vignette|Le moulin à vent de Trois-Rivières, photographié par P.-F. Pinsonneault à son emplacement d'origine en 1906. thumb|Hôtel Saint-Maurice, Postal Card, Trois-Rivières, P.Q. (recto). 2c Sceau du Nouveau-Brunswick 1934 Trois-Rivières, P.Q. PPC (Trois-Rivières, Québec - New Commercial Hotel. - 32.) à Albert, France. Vue dégagée côté.
Le patrimoine historique et culturel de Trois-Rivières recouvre les biens, matériels ou immatériels, ayant une importance artistique et/ou historique.
L'Unesco mentionne que le patrimoine est « l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir ». Cet héritageRépertoire des monuments historiques et plaques commémoratives de Trois-Rivières, par Daniel ROBERT, Dépôt légal – Bibliothèque nationale du Canada, 2005, est composé des endroits, des choses et des traditions qui sont identifiés par des organismes reconnus.
Trois-Rivières est une ville riche d'histoire et de culture et aussi l'une des Capitales culturelles du Canada de 2009Capitales culturelles du Canada. Ses quatre siècles d'histoire qui remontent à sa fondation le ainsi qu'à la première messe célébrée le , ont légué un patrimoine important. La ville a célébré le de sa fondation en 2009Site du de Trois-Rivières.
Ses nombreuses églises, maisons d'enseignement, galeries d'art, salles de spectacles ajoutées aux monuments et plaques commémoratifs enrichissent son patrimoine culturel.
Malgré deux incendies majeurs soit celui du 17 au qui a détruit plusieurs maisons, le monastère et la chapelle des Ursulines, et celui du qui lui, a détruit le tiers de la ville, Trois-Rivières a su préserver et mettre en valeur son patrimoine.
Lieux de culte
vignette|Cathédrale de l'Assomption de Trois-Rivières. Siège diocésain du diocèse de Trois-Rivières, Trois-Rivières compte en plus de la cathédrale, douze paroisses catholiques. Une première mission est ouverte en 1634, l'église de Trois-Rivières fut élevée au niveau de paroisse en 1679 et au niveau de diocèse en 1852. À l'est de la ville se retrouve la basilique Notre-Dame-du-Cap, un important lieu de pèlerinage marial en Amérique du Nord.
La première messe aurait été dite le . Il subsiste toujours trois lieux de culte datant de l'époque de la Nouvelle-France, soit la chapelle du monastère des Ursulines érigée à partir de 1714, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap érigé à partir de 1717, puis la chapelle conventuelle des Récollets érigée en 1753 et occupée aujourd'hui par les Anglicans sous le nom d'église Saint-James.
Plus de cinquante églises et autres lieux de cultes sont répartis sur le territoire trifluvien.
Depuis les fusions municipales de 2002, la basilique Notre-Dame-du-Cap et le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap sont associés au nom de la ville de Trois-Rivières. Ce lieu de culte renommé attire les pèlerins de toute l'Amérique du Nord. C'est un édifice monumental de forme octogonale. Le haut de la croix que supporte le dôme s'élève à ().
L'église anglicane de Trois-Rivières, l'église Saint-James est classée site historique par le ministère des Affaires Culturelles du Québec. Cette chapelle fut construite par les Récollets pendant la période coloniale de la Nouvelle-France, elle est l'une des rares traces du passage de cette communauté religieuse en Amérique du Nord.
Monuments aux personnes
thumb|Porte Pacifique Du Plessis. Les points de repères historiques encore visibles aujourd'hui incluent le monastère des Ursulines et les forges du Saint-Maurice. La vieille prison de Trois-Rivières, construite en 1822 est classée monument historique depuis 1978 et peut être visitée.
L'arc de triomphe du frère Pacifique Du Plessis, le plus gros monument historique de Trois-Rivières, marque l'entrée principale du parc de l’Exposition à l'angle des boulevards des Forges et du Carmel. Le monument veut rappeler la mémoire du frère Pacifique Du Plessis, franciscain, décédé à Québec en 1619, qui fut le premier maître d’école au Canada (1616-1618) et qui enseigna surtout aux Amérindiens dans une cabane construite sur le Platon à Trois-Rivières.
