La Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde », était un journal écologiste et politique français fondé, en , par Pierre Fournier, en lien avec .

Une nouvelle édition de La Gueule ouverte est lancée, en pour le premier numéro, puis en pour le deuxième.

Journal Histoire

Le journal est fondé, en , par Pierre Fournier, pacifiste convaincu et journaliste à Charlie Hebdo, avec la participation d'Arthur (pseudonyme de Henri Montant), de François Cavanna, Georges Wolinski, Jean-Marc Reiser, Cabu, Masse, le professeur Mollo-Mollo (pseudonyme de Philippe Lebreton), Henri Gougaud, Bernard Charbonneau, Gébé, Isabelle Cabut, Jean-Paul Lambert, Isabelle Monin, Émile Prémillieu, Laurent Samuel, Professeur Choron, Françoise d'Eaubonne qui y débute etc. Le siège de la rédaction est à Ugine.

À la surprise générale, le premier numéro se vend à plus de (tiré initialement à 50 000 exemplaires. Mais son fondateur Pierre Fournier meurt le (l'annonce en est faite dans le ), Isabelle Monin reprend alors les rênes du journal.

D'abord publié par les Éditions du Square (qui édite Charlie), il l'est ensuite par les Éditions Patatras (à partir du n° 53 du ). Initialement mensuel, il devient hebdomadaire en 1974, avant de fusionner avec l'hebdomadaire Combat non violent, le , et de déménager à La Clayette (Saône-et-Loire).

Le dernier numéro (314) paraît le .

En 2017, une nouvelle édition affiche la volonté de poursuivre la ligne originelle : après l'éditorial signé Patrick Laroche, le premier éditorial de 1972, signé Fournier, est reproduit. Le nouveau sous-titre : « La fin du monde, et après ? » est un clin d’œil à l'original : « Le journal qui annonce la fin du monde ».

Contenu et ligne éditoriale

Au début des années 1970 naît une forme d'écologie radicale pure et dure dans laquelle s’inscrit ce périodique. La présentation du journal est austère : grand format, peu de couleurs, seule la couverture est systématiquement bicolore, ainsi qu'une double page intérieure. La Gueule ouverte développe ainsi une écologie contestataire, anarchiste, libertaire, rejetant la société industrielle et orientée vers un retour à la terre. Progressivement, la ligne éditoriale passe à une écologie politique, rompant avec un certain catastrophisme. Le ton reste cinglant, et fataliste. Y sont interviewés Ivan Illich (1973), puis Michel Bosquet (1977), Edgar Morin (n° 250 du ). Ses cibles privilégiées sont le nucléaire, les multinationales, la malbouffe. La Gueule ouverte se veut aussi pratique, apportant des recettes de cuisine et des conseils de jardinage, montrant comment construire un capteur solaire thermique, une pompe à chaleur, une éolienne, etc. La une est chapeautée, à partir du numéro 106 du , par un bon vivant qui se marre, croqué à la manière de Reiser.

Postérité

Le média en ligne Reporterre se réclame de la filiation de La Gueule ouverteGaspard d'Allens, « Le journal « La Gueule ouverte » : notre aîné révolutionnaire et subversif », Reporterre, 23 septembre 2026..

En 2026, paraît La Gueule ouverte et l'écologie contestataire (éditions Le Passager clandestin).

Références

Articles connexes Le Sauvage, fondé en 1973 Courants anti-industriels Libertaire Antipub, le Catalogue des ressources. Éditions du Square Soulas

Liens externes . . Site de la nouvelle édition, (consulté le ).

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