RoboCop est un film américain de science-fiction réalisé par Paul Verhoeven et sorti en 1987.

Scénarisé par Edward Neumeier et Michael Miner, le film met en vedette les acteurs Peter Weller, Nancy Allen, Dan O'Herlihy, Ronny Cox, Kurtwood Smith et Miguel Ferrer. Il prend place dans un avenir proche aux États-Unis, à Détroit dans le Michigan, et fait le récit d'une société dystopique et corrompue, gangrenée par une importante criminalité.

Lors d'une intervention de police, l'officier Alex Murphy (Peter Weller) est brutalement assassiné par les membres d'un gang de criminels qu'il poursuivait. Mais il est peu après ramené à la vie par l'OCP« Omni Consumer Product » en version originale, soit l'« Omni cartel des produits » en version française., un important conglomérat militaro-industriel et commercial qui le transforme en robot-policier, le RoboCop. Ignorant tout de son ancienne vie, RoboCop mène une campagne brutale contre le crime tout en récupérant des fragments persistants de son humanité perdue, ce qui l'amènera à enquêter sur son existence passée.

RoboCop est un succès financier surprise lors de sa sortie en , obtenant une recette de 53,4 millions de dollars. Les critiques ont salué le film comme un exemple de film d'action intelligent qui possédait un message philosophique et une satire plus profonde, mais avec des réserves sur l'extrême violence tout au long du film. Il est nommé pour plusieurs prix et reçoit un Oscar et de nombreux Saturn Awards.

Il entraîne la création d'une franchise. RoboCop 2 sort trois ans plus tard en 1990, suivi lui aussi trois ans plus tard de RoboCop 3. La franchise se poursuit notamment avec une série télévisée ainsi qu'un remake sorti en 2014.

Synopsis À la fin du dans la ville de Détroit aux États-Unis, l'Omni Cartel des Produits (OCP), un important conglomérat militaro-industriel et commercial, a la mainmise sur divers marchés lucratifs comme, entre autres, l'armement, la conception et la fabrication de robots et de prothèses médicales mais aussi plus marginalement la gestion du département de la police de Détroit.

Cependant, les hauts dirigeants de l'OCP ont un rêve : « Delta City », une mégalopole futuriste qui remplacera la vieille cité de Détroit moribonde. En effet, la ville est gangrenée par une criminalité de plus en plus violente. Comme l'explique le président de l'OCP, que représente le crime doit être éradiqué avant l'embauche massive de , ajoutant :

Au quartier général de l'OCP, le vice-président, Richard « Dick » Jones, présente à la direction son projet de robot-policier, l' en ; en français , mais traduit dans le film par « Écho Dépisteur », pour garder les initiales E.D.. Selon lui, la ville a besoin d'. Une démonstration est alors improvisée dans la salle de réunion entre un prototype ED-209 et un cadre de l'OCP qui simule un voyou armé. Malheureusement, l'expérience vire au carnage, l'ED-209 abattant le « cobaye » de l'expérience en le criblant de balles de gros calibre : bien que le volontaire ait obéi au robot en jetant son arme sur le sol, il semble que celui-ci n'a pas enregistré ce détail et a réagi comme si le suspect refusait d'obtempérerOn entendra un technicien présent dans la pièce dire que le robot n'a pas entendu l'arme toucher le sol, à cause de la moquette..

À la suite de cette (comme l'indique Jones, qui tente maladroitement de minimiser l'incident), Bob Morton, un jeune et ambitieux cadre de l'OCP, voit sa chance et décide de soumettre au directoire son propre projet de robot-policier, nommé « RoboCop ». Dick Jones, ulcéré que Morton, ce jeune loup aux dents longues vienne lui prendre la vedette, saura se souvenir au moment opportun de ce présomptueux pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais pour le moment, et étant donné l'échec de Jones, le président de l'OCP accueille favorablement la proposition de Morton. Il lui demande quand il pourra livrer le premier prototype. Morton lui répond alors cyniquement que plusieurs agents de police parmi les meilleurs ont été déployés dans les zones à haut risque de la ville. Il ne reste plus qu'à attendre que le premier d'entre eux se fasse tuer, afin de le transformer en robot-policier.