Le mémorial des Fondateurs et pionniers de Cap-de-la-Madeleine est situé dans le parc du Moulin, près de l'angle des rues de la Madone et Loranger, face vers le sud, rue Notre-Dame Est. Il fut implanté par la Société d'histoire du Cap-de-la-Madeleine et Ville de Cap-de-la-Madeleine le à l'occasion du de la fondation de cette ville.
Le monument de Laviolette se trouve en face du 42-44, rue des Casernes. Il a été installé en 1934 à l'occasion du de la fondation de Trois-Rivières. Il comprend le buste du fondateur et plusieurs plaques. L'emplacement de l'actuel monument des Braves (voir les statues) était occupé auparavant par une statue de Laviolette. Ce monument avait été inauguré le , à l'occasion du de Trois-Rivières. Le monument fut démoli en 1919, soit deux ans avant l'érection du monument des Braves.
Le mémorial des Bâtisseurs de Cap-de-la-Madeleine est situé à l'angle des rues Fusey et Duplessis, face à la rue Duplessis dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Le mémorial a été dévoilé le à l'occasion du de Cap-de-la-Madeleine.
Le monument de Lavérendrye et autres découvreurs trifluviens rend hommage à :
vignette|Croix de Jacques Cartier. Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye (1685-1749), fils de René Gaultier de Varennes (gouverneur de Trois-Rivières) et de Marie Boucher. Ses fils l'accompagnèrent dans ses voyages dans l'Ouest canadien. Jean Nicolet (1598-1642) découvrit le lac Michigan et ses alentours du côté du Wisconsin en 1634. Pierre Pépin (1652-1722) explora le Wisconsin et se rendit au Mississippi. Pierre-Esprit Radisson et son beau-frère Médard Chouart des Groseilliers découvrirent le lac Supérieur (1652-1664) et la baie d'Hudson (1682-1684). (Voir les plaques) Nicolas Perrot (1641-1717) découvrit le Mississippi et le centre-ouest des États-Unis. Christophe Dufrost de La Jemerais (1708-1736) était le neveu et le compagnon de voyage de Lavérendrye.
La stèle de Charles Ross Whitehead est situé dans le parc des Pins, près de l'angle des rues de Foye et Laviolette. Monsieur Whitehead est le fondateur de la Wabasso Cotton Company Limited en 1907 et fut président de la compagnie jusqu'à sa mort en .
Le cénotaphe funéraire de James Sinclair (1732 – 1821) est situé dans le cimetière Saint-James. Il a combattu aux côtés du général James Wolfe lors de la prise de Québec en 1759.
Le cénotaphe funéraire de Mathew Bell (1769 – 1849) se trouve dans le cimetière Saint-James. Cet homme d'affaires a été administrateur des Forges du Saint-Maurice entre 1793 et 1846.
Monuments aux événements
La croix de Jacques Cartier est situé sur l'île Saint-Quentin. Il y est inscrit : .
Le Flambeau ou monument aux Héros de Trois-Rivières se trouve au centre de la place Pierre-Boucher sur la rue des Casernes au cœur de l'arrondissement historique. Il a été érigé en 1934 à l'occasion du de la fondation de Trois-Rivières en l'honneur des pionniers fondateurs de la ville.
Monuments militaires
Le mémorial des Soldats du Régiment d'infanterie britannique est situé dans le cimetière Saint-James. Il a été érigé sur l'emplacement de la fosse commune où ont été inhumés les soldats victimes de la tragédie de la rivière Saint-Maurice qui eut lieu le . Ce mémorial est disparu depuis plusieurs années et il ne reste que le socle.
