Le du Matériel ( RMAT), seul régiment à vocation parachutiste de l'arme du matériel de l’Armée de terre française est l'une des unités de la brigade de maintenance.

La portion centrale est stationnée depuis sa recréation le au quartier Commandant-Montalègre à Muret.

Depuis le , à la suite du rapatriement des différentes sections détachées (Tarbes, Brive et Pau) et à la création du Service interarmées des munitions, le régiment ne compte plus que deux détachements au sein du quartier Commandant-Corvée à Vayres et du quartier Capitaine-Vergnes à Montauban.

Création : création du régiment du matériel à Beauvais ; : dissolution ; : recréation du matériel à Muret.

Historique du régiment 1793 : fondation de l'arsenal de Toulouse À quelque quatre cents mètres de la place du Capitole, à moindre distance de la basilique de Saint-Sernin, un terrain d’environ dix hectares englobe les installations et les bâtiments de l’arsenal. En , Louis XVI, enfermé au temple, se trouve être le cousin de Charles IV, roi d’Espagne. Ce dernier intervient pour sa libération et appuie son action par une concentration de troupes à la frontière. Pour y répondre, la Convention prend la décision de former une « armée des Pyrénées » de articulées en deux détachements : l’un à Bayonne, l’autre à Perpignan, avec quartier général à Toulouse. En novembre et décembre, avec de grosses difficultés et dans la pénurie, ils lèvent des bataillons de volontaires, installent un hôpital militaire, un magasin d’habillement et prévoient la création d’un parc d’artillerie de cent soixante canons et leurs approvisionnements. Le six floréal an second de la République une et indivisible, est installé le Grand Parc des Armées des Pyrénées. Six cents des meilleurs ouvriers de Toulouse et des environs sont requis. Un comité civilo-militaire fonctionne à la municipalité pour satisfaire les demandes de l’autorité militaire. En , l’Arsenal compte 120 forgerons, 33 serruriers, 14 taillandiers, 80 armuriers. La réparation des armes blanches et des fusils est suivie d’une fabrication mensuelle de cinq cents baïonnettes. Le personnel ouvrier est articulé en quatre pelotons (deux d’ouvriers travaillant le fer et deux le bois) composés chacun de cinq escouades à l’effectif théorique de vingt ouvriers. L’encadrement comprend : par peloton un maître ouvrier chef. Chaque escouade a un chef et un sous-chef « traçant et travaillant » distribuant les matières, responsables de l’outillage et surveillant le travail. Le comptable matière y apparaît sous la forme de « contrôleur des entrées et distributions » qui a l’inspection immédiate du bois, du fer et des outils et aura soin d’enregistrer tout ce qui entrera dans le parc de cette nature, ainsi que le charbon de terre qu’on apporte pour les forges. Il tiendra à cet effet un registre particulier de chacun de ces objets. thumb|Entrée de l'Arsenal, Toulouse.

1795 : reconnaissance légale Le , Le traité de Bâle avec l’Espagne étant signé les charges de l’Armée des Pyrénées disparaissent, mais les organisations de l’Artillerie de Toulouse avaient rendu de tels services que l’on décida de les conserver et que le établissements provisoires seraient rendus définitifs et érigés en Direction et Arsenal de construction. Premier Empire : Pendant les guerres de l’Empire, l’activité est assez réduite, la position de Toulouse est située loin des théâtres d’opération et même la guerre d’Espagne est complètement en dehors de son action de soutien éventuel étant complètement séparée par la barrière des Pyrénées. En 1814, l’Arsenal bien garni, fournit à Soult les canons et les munitions nécessaires pour la défense de la ville contre Wellington. Restauration: Après les guerres, les établissements se trouvent généralement encombrés de matériels en surnombre. En 1815, l’Arsenal de Toulouse subit le sort habituel et reçoit un afflux de fusils, sabres, lances et mousquetons. Il n’y a pas de salle d’armes suffisante et l’on aménage précipitamment en 1816 la vieille église de Saint-Pierre des Cuisines. Mais l’insuffisance de la disposition des locaux, l’inadaptation de la plupart d’entre eux, sinon la vétusté, fit apparaître la nécessité de reprendre la question dans son ensemble. De grands projets furent alors élaborés jusqu’en 1851. Le Second Empire : L’activité de l’Établissement est assez réduite : 150 ouvriers d’artillerie et quelques ouvriers civils en très petit nombre suffisent jusqu’en 1870 à assurer la confection des voitures des équipages et à la réparation du matériel. La période de 1870 à 1914 : Après cette épreuve, la France remet en œuvre son appareil militaire. Au point de vue matériel d’armement, il est décidé que l’Arsenal de Toulouse serait chargé de la confection d’affûts et qu’on y installerait des ateliers de fabrication d’étuis et de chargement de cartouches. La grande majorité des installations sont modernisées.