L'officier de police Alex Murphy, avec sa partenaire Ann Lewis, fait partie des policiers affectés dans les secteurs mal famés de Détroit. Au cours d'une mission, le duo se lance à la poursuite du gang de Clarence Boddicker, un criminel important de la ville qui vient de commettre un braquage avec sa bande. Les deux policiers traquent les malfrats jusqu’à une vieille usine désaffectée. La confrontation tourne cependant à l'avantage des criminels : si Lewis s'en sort indemne, Murphy est quant à lui capturé et torturé par les hommes de Boddicker, qui pulvérisent son bras droit avec un tir de leurs fusils à pompe, avant que leur chef n'achève le policier d'une balle dans la tête.

vignette|redresse|Cosplay de RoboCop.

Emmené d'urgence à l’hôpital, Murphy meurt au cours de la tentative des urgentistes de le sauver. Rapidement informé de cet évènement, Bob Morton jubile : il tient enfin son cobaye et peut donc commencer le projet « RoboCop ». Utilisant la dépouille de Murphy, le policier est ressuscité dans le corps cybernétique d'un robot ayant l'apparence d'un exosquelette de métal, très résistant aux armes conventionnelles et à la force augmentée. Sa mémoire est en outre purgée de ses anciens souvenirs et remplacée par un programme informatique dernier cri, avec notamment un système expert de ciblage pour le tir. Le robot est aussi doté d'une puissante arme à feu.

Quelque temps plus tard, alors qu'il est jugé bon pour le service, RoboCop est envoyé combattre le crime à Détroit, l'OCP le réaffectant incognito dans l'ancien commissariat de Murphy. Mais Ann Lewis commence peu à peu à avoir des doutes à son sujet et parvient à reconnaitre Murphy grâce à des détails liés au comportement du robot, qui lui rappellent ceux de son ancien partenaire.

Dans un premier temps, RoboCop fait merveille et nettoie la cité de ses crapules grâce à ses méthodes expéditives. Mais il est bientôt en proie à des cauchemars relatifs à sa vie passée (notamment la famille de Murphy), des flashs mémoriels lui revenant, notamment quand il revit son exécution. Des doutes l'assaillent également lorsqu'il est reconnu par un des hommes de Boddicker, Emil Antonowsky, alors qu'il arrête celui-ci pendant l'attaque d'une station-service. Mettant de côté les directives de l'OCP, RoboCop part à la recherche de son passé. Il quitte le commissariat et se lance à la poursuite des hommes qui l'ont tué.

Peu après, Bob Morton, dont l'arrivisme a été exacerbé par la réussite du projet RoboCop, est assassiné chez lui par Clarence Boddicker sur ordre de Dick Jones. Avant de le tuer, Boddicker lui fait visionner un vidéodisque dans lequel apparaît Dick Jones, lequel explique à Morton qu'il est allé trop loin, mais qu'ils auraient pu être amis..

Après avoir arrêté Emil Antonowsky, RoboCop intercepte dans une boîte de nuit un autre malfrat de la bande de Boddicker, Leon Nash. Puis, il mène un raid dans une fabrique de drogue où se trouve Boddicker, venu négocier avec sa bande une vente de stupéfiants. Une fusillade éclate ; RoboCop, après avoir neutralisé les nombreux hommes de main qui protégeaient l'endroit, réussit à arrêter Boddicker. Apprenant de celui-ci qu'il est à la solde de Dick Jones, RoboCop se dirige vers l'immeuble de l'OCP pour appréhender le cadre dirigeant. Cependant, une directive prioritaire intégrée à son système informatique, la « Directive », l'en empêche et le paralyse lorsqu'il tente d'arrêter Jones. Celui-ci en profite et contre-attaque à l'aide de l'un de ses robots ED-209. Tant bien que mal, RoboCop réussit à neutraliser le robot adverse et s'échappe du bâtiment, avant d'être pris pour cible par les forces de l'ordre rameuté par Jones contre lui. Mis en pièces par les armes de policiers, RoboCop ne doit son salut qu'à l'intervention de son ancienne partenaire Ann Lewis qui le sauve in extremis. Elle l'emmène ensuite hors de la ville, dans une vieille usine désaffectée. Mal en point, RoboCop demande à sa collègue de l'aider à se remettre sur pied, puis lui explique ce qu'il ressent au sujet de son passé et de sa famille.

