Maisdon-sur-Sèvre est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.
Géographie
Situation et communes limitrophes La commune se trouve dans le Vignoble nantais, c'est-à-dire dans la partie Sud-Est du département de la Loire-Atlantique.
Le bourg est situé à au sud-est de Nantes et à l'ouest de Clisson.
vignette|gauche|Situation de la commune de Maisdon-sur-Sèvre dans le département de la Loire-Atlantique.
Relief et géologie
Sur le plan géologique, Maisdon-sur-Sèvre a un terroir à dominante granitique .
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Sèvre Nantaise, la Maine et divers autres petits cours d'eau..
La Sèvre Nantaise, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beugnon-Thireuil et se jette dans la Loire à Rezé..
La Maine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Herbiers et se jette dans la Sèvre Nantaise à Vertou..
vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Maisdon-sur-SèvreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Habitat En dehors du bourg, situé au sud de la commune, à la limite avec Saint-Lumine-de-Clisson, Maisdon compte plusieurs villages, notamment : la Bretonnière avec sa grande place centrale fleurie et un four à pain ancien, la Bigotière et ses maisons nobles, le port du Gué-Joubert sur la Sèvre ainsi que la cale de la Bidière.
Voies de communication
vignette|droite|Traversée de Maisdon via la D 7 puis la D 74.
Plusieurs routes importantes passent à proximité de la commune : l'autoroute A83 reliant Nantes à Niort et à l'A10 (Paris-Bordeaux), à 5 km au sud (échangeur d'Aigrefeuille) ; la RD 137, ancienne RN 137 reliant Saint-Malo à Bordeaux (via Rennes, Nantes, Luçon, La Rochelle, Saintes), à 3 km au sud (Aigrefeuille) ; la RD 149, ancienne RN 149, reliant Nantes à Clisson et Bressuire, à 2 km au nord (Le Pallet) ; la route nationale 249, voie rapide de Nantes à Cholet et Bressuire, en direction de Poitiers, à 5 km au nord (échangeurs de Vallet et de La Haie-Fouassière)
Plus localement, le bourg est desservi par les routes départementales 58 (vers Château-Thébaud ou Saint-Hilaire-de-Clisson), 7 (vers Le Loroux-Bottereau, Saint-Julien-de-Concelles ou Aigrefeuille) et 74 (vers La Haie-Fouassière, Haute-Goulaine).
La commune est aussi traversée par la RD 59 (M 59Selon Google Maps, « Maisdon-sur-Sèvre ») de Vertou à Clisson par Saint-Fiacre et Gorges.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pallet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Maisdon-sur-Sèvre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (57,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), forêts (11,2 %), prairies (7 %), zones urbanisées (6,3 %), terres arables (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Maidon en 1287Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Éditions Coop-Breizh. 1990., MaedonErwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995. ou Maesdon en 1427.
Située sur la limite entre le gallo et le poitevin, Maisdon-sur-Sèvre possède un nom en gallo, écrit Médon et se prononce .
La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est .
Histoire Préhistoire et Antiquité Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique comme l'attestent les vestiges qui y ont été retrouvés : .
On a aussi trouvé les vestiges d'un tumulus de l'âge du bronze« Principales découvertes archéologiques à Nantes et en Loire-Inférieure jusqu’en 1943, dépouillement effectué par Nasrine Anwar et Jacques Santrot », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 2011, n° 118-3, en ligne sur le site OpenEdition (consulté le 6 décembre 2025) près du hameau de la BimboireMaisdon-sur-Sèvre : histoire, sur www.valleedeclisson.fr. Consulté le . Lien obsolète.. Ce tumulus, fouillé dans les années 1860, se trouve au nord-ouest du bourg, près de la RD 58.
Á l'époque de la Gaule indépendante, le territoire de Maisdon appartient à un peuple gaulois mal connu, les Ambilatres, au sud des Namnètes et à l'ouest des Pictons. À la suite de la conquête de Jules César (vers -55), le territoire des Ambilatres est attribué sous le règne d'Auguste à la cité des Pictons (chef-lieu : Limonum/Poitiers), qui fait partie de la province d'Aquitaine (chef-lieu : Saintes, puis Bordeaux).
Moyen Âge et Temps modernes Un prieuré dépendant de l’abbaye de Vertou est fondé au .
Située dans le sud du duché de Bretagne (jusqu'en 1532), puis de la province de Bretagne, Maisdon fait partie des marches Bretagne-Poitou.