1914 : développement des Ateliers de Construction La guerre de 1914 – 1918 : Si la partie atelier de construction prend une extension considérable pour la fabrication de douilles, le Parc d’Artillerie a une activité réduite par suite de l’éloignement du théâtre d’opération. L’entre-deux-guerres permet au ministre de prendre des mesures de restauration.

1922 : création du Parc Régional de Réparation et d’Entretien En 1922 est installé un atelier d’une nouvelle technique appelée à devenir la plus importante de toutes les activités des parcs : la réparation du matériel automobile au sein du Parc Régional de Réparation et d’Entretien du Matériel (PRREM).

1940 : participation au réseau « Camouflage du matériel » La guerre 1939 – 1945 : Les débuts de la campagne se caractérisent, comme d’habitude, par la stagnation de l’activité mais les évènements de 1940 font qu’il se trouve placé dans la zone des Armées en juin. Mais l’Armistice et la ligne de démarcation en font un organe de récupération de matériel de tout le sud-ouest. Les troupes démobilisées abandonnent sur place ce qu’elles avaient pu sauver et l’on crée cinquante centres de récupération. Mais l’honneur de l’établissement sera d’avoir fourni les nombreux premiers éléments de l’organisation de camouflage du Matériel CDM, dès . thumb|Insigne du Réseau du Camouflage du Matériel.

1942 : occupation du parc De la fin à l'été 1944, le Matériel pratiqua vis-à-vis des Allemands la méthode du « trompe-l’œil ». En effet, dès le mois de , le chef d'escadron Émile Mollard mit sur pied le service de Conservation du Matériel (CDM). En réalité, celui-ci va devenir le Service du camouflage de Matériels et même de fabrication clandestine surtout en AFN. La mission consistait à soustraire aux Allemands des matériels qui devaient leur être livrés. L’organisation du service de CDM comportait une direction centrale à Marseille, protégée par une couverture commerciale fictive, et quatre sous-services : approvisionnements et automobile, fabrication des blindages, intendance, santé. Le service auto était abrité à la direction même sous le nom de « section autonome des services automobiles ». Fonctionnaient autant d’agences régionales qu’il y avait de divisions militaires. La région toulousaine revêtait alors une importance réelle car une garnison conséquente y stationnait, composée d’un régiment d'artillerie, d'un régiment d'infanterie et d'une base aérienne. Les procédés de camouflage prenaient des formes variées. Il pouvait s'agir de prêts de véhicules à des particuliers ou à l'administration civile, du gonflement des sociétés de transport, de validation de plusieurs véhicules sous la même immatriculation, ou encore de l'utilisation de grottes et de carrières désaffectées pour stocker du matériel. À la suite des nombreuses arrestations opérées d'août à (avec l'arrestation du commandant Émile Mollard le et sa déportation au camp de Buchenwald), le CDM fut intégré à l'organisation de résistance de l'armée (ORA) et livra ses matériels au maquis.