Le lendemain, dans les locaux de l'OCP, Dick Jones reçoit Clarence Boddicker et le somme d'éliminer RoboCop : étant donné que celui-ci a enregistré les aveux compromettant que Boddicker lui a faits, le robot-policier représente désormais une menace pour le vice-président du cartel. D'abord peu enclin à coopérer, Boddicker se ravise quand Jones lui fait miroiter les intérêts colossaux qu'il pourrait tirer de la mise en chantier de Delta City à travers la vente de drogue, des jeux d'argent ou de la prostitution. Dick Jones lui fournit également un accès à l'arsenal de l'OCP, le munissant lui et ses hommes d'imposants fusils anti-matériels pour éliminer le robot.

Peu de temps après, Boddicker et sa bande se rendent dans l’usine où est réfugié RoboCop (en réalité, la même dans laquelle ils avaient assassiné Murphy quelques mois plus tôt), aidés par un traqueur électronique implanté dans le corps du robot pour le retrouver. Secondé par Lewis, RoboCop parvient à neutraliser l'ensemble du groupe, mais il est alors à la merci de Boddicker quand celui-ci l'attire dans un piège, faisant chuter sur lui une masse de poutrelles métalliques. Alors que Clarence s'approche pour l'achever, RoboCop, immobilisé par les poutrelles, fait jaillir le crochet d’interfaçage de son poing droit et frappe par surprise Boddicker à la gorge, le tuant sur le coup.

RoboCop retourne ensuite au siège de l'OCP, détruisant au passage un robot ED-209 qui gardait le bâtiment avec l'un des fusils pris au gang de Boddicker. Entrant dans la salle de réunion de l'OCP, RoboCop confond Dick Jones en dévoilant devant le conseil d'administration une vidéo dans laquelle celui-ci confesse le meurtre de Bob Morton. Piégé, Jones prend en otage le président du cartel tout en échafaudant une stratégie pour s'enfuir. Mais le président, habilement, licencie Jones, désactivant ainsi la Directive qui empêchait RoboCop d'agir. Libéré de son programme, le policier robotique tire sur Jones, qui percute la baie vitrée de la pièce avant de s'écraser au pied de l'immeuble après une chute vertigineuse. S'apprêtant à quitter les lieux après avoir terminé sa mission, le président de l'OCP félicite le robot et lui demande son nom, celui-ci répondant : « Murphy ».

Fiche technique

Titre original, français et québécois : RoboCop Réalisation : Paul Verhoeven Scénario : Michael Miner et Edward Neumeier Musique : Basil Poledouris Direction artistique : John Marshall et Gayle Simon Décors : William Sandell et Robert Gould Costume : Erica Edell Phillips Directeur de la photographie : Jost Vacano et Sol Negrin Son : Steve Bartlett et Robert Wald Montage : Frank J. Urioste Production : Arne Schmidt Coproducteur : Edward Neumeier Producteur délégué : Jon Davison Producteurs associés : Stephen Lim et Phil Tippett Société de production (consulté le 15 juin 2020). : Orion Pictures Sociétés de distribution : Orion Pictures (États-Unis), 20th Century Fox (France) Budget : Box-office du film RoboCop sur le site The Numbers : www.the-numbers.com. Pays de production : Langue originale : anglais Format : couleur (DeLuxe) — 35 mm / 70 mm — 1,85:1 (Panavision) en 35 mm / 2,20:1 (Panavision 70) en 70 mm — son Dolby SR en 35 mm | 70 mm 6-Track en 70 mm | DTS (edition special) Genre : science-fiction, action, policier Durée : , (version director's cut non censurée) (consulté le 15 juin 2020). Dates de sortie (consulté le 14 juin 2020). : États-Unis, Canada : France : (Festival international du film fantastique d'Avoriaz) Classification (consulté le 14 juin 2020). : États-Unis : R – (les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte). France : interdit aux moins de 12 ans avec avertissement.