Le monument aux Braves, élevé en 1921, est situé sur la place Pierre-Boucher face au bureau de poste à l'angle des rues Notre-Dame Centre et des Casernes. Œuvre de Cœur-de-Lion McCarthy (dont le frère, officier dans le Bataillon, a posé comme modèle), ce monument est dédié aux soldats morts au champ d'honneur pendant les deux Guerres mondiales et la Guerre de Corée.
Le canon de l'armée russe se trouve sur la place d'armes, rue des Ursulines. Il fut enlevé à l'armée du tsar lors de la campagne de Crimée (1854-1856) et remis à la ville par la Grande-Bretagne pour la remercier d'avoir participé à l'effort de guerre.
Monuments religieux
vignette|Sacré-Cœur. La croix de l'Année sainte (1950) est située à l'angle des boulevards Laviolette et du Carmel, en face du pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières. Le monument érigé par les catholiques trifluviens répondait à la recommandation de l'évêque de Trois-Rivières, Georges-Léon Pelletier d'ériger une Croix de l'Année sainte dans les villes et paroisses de son diocèse. Le monument fut dévoilé par lui le .
La couronne et statue Marie-Reine-du-Monde se trouve dans le rond-point des boulevards de la Commune et Gene-H.-Kruger et des rues Royale et Saint-Olivier. Sur une plaque, est inscrit : .
La croix de Mission 1910 est située à l'intersection des rues Fusey et Saint-Laurent au Cap-de-la-Madeleine. Elle est l'œuvre du sculpteur français Edmé Bouchardon (1698-1762). Son Christ de fonte fut transporté par les paroissiens après une retraite de huit jours à l'occasion du de tempérance en 1910.
Le calvaire de Trois-Rivières-Ouest est situé au 7878, rue Notre-Dame Ouest (entre les rues Demontigny et Jacques-Ferron) dans le secteur de Trois-Rivières-Ouest. Ce calvaire construit en 1820 a été classé monument historique en 1983Jocelyne Milot et Jean Simard. Les croix de chemin du Québec : inventaire sélectif et trésor. Collection Patrimoines. Dossier, 10. Québec, Les publications du Québec, 1994. 510 p..
Le calvaire Raoul-Labonté est situé au 8220, boulevard des Forges. Il a été construit en 1911. Ce calvaire est répertorié au Patrimoine culturel du Québec.
Le Sacré-Cœur de Jésus se trouve à l'angle de la rue Notre-Dame Centre et de la rue des Casernes sur la place Pierre-Boucher (place du Flambeau). Le monument a été érigé en 1913 à l'endroit où se situait le sanctuaire de l'église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières, détruite par le grand incendie du 22 juin 1908.
Endroits
vignette|Ruine de la forge basse. L'arrondissement historique, là où fut fondée la ville, est enclavé entre les rues des Casernes, Saint-Pierre, Sainte-Cécile et la terrasse Turcotte. Ses limites correspondent en partie à l'ancienne palissade du bourg fortifié au et en partie au projet de palissade dessiné en 1704 par Jacques Levasseur de Néré (1662 ou 1664-1724).
Les forges du Saint-Maurice, devenues parc historique national du Canada, se trouvent au boulevard des Forges dans le nord de la ville à vingt minutes du centre. Sur une plaque commémorative on peut lire : .
Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est situé au 626 rue Notre-Dame Est, dans le secteur du Cap-de-la-Madeleine. Dans ce plus grand sanctuaire marial en Amérique du Nord, on y trouve principalement la chapelle votive, la basilique Notre-Dame et le pont des Chapelets dans un grand jardin.
Le pont des Chapelets est situé dans le jardin de la basilique Notre-Dame-du-Cap. Il fut construit en 1924 pour commémorer le prodige de la formation d'un pont de glace sur le fleuve en Le Pont des chapelets au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.
vignette|Jardin des Ursulines. La place d'armes est située au cœur de l'arrondissement historique sur la rue des Ursulines. C'est un ancien campement amérindien qui fut concédé par le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny au chef Weskarini (Algonquin) Charles Pachirini en 1648. La place a été classée site historique en 1960.