Créée à Paris en 1875, la Compagnie française des mines du Laurion (CFML) est une compagnie minière française qui exploita les filons de plomb argentifère des mines du Laurion situées dans le Sud de l'Attique, près d'Athènes, après leur « redécouverte » en 1860. En effet, ce gisement minier avait déjà été exploité de manière intense dans l'Antiquité. Il avait fortement contribué à la puissance de la cité d'Athènes à l'époque classique, avant d'être abandonné au .
À partir de 1877, la CFML extrait le minerai d'argent, mais également d'autres métaux, comme le plomb, le zinc, le manganèse ou le cadmium. Elle chercha à utiliser les anciens puits des mines antiques pour contribuer à l'aérage de ses propres galeriesDenis Morin, Adonis Photiadès, « Nouvelles recherches sur les mines antiques du Laurion (Grèce) », Pallas 67, 2005, p. 329. Elle installa également au Laurion un centre métallurgique (notamment pour le zinc). Les mines furent fermées en 1977, après qu'on y eut prélevé près de tonnes de plomb en un siècle.
Au début des années 2000, un exceptionnel fonds d'archives de la CFML a été sauvé : plusieurs mètres cubes de documents étaient stockés dans des locaux désaffectés et en partie privés de toiture à Camaresa. Ces documents (livrets ouvriers, documents géologiques, plans topographiques en langue française) ont été transférés dans les locaux du parc technologique du LaurionDenis Morin, Adonis Photiadès, op.cit. p. 329.
Certains bâtiments de l'usine de la CFML au Laurion ont été conservés et restaurés.
Notes et références
Articles connexes Mines du Laurion aux XIXe et XXe siècles Laurion
Catégorie:Entreprise minière ayant son siège en France Catégorie:Entreprise fondée en 1875 Catégorie:Économie en Grèce