sarrat, Jacques Boullaire, Roger Wild, Jean-Eugène Bersier, Hermine David, Marie Laurencin, Henry de Waroquier, Édouard Goerg, André Dignimont et Yves Brayer, 326 exemplaires numérotés, Compagnie française des arts graphiques, Paris, 1943. Le Mariage de Minuit d’Henri de Régnier, Bruxelles, Éditions du Nord, collection « Les Gloires littéraires », 1944. Trois-Six-Neuf de Colette, Paris, Éditions Correa, 1944. Présentation de 1900 de Léon-Paul Fargue, Paris, Les Éditions Nationales, 1944. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, 2 volumes, Gallimard, 1945. Jours de gloire : Histoire de la Libération de Paris, préface du Général Marie-Pierre Kœnig, textes de Colette, Paul Éluard, Paul Valéry, Charles Vildrac, Alexandre Arnoux et André Billy, frontispice de Jean-Gabriel Daragnès, 4 eaux-fortes et 17 dessins par André Dignimont, gravure au burin et 2 dessins par Pablo Picasso, 4 eaux-fortes et 25 dessins par Louis Touchagues, exemplaires numérotés, Paris, Éditions D. Lambusier, 1945. À la manière de… - Présentation de Raymond Escholier d'André Guilmin, 20 planches couleurs par Gus Bofa, Hermine David, André Dignimont, André Dunoyer de Segonzac, Chas Laborde, Jean-Émile Laboureur, Mariette Lydis, Berthold Mahn, Imprimerie Marcel Besson, Grenoble, 1945. Pudeur d'André Billy, Éditions Vigneau, 1946. De la musique encore et toujours de Stéphane Mallarmé, Jean Cocteau et Paul Éluard. Illustrations d'André Dignimont, Maurice Brianchon et Roger Wild, Paris, Éditions Tambourine, 1946. Rebecca de Daphne du Maurier (2 tomes), Monte-Carlo, Éditions du Livre, 1947. La Citadelle d'A.J. Cronin, Monte-Carlo, Éditions du Livre, 1947. Ombres vivantes de Francis Carco, gravures par André Dignimont, Paris, Éditions Galerie Charpentier, 1947. Les chansons de Bilitis de Pierre Louÿs, traduit du grec, lithographies de Dignimont, Éditions du Livre Monte Carlo, 1947. Journal littéraire - Fragment de Paul Léautaud, Paris, L'Originale, 1948. Récits, romans, soties d'André Gide, 60 aquarelles et gouaches, dont André Dignimont, NRF, 1948. Quai des brumes de Pierre Mac Orlan, gravures d'André Dignimont, 250 exemplaires numérotés, Paris, Arc-en-ciel, 1948.