Période de la Révolution française (1789-1799) Création de la commune de Maisdon En 1790, au début de la Révolution française, la paroisse de Maisdon devient une commune du département de la Loire-Inférieure. Maisdon fait alors partie du district de Clisson (1790-1795).
Très vite, des tensions apparaissent entre les habitants et le régime établi par l'Assemblée nationale constituante, notamment sur le plan religieux (constitution civile du clergé). En 1791, des émeutes ont lieu à la suite de l’arrivée d'un curé constitutionnel, qui est chassé par les paroissiens.
La guerre de Vendée (1793) Au début de la Première République, après que la Convention nationale a décrété la levée de 300 000 hommes, les habitants de Maisdon refusent la conscription (), ainsi que dans beaucoup d’autres communes de la région.
Le marque le début de l'insurrection vendéenne, qui s'étend du sud de la Vendée jusqu'aux portes de Nantes. L'armée catholique et royale comporte une unité appelée « Division de Maisdon » sous le commandement de Lyrot de la Patouillère, dépendant du marquis de Bonchamp.
Les colonnes infernales (1794) L'armée vendéenne est écrasée en à Savenay. Vient alors la période des colonnes infernales, chargées d'éliminer tous les insurgés, dont Maisdon subit le passage au début de 1794. Il s'agit ici de la colonne commandée par le général Cambray :
« Mars et , les colonnes infernales mirent à feu et à sang Maisdon-sur-Sèvre en quelques jours. Une grande partie de la population fut massacrée. On a recensé plus de 400 tués sur une population d’environ 2 000 habitants. Plus de 200 maisons furent incendiées ainsi que l’église, dont il ne restait que les murs »Site de la mairie ().
« Le presbytère et ses dépendances servirent de quartier général aux armées républicaines, c'est pourquoi ces lieux furent épargnés lors du passage des colonnes infernales, les 3 et , qui incendièrent l'église et un très grand nombre de maisons de la commune »Site de l'Association recherches et découvertes maisdonnaises ().
vignette|Une page du registre des décès de la commune de Maisdon de l'année 1794, sur cette page, on compte sept victimes du massacre de la colonne du général Cambray.
Après la chute de Robespierre (), la Convention thermidorienne adopte le décret du 2 floréal de l'an III [], qui « détermine un mode pour suppléer aux registres de l'état civil détruits ou perdus pendant la Révolution » : les décès non déclarés au moment des massacres des 3 et ont pu être répertoriés a posteriori. On les trouve aujourd'hui en ligne sur le site des archives départementales de la Loire-AtlantiqueRubrique des registres paroissiaux et d'état civil) ().
En 1800, lorsque Napoléon Bonaparte devenu Premier Consul crée les arrondissements, Maisdon fait partie de l'arrondissement de Nantes.
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Un autre a lieu en 1832, après la chute du roi Charles X, sous la direction de la duchesse de Berry, mère de l'héritier du trône (Henri d'Artois, petit-fils de Charles X). Ses espoirs de mobiliser l'Ouest pour renverser Louis-Philippe avortent et lui valent d'être arrêtée à Nantes.
Le est marqué par la reconstruction : l'église est réparée, le bourg se reconstruit petit à petit. Une mairie et une école sont construites en 1851-1852.
À la fin dU siècle, le phylloxera anéantit le vignoble. c'est une époque difficile pour cette commune où l'activité viticole est prédominante dans la vie économique.
Héraldique
Depuis 2019, la commune a changé son visuel et son logo. sans_cadre|Logo officiel depuis 2019|centré
Politique et administration Administration municipale Le conseil municipal de la commune de Maisdon-sur-Sèvre est composé de : le maire, et municipauxMaisdon-sur-Sèvre : vie municipale sur www.valleedeclisson.fr, consulté le 26 août 2009.
Les maires de Maisdon-sur-Sèvre
Fiscalité L'imposition des ménages et des entreprises à Maisdon-sur-Sèvre en 2008Sur le site de taxes.com Taxe part communale Part départementale Part régionale Taxe d'habitation (TH) 14,44 % 6,96 % 0,00 %N1 Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,42 % 6,68 % 2,63 % Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,27 % 16,90 % 5,02 % Taxe professionnelle (TP) 0,00 %N2 8,50 % 2,76 %
N1 La part régionale n'est pas applicable sur la taxe d'habitation.