Jules Diéterle, né le à Paris où il est mort le , est un peintre, peintre sur porcelaine, dessinateur, sculpteur, architecte et décorateur de théâtre français.

Biographie vignette|redresse|Acte de mariage protestant de Jules Diéterle et Émilie Gardie à Paris, le . La bénédiction nuptiale est célébrée par le pasteur de l'Église réformée, Athanase Coquerel.

Jules-Pierre-Michel Diéterle est le fils de Jean Georges DiéterlePrénoms francisés. Il s'agit de Johann Georg Dieterle (sans accent) ou Dieterlen. Johann Georg Dieterle est né le à Baiersbronn, Ortslage Heselbach, Landkreis Freudenstadt, Baden-Württemberg, Allemagne. Il a demandé sa naturalisation française par deux fois : le et le (cf. Archives nationales, cotes documents, BB/11/344, dossier n°985 X2 et BB/11/450, dossier n°4537 X3)., facteur de pianos, et de Marie-Antoinette TerrassonJean Georges Diéterle et Marie-Antoinette Terrasson se sont mariés à Paris le 25 prairial an 11 () et la cérémonie religieuse s'est déroulée à l'église Sainte-Marguerite. Le contrat de mariage est passé devant le 21 prairial an XI () (cf. Archives nationales, cote document MC/ET/XXVIII/610). De cette union sont nés à Paris : Marie Georgette Diéterle le 25 ventôse an 12 (), Charles Édouard Diéterle le et Jules Pierre Michel Diéterle le ., né à Paris le Archives de Paris : État civil, acte de naissance reconstitué de l'ancien de Paris. Cote du document : V3E / N 743. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris., est un artiste très polyvalent. Il débute avec le peintre-décorateur Hugues Martin, puis il intègre la manufacture de papiers peints Dockain, rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris..

Jules Diéterle entre par la suite à l'atelier de Charles Cicéri (1782-1868). En , il travaille à l'Opéra sur les décors de La Tentation, un ballet-opéra en cinq actes de Jean Coralli. En 1833, il fonde avec Charles Séchan (1803-1874), élève de Cicéri, une association sous l'appellation de Séchan et Diéterle. Léon Feuchère les rejoint, suivi d'Édouard Desplechin. De 1832 jusqu'en 1848, sa carrière de décorateur se confond avec celles de ses collaborateurs, mais leur association est dissoute en 1849. Cette dernière année-là, Jules Diéterle restaure la galerie d'Apollon au palais du Louvre avec Charles Séchan.

Parallèlement, il entre en 1840 à la manufacture nationale de Sèvres comme artiste chef. De 1852 à 1855, il est nommé chef des travaux d'art. Jules Diéterle a l'État français comme commanditaire et il réalise pour le prince Napoléon, un service dans un style dit « pompéien ».

Jules Diéterle se marie le à ParisArchives de Paris : État civil - Acte de mariage reconstitué du ancien de Paris. Cote du document : V3E / M 313. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris., avec Émilie Louise Honorine GardieÉmilie Louise Honorine Gardie est née à Londres le . Elle est baptisée à St James's Church, Westminster, le . Émilie Louise Honorine Gardie meurt dans le de Paris le ., fille de Jean Louis Gardie.Jean Louis Gardie (1795-1880) est un marchand et fabricant de bronzes à Londres. Il va se séparer d'Ann Nugent Woodger. et d'Ann Nugent WoodgerAnn Nugent Woodger est une artiste peintre miniaturiste. Elle a une autre fille, Emma Augustine Gardie, née dans l' ancien de Paris le , et qui va épouser dans l'ancien de Paris le , Louis Jules Haumont (1826-1906), artiste peintre. Emma Augustine Gardie meurt dans le de Paris le .. De cette union sont nés quatre enfants : Georges Pierre Diéterle le , Louise Emma Diéterle le , Charles Jules Diéterle le et Anne Marguerite Diéterle le Archives de Paris : État civil - Actes de naissances reconstitués de l'ancien de Paris. Cote du document : V3E / N 743. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris..

En 1848, il est président du Conseil supérieur de perfectionnement des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de Sèvres. En 1852, Séchan et Diéterle se rendent à Constantinople où ils sont chargés d'exécuter les décorations intérieures dans les palais du sultan Abdülmecid (Abdul-Medjid)..

Charles Séchan devient officieusement le beau-père de Jules Diéterle. En effet, il vit maritalement à partir de 1851 avec Ann Nugent Woodger, séparée de son épouxAnn Nugent Woodger est née le à Londres et baptisée à Saint Martin in the Fields , Cité de Westminster, le . Elle s'est mariée en premières noces avec Jean Louis Gardie à St Mary's Church, Putney, Londres, le . Après sa séparation avec son époux, elle vit avec Charles Séchan. Toutefois, la notion de mariage effectif avec Charles Séchan dans le cadre juridique, n'est pas certaine. Aucun acte de mariage ne vient à ce jour confirmer cette thèse. La seule mention à ce sujet réside dans l'acte de décès d'Ann Nugent Woodger en 1871 : . Or, l'acte de décès de Charles Séchan en date du dans le de Paris (acte de décès n°1131) indique son état de célibataire et non de veuf. Son biographe, Adolphe Badin, mentionne dans la préface de l'ouvrage Ch. Séchan décorateur de l'Opéra, souvenirs d'un homme de théâtre : . Adolphe Badin entend-il par le terme « compagne », celui d'épouse ou d'une façon plus neutre, celle qui vit maritalement avec un conjoint, sans être mariée avec lui ? Charles Séchan et Ann Nugent Woodger ne se sont jamais mariés, tout simplement parce qu'elle n'était probablement pas divorcée de son mari britannique. Ann Nugent Woodger est morte en pleine guerre franco-allemande, loin de la capitale alors assiégée et bombardée par l'ennemi, le à Dol-de-Bretagne où elle demeurait depuis quelque temps, à l'hôtel de la Grande Maison situé Grande Rue (mentions portées dans l'acte de décès n°15). Elle est inhumée le au cimetière de Montmartre, de Paris, dans le caveau Séchan. et mère d'Émilie Louise Honorine Gardie..

