Cristóbal Ricardo Montoro Romero, né le à Cambil, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP).

Élu député pour la première fois en 1993, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie en 1996. Quatre ans plus tard, il devient ministre des Finances de José María Aznar. Il est contraint d'abandonner ce poste en 2004, étant alors élu député européen.

En 2008, il intègre la direction du PP, sous la présidence de Mariano Rajoy, qui le nomme ministre des Finances et des Administrations publiques en 2011, à la suite du retour au pouvoir des conservateurs.

Biographie Jeunesse, études, vie professionnelle Il étudie les sciences économiques à l'université autonome de Madrid, où il passe avec succès sa licence en 1973, puis son doctorat huit ans plus tard. D'abord professeur assistant, puis titulaire, il est élevé au rang de professeur des universités en économie appliquée par l'université de Cantabrie, le « Resolución de 13 de octubre de 1988, de la Universidad de Cantabria, por la que se nombra a don Cristóbal Montoro Romero Catedrático de Universidad en el área de «Economía Aplicada». », site du Bulletin officiel de l'État.

Des débuts politiques très rapides Le , il est élu député de Madrid au Congrès des députés, siège à la commission de l'Économie et du Commerce, et à la commission des Budgets. Réélu le , il démissionne le suivant, trois semaines après avoir été nommé secrétaire d'État à l'Économie du ministère de l'Économie et des Finances, dirigé par Rodrigo Rato « Real Decreto 779/1996, de 7 de mayo, por el que se nombra a don Cristóbal Ricardo Montoro Romero Secretario de Estado de Economía. », site du Bulletin officiel de l'État.

Il intègre le comité exécutif du PP en le , aux côtés de plusieurs autres ministres, à l'occasion du congrès du parti « Josep Piqué aprovecha el congreso para afiliarse y entrar en el Comité Ejecutivo », El País, le .

Ministre d'Aznar Il est réélu député, dans la province de Jaén, le . Le suivant, lors de la formation du second gouvernement de José María Aznar, il est nommé ministre des Finances. La création de ce ministère, et le choix de son titulaire, portent la marque de Rodrigo Rato « Aznar asciende a Rajoy y mantiene a Rato al frente de la política económica », El País, le . À peine nommé, il annonce au Congrès que le déficit public atteindra 0,4 % du produit intérieur brut, soit deux fois moins qu'initialement prévu « Montoro reduce a la mitad el objetivo de déficit y afirma que mantendrá la inversión », El País, le . À la fin de l'année 2003, les comptes publics affichent un excédent de 0,3 %, une première dans l'histoire espagnole « Las cuentas del Estado cierran 2003 con un superávit histórico del 0,3% », El País, le .

L'éloignement Aux élections générales du , il est de nouveau élu député de Jaén mais le PP perd le pouvoir au profit du Parti socialiste ouvrier espagnol. Il est donc contraint à la démission le suivant. Il démissionne dès le , après avoir été placé en sixième position sur la liste du PP pour les élections européennes du 13 juin 2004 « Cristóbal Montoro y Pilar del Castillo dejan sus escaños para presentarse a las europeas el 13-J », El País, le .

Le retour au premier plan Le , il est réélu au Congrès des députés, pour Madrid, quittant alors le Parlement européen. À l'ouverture de la nouvelle législature, mi-avril, il devient le porte-parole du groupe PP à la commission de l'Économie « El PP ultima su equipo de portavoces sectoriales », El País, le . Il renforce son contrôle sur les questions économiques au sein de la droite espagnole, avec son élection comme coordinateur du comité exécutif pour l'Économie lors du congrès du PP, à Valence, le suivant « El líder fulmina a los críticos », El País, le .

Ministre de Rajoy Lors des élections générales du , il est élu député de Séville, après le renoncement de Soledad Becerril à conduire de nouveau la liste conservatrice « El PP sitúa a Montoro en la lista de Sevilla », El País, le . Le suivant, il est nommé ministre des Finances et des Administrations publiques par Mariano Rajoy, étant ainsi chargé de la politique budgétaire et des relations avec les communautés autonomes « Un Gobierno de amigos y fieles », El País, le .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Rodrigo Rato ; Luis de Guindos Gouvernement Aznar ; Rajoy et

Liens externes

Fiche sur le site du Congrès des députés : V, VI, VII, VIII, IX, X, XI et XII législatures.

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