En AFN, le capitaine Penette et ses « sections d'études » prirent en charge le camouflage des matériels à partir de . Ainsi sous la houlette du chef d'escadron Mollard furent cachés fusils, fusils mitrailleurs, 70 chars, obus de , 26 millions de cartouches de . Plusieurs parcs automobiles officieux de plus de véhicules au total furent constitués au Maroc, tandis que d'importants stocks de matériels furent regroupés sur le territoire algérien à Bône et à Tébessa. thumb|center|Le monument aux morts du Matériel au quartier Montalègre. L'Amicale du Matériel construisit un monument aux morts à l'Arsenal, composé d’une plaque de bronze sur soubassement de briques. Le colonel Mugg fit dresser un obélisque brut de en marbre de Saint-Béat, sur lequel la plaque de l'ancien monument rappelle le sacrifice des anciens du Service. Le mémorial érigé dans l'enceinte du régiment le rend hommage au réseau camouflage, partie importante de l'histoire de l'ERM de Muret. Cette résistance fut possible grâce à l'abnégation et au dévouement de nombreux civils et militaires. L'association des anciens du réseau CDM, présidée par la fille du général Mollard, s’est dissoute en 1998 et a attribué une partie importante de ses avoirs à l'ANAMAT et au musée du Matériel.

1945 : établissement régional du Matériel de Toulouse À la création du Service du Matériel, en 1945, le Parc Régional de Réparation et d’Entretien du Matériel PRREM était devenu Établissement Régional du Matériel (ERM) de Toulouse. Très vite, le site sur lequel était implanté l’ERM (connu encore par tous sous le nom de l’Arsenal de Toulouse) était convoité par la ville. Le vieil Arsenal situé place Saint-Pierre à Toulouse, face à l’hôpital militaire Larrey, fut condamné à disparaître en 1957. Au début de 1962, le directeur de l’ERM de Toulouse, l’ingénieur en chef Robert MUGG, fut chargé de la mise en œuvre du projet.

1965 : L’Établissement Régional du Matériel (ERM) s’installe à Muret Le , l’ERM de Muret est inauguré par le Directeur du Matériel en Région Militaire. Officiellement, c’est le que l’ERM de Toulouse est transféré à Muret. En 1966, lui sont rattachés le dépôt de munitions de Castres dissoute en 1997 et l’annexe de Lannemezan dissoute le . Peu à peu, le Service du matériel réunit sous son autorité l'ensemble des missions de soutien pour tous les équipements des forces terrestres et intégra donc les services du matériel dépendants d'autres armes. Il faut citer l’édification du Campanile le , nanti de deux cloches provenant des édifices religieux où était implanté l’Arsenal de Toulouse. Le , après 36 années d’activités, le Service du matériel devient l’Arme du matériel. En 1978, l’annexe de la Cavalerie au Larzac est rattachée à l’ERM. Elle sera dissoute le . thumb|center|Insigne de l’ERM de Muret.

L’étude de l’insigne de l’ERM Muret permet de découvrir : deux bâtiments symbole d’un établissement une demi-aile pour le soutien aéromobile / ALAT les attributs du Matériel les deux couleurs de l’Arme : gris plomb et bleu roi les armoiries de la ville de Muret l’inscription ERM pour « Établissement Régional du Matériel ».

1985 : le RMAT de Beauvais thumb|Entrée du RMAT de Beauvais. Le régiment du matériel est créé le à Beauvais au sein du corps d’armée et en région militaire.

Le RMAT reçoit par conséquent le patrimoine des anciennes unités formant corps : de réparation du matériel de corps d’armée ( GRMCA) ; de réparation de division d’infanterie ( GRDI), héritier du RCS ; du matériel du territoire ( CMT) héritier du GMR2; de soutien de l’aviation légère de l’Armée de terre ( DSALAT) héritier du GSALAT.

L’étendard est remis au lieutenant-colonel M. Nicolas, premier chef de corps, le au sein du quartier Saint-Jean, dans la caserne Agel, à Beauvais (préfecture de l’Oise).

Ordre du jour du général gouverneur militaire de Lille, d’armée et militaire. Lille le . « Officiers, sous-officiers, militaires du rang du régiment du matériel.