Édouard Bénazet (1801-1867), homme d'affaires français, fermier des jeux et successeur à ce titre, de son père Jacques Bénazet (1778-1848)En 1836, sous la monarchie de Juillet, les jeux sont interdits en France. Jacques Bénazet (1778-1848), financier, détient la ferme des jeux de Paris et contraint de chercher un nouveau lieu, part pour Baden-Baden. Il obtient outre-Rhin, la concession pour un casino en 1838., confie à Charles Séchan, Jules Diéterle et le beau-frère de ce dernier, Louis Jules Haumont, la décoration des quatre salons du casino surnommé la « Maison de Conversation » à Baden-Baden en 1853..

Jules Diéterle est nommé chevalier de la Légion d'honneur le , avant d'en être promu officier le .

Jules Dieterle et son ami, le magistrat François-Alexandre MetzingerFrançois-Alexandre Metzinger, est né à Paris le et il épouse Alexandrine Françoise Gaudelet à Paris, le . Il est le président de la chambre à la Cour impériale à Paris et conseiller municipal de Croissy-sur-Seine. Avec l'avènement de la République en septembre 1870 et l'invasion allemande, il quitte Paris pour le département de la Seine-Inférieure. Trois mois après l'effondrement du Second Empire, Metzinger meurt dans sa résidence d'Yport, le ., séjournent à Yport en 1856 à l'hôtel Tougard.. Sous l'attrait de la côte normande, ils reviennent les années suivantes avec quelques amis comme Jean-Paul Laurens, Julien Gorgeu (banquier parisien, maire d'Yport) et Alfred Nunès (employé de banque parisien, cousin du peintre Camille Pissarro, maire d'Yport).

En 1863, il fait construire la villa « Les Charmilles » à Yport, tandis que son fils aîné Georges Diéterle, s'installe dès 1870 dans une ferme à Criquebeuf-en-Caux, « La ferme des roses ». Au cours de la guerre franco-allemande de 1870, la mère de Jules Diéterle, Marie-Antoinette Terrasson, se réfugie à YportMention inscrite dans l'acte de mariage du second fils de Marie-Antoinette Terrasson, Charles Édouard Diéterle (Paris, - Paris, ) marié en secondes noces à Paris dans le , avec Louise Athalie Hermier, le .. La ville de Paris est alors encerclée par les troupes allemandes et de nombreux habitants fuient la capitale. Au mois de , le peintre Camille Corot loge chez les Diéterle à Yport et Criquebeuf-en-Caux. À la mort de Jules Diéterle, la villa d'Yport est vendue au peintre paysager et portraitiste Albert Fourié (1854-1937).

En 1876, Jules Diéterle accède au poste d'administrateur de la manufacture nationale de Beauvais puis à la fonction de président de l'Union centrale des arts décoratifs. il démissionne en 1882 pour raison de santé.

Jules Diéterle meurt le à son domicile parisien du 68, rue Pierre-CharronArchives de Paris : État civil - Acte de décès du . Cote du document : V4E / 6145. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris..

Famille La descendance de Jules Diéterle compte de nombreux artistes.

Sa fille, Marguerite Diéterle, a épousé Jules Badin de Châtel-Censoir, peintre et directeur des manufactures des Gobelins et de Beauvais. Il a comme arrière-petit-fils Hubert de Givenchy (1927-2018), l'un des couturiers les plus importants du .

Un autre de ses enfants est le dessinateur, peintre et architecte, Georges Diéterle (1844-1937), et l'une des petites-filles de Jules Diéterle, est Yvonne Diéterle (1882-1974), sculptrice et peintre, épouse de Jean-Pierre Laurens, peintre également..

Son autre fils est Charles Diéterle (1847-1933), peintre, époux de Marie Van Marcke de Lummen dite Marie Diéterle (1856-1935), artiste peintre..

Œuvres

Dessin et peinture Palais de la Renaissance, avec loggia et escaliers, dessin, crayon sur papier, , Sotheby's London, .. Trophée de Chasse, 1892, huile sur toile, carton de tapisserie pour le décor du palais de l'Élysée, Roubaix, La Piscine, dépôt du Mobilier national en 1892. Portrait d'une femme assise, 1874, huile sur toile, , signé et daté de, vente Joron-Derem, .. Avant l'orage, 1880, huile sur toile, Fécamp, musée des Pêcheries.

Objet d'art

Vase Diéterle, or et couleurs. Vase Rimini. Vase de Chantilly, nouvelles de la Guerre. Service Pompéien du prince Napoléon. Paire de vases Ly. Coupe de Rivoli, fond céladon, décor or et couleurs. Vase à quatre lobes, d'une paire, fond bleu, riche décor en or de style persan. Pièces pour le service pompéien du prince Napoléon à fond rouge pompéien. Paire de vases 'Rimini à anses en forme de serpent. Vase Diéterle, élément d'une paire à fond céladon et décor or avec fleurs peintes. Vase commémoratif de l'exposition universelle de Londres en 1851

Bibliographie

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Voir aussi Articles de l'encyclopédie Peinture Sculpture Arts décoratifs La Piscine, Musée d'Art et d'Industrie (Roubaix)

Liens externes

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Notes et références Notes

Références

Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre sur porcelaine Catégorie:Naissance en février 1811 Catégorie:Naissance dans l'ancien 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en avril 1889 Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 78 ans