Trans-en-Provence est une commune française située dans le département du Var, en région française Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie Localisation

La commune de Trans-en-Provence se trouve directement au sud-est de Draguignan, sous-préfecture du département du Var. La commune fait partie de la communauté d'agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération.

La ville et les villages les plus proches de Trans-en-Provence sont : Draguignan (sous-préfecture) à , par la route D 1555, Les Arcs à , par la route D 1555 et La Motte à , par la route D 47.

Sa latitude est de 43,503 degrés nord et sa longitude de 6,487 degrés est. Ses coordonnées géographiques, en degré-minute-seconde, calculées dans le système géodésique WGS84, sont : 43° 30' 12" de latitude nord et 6° 29' 10" de longitude est. En Lambert-93 du chef-lieu, ses coordonnées géographiques sont : X = hectomètres Y = hectomètres.

Communes limitrophes Trans-en-Provence est limitrophe de seulement trois autres communes :

Géologie et relief, hydrographie La commune de Trans-en-Provence s’étend sur une superficie de , soit .

Elle se trouve aux confins de la zone pyrénéo-provençale, bien définie dans le Var par les massifs des Maures et de l'Esterel.

L'altitude minimum et maximum du village est respectivement de et , avec une altitude de , au niveau de la place de l'Hôtel-de-Ville.

La rivière qui la traverse est la Nartuby, affluent de l'Argens.

Autres cours d'eau sur la commune ou à son avalL'eau dans la commune : Ruisseaux le Réal la Foux, Vallon des Prouits.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Les Arcs_sapc », sur la commune des Arcs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Sismicité Il existe trois zones de sismicité dans le Var : Zone 0 : risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer. Zone Ia : risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel. Zone Ib : risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Trans-en-Provence est en zone sismique de très faible risque « Ia »sismicité du Var sur le site de la préfecture.

Urbanisme Typologie Au , Trans-en-Provence est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DraguignanUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Draguignan comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Draguignan, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (42,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41 %), zones agricoles hétérogènes (26,4 %), zones urbanisées (21,9 %), cultures permanentes (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

La commune dispose d'un plan local d'urbanismePLU sur Géoportail de l'urbanismePlan local d'urbanisme et relève du schéma de cohérence territoriale de la DracénieScot de la Dracénie.

Voies de communication et transports Axe routier La commune de Trans-en-Provence est reliée, par la D 1555, à l'autoroute A8 (échangeur au Muy, à 7 km).

Par l'autoroute A8, elle est située à de Cannes (Alpes-Maritimes), à de Toulon (préfecture du Var - 83), à de Nice (Alpes-Maritimes), à de Monaco Monte-Carlo, à d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à de Marseille (Bouches-du-Rhône) et en enchainant avec l'autoroute A7 et A6, à de Paris.

Transport ferroviaire La gare la plus proche est celle des Arcs-Draguignan, située à 7 km. Elle est desservie par le TGV et le TER. Des navettes en bus ont été mises en place par la communauté d'agglomération, entre Trans-en-Provence et la gare des Arcs-Draguignan.

Transport aérien Les aéroports les plus proches sont ceux de Nice Côte d'Azur (Alpes-Maritimes) à et de Toulon-Hyères (Var) à , par l’autoroute A8.

Transports en commun Les bus de la ligne 5 des Transports en Dracénie relie la commune à Draguignan.

Toponymie La commune se nomme Tranç en provençal de norme classique et Trans en provençal de norme mistralienne. La prononciation locale est /traŋs/.

Histoire Il s'agit, à l’origine, de plusieurs villages répartis le long de la rivière Nartuby. En effet, à cet endroit, la rivière connait plusieurs chutes dues à une forte déclivité. La force hydraulique récupérée grâce à plusieurs barrages, moulins et aménagements hydrauliques à différents endroits a permis différents foyers primitifs. Plusieurs églises à vocation paroissiale ont été construites. Outre l'église principale, on peut citer l'ancienne paroisse Saint-Roch-et-Notre-Dame. Un autre site était implanté sur la colline Saint-Victor et son déplacement a donné le nom de Trans (trans, en latin, signifie au-delà). Le nom apparaît en 1004, dans des actes du cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Mais longtemps le village fonctionnera comme quatre entités autonomes. Les gains des activités produites par les moulins à eau sont considérables. Rivalités, jalousies et divisions des familles propriétaires du foncier ont perpétué l'éclatement du village au cours des siècles. Par exemple, l'église Saint-Roch (aujourd'hui chapelle) sera agrandie et reconstruite en 1680. ce qui renforcera le bourg de Saint-Roch, de fait autonome, par rapport au nouveau bourg de Trans.

De nos jours, on peut encore voir cette division territoriale dans l'architecture du village. La taille des lieux de culte était disproportionnée pour un village ne comptant même pas un millier d'habitants. Quatre églises indépendantes dominaient les bourgs ou anciennes paroisses suivantes : Saint-Victor (le vieux Bourg, plus ancien établissement sur la colline du même nom et occupant toute la rive gauche) Saint-Roch (considéré comme le plus riche et plus grand concurrent du nouveau bourg) Trans-Saint-Victor (simplifié par la suite en "Trans" ou Tranç en provençal) Le Bousquet (rattaché à l'église Notre-Dame-de-Pitié).

Sur la carte IGN, on retrouve le nom des anciennes paroisses transformées aujourd'hui en quartiers. La topographie actuelle indique : "St-Roch", "Le Bosquet" et "St-Victor"Site Géoportail consulté le ..

À la fin du , le village faisait partie du domaine direct du comte de Provence qui le donne en fief, en 1200, à Giraud de Villeneuve. De cette date jusqu’en 1789, les membres de la famille de Villeneuve seront seigneurs de Trans. Au , la demeure du seigneur est transformée en château fort.

En 1348, la peste noire fait des ravages et la population du village diminue et n’augmentera à nouveau qu’un siècle plus tard. Le village se transforme avec la naissance et le développement de la culture de l’olivier. Une procédure des habitants contre le seigneur aboutit à une transaction.

Au milieu du , le village compte 500 à 600 habitants. En 1506, Louis de Villeneuve reçoit du roi Louis XII le titre de marquis de Trans pour sa conduite et les services rendus à la Couronne pendant les guerres d’Italie: c'est le plus ancien titre de marquis de France. Au cours de la lutte entre François et Charles Quint, Trans est envahie deux fois et reste fidèle au roi de France. Un nouveau litige se déclare entre le seigneur et les Transians. Puis ce fut la période de la guerre de Religion au cours de laquelle le village sera pillé par le parti carciste (catholiques), puis les Razats (opposants) feront le siège du château. Le château du marquis de Trans est enlevé par les protestants en 1579Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, , .. Le village échappe à une nouvelle épidémie de peste à la fin du siècle. La guerre reprend et durera une dizaine d’années ; elle fut extrêmement violente et ruineuse pour le village.