Gossoncourt (Goetsenhoven en néerlandais) est une section de la ville belge de Tirlemont située en Région flamande dans la province du Brabant flamand, à quelques kilomètres de la frontière linguistique avec la Région wallonne. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Étymologie Selon Alexandre-Guillaume Chotin., il existe des variantes du nom de Gossoncourt ou Goetsenhoven : Gocencourt (1213), Gotcencourt et Gotchencourt (1234), Goitsenhoven (1302), Gotsenhoven (1415). Suivant cet écrivain, la terminaison germanique: HOVEN ou HOVE, et la terminaison romane: COURT indiquent l'existence d'une ferme, d'une manse, d'un manoir qui attirait des ouvriers au pied de leur travail, fixait des serfs auprès du maître.
D'autre part, selon Alphonse Wauters. et aussi Adrianus Heylen., l'appellation Gossoncourt-Goidsenhoven provient d'un seigneur appelé GOZELEN ou GOSON, ou plutôt GOSUIN, qui y avait un manoir, cour ou hof. Au fil du temps, on constate que les seigneurs de Gossoncourt se sont transmis de père en fils le prénom de Gosuin.
S'agissant de la commune, on trouve des dénominations en français ou en flamand, ce qui donne précisément : en français : Gocincourt (1155), Goscencourt (1226), Gozoncourt (1227, 1351), Cochencourt (1234), Gossoncourt (1255), Gonconcourt (1263), Cochencuert ou Cochencurt (1267, 1356), Cochecourt (1271), Goitsencourt (1271, 1316), Cochoncourt (1300, 1324), Gocencourt (1366), Gotsencourt (1367, 1368), Goussencourt (1697), Gossencourt (1755, 1761) ; en flamand : Goscenoven (1253), Goitsenhoven (1288, 1298, 1434, 1438, 1505, 1511, 1686, 1755), Goetsenhoven (1305, 1437, 1438), Goetenoven (1305), Gotzenhove (1325), Goesoeven (1438), Godsenhoven (1469), Goitsenhoven (1499), Goidsenhoven (1511, 1648, 1771), Goidtsenhoven (1582, 1656, 1756, 1829).
Géographie Gossoncourt est constituée de hameaux, la majeure partie des habitations étant agglomérée au centre de la commune, le long du chemin dit des Wallons, de l'Oude straet et des voies secondaires qui se relient à ces deux voies principales..
La commune forme un vaste plateau culminant à 97 mètres.. Le limon hesbayen du système diluvien recouvre la totalité du territoire. Le sol est en général argileux, il n'est sablonneux que par exception.
On trouve quelques petits bois où les essences dominantes sont le chêne, le canada, le bois blanc et le peuplier d'Espagne.. Des vignes cultivées autrefois à l'est du village n'existent plus. On cultive surtout le froment, le seigle, l'orge, l'escourgeon, l'avoine, le colza, les betteraves, la pomme de terre, le chanvre et les trèfles.
Démographie
Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre..
Histoire Origine du village L'église Saint-Laurent de Gossoncourt a été bâtie dans les premières années du , donc l'origine du village de Gossoncourt remonte au moins au siècle précédent. Ce village semble d'abord avoir appartenu aux seigneurs d'Heverlee, qui y conservèrent la suzeraineté après que ce domaine eût été séparé de la baronnie, dans le premier quart du . Une dame d'Heverlee, nommée Ide, eut pour fils le chevalier Gosuin II de GossoncourtCe lien de parenté est attesté par une charte émanant de l'évêque de Liège et datée du mois de mars 1226....
Seigneurie de Gossoncourt Premiers seigneurs Les seigneurs de Gossoncourt (armoiries : d'or au sautoir de sable 15px ) occupent un rang important et se sont transmis, de père en fils, le même prénom « Gosuin ». Gosuin V de Gossoncourt, mort sans descendant en 1346, institue pour son héritier son cousin Walter III de Golart, qu'il devienne seigneur de Gossoncourt, à condition d'adopter ses armes et son cri d'armes.. En effet, Walter II de Golart s'est marié avec Gude de Gossoncourt, et un fils né de cette union, appelé Walter III, comme son père, devient seigneur de Gossoncourt.
Devenir de la seigneurie Walter III devient seigneur de Gossoncourt et a un fils dénommé Wauthier ou Walter IV, qui a sans doute redoré son blason, la seigneurie de Golart, le On évoque ici le principe de « relève » ou celui de « faire relief », qui signifie en droit féodal faire allégeance envers le suzerain. Ainsi, ce Walter IV rétablit la situation obérée de la seigneurie de Golart, et l'on note qu'un répit de dix ans s'est écoulé pendant lequel tout s'est passé normalement... Ensuite, la seigneurie de Golart ayant été relevée, on ne sait pas précisément ce qu'il advient de la seigneurie de Gossoncourt.
On retrouve cependant Gérard, seigneur de Velp, Hélissem, Héverlé et Gossoncourt, chevalier, petit-fils de Henri de Velpen, dit Éveraerts, ce dernier ayant épousé Cécile de Gossoncourt en ..
Ensuite, Jacob Bauw, né en 1428, fut titré Seigneur châtelain des Muggenberg Rooy et Berg, et seigneur de Goetsenhoven/Gossencourt et Duffel.. Sa fille Catherine de Bauw, dame de Gossencourt, épousa en outre Guillaume II van Merode, seigneur de Vologne et de Rummer. Un fils de ce couple, Richard de Merode, fut, à son tour, seigneur de Goitsenhoven, épousa Jeanne de Berlo et le couple eut cinq enfants.
Liste des seigneurs de Gossoncourt
Goswin (1190-1236), fils de Goswin II d'Heverlee. ; Gosuin II van Goetsenhoven († 1260), marié avec Catherine ; Gosuin III van Goetsenhoven ; Gosuin IV van Goetsenhoven († 1325), marié avec Marguerite ; Godfried van Goetsenhoven, marié avec Mathilde de Lantwyck au . ; Gosuin V van Goetsenhoven (1320-1346), marié avec Marie de Velpen, sans descendance ; Walter III de Golart. ; Gérard, seigneur de Velp, Hélissem, Héverlé et Gossoncourt, chevalier, petit-fils de Henri de Velpen, dit Éveraerts, lequel a épousé Cécile de Gossoncourt ; Guillaume de Heilissem, seigneur de Goetsenhoven lors de la vente de la quatrième partie de la seigneurie de Nederheilissem en 1376. ; Jacob Bauw (1428) ; Richard de Merode, fils de Guillaume II de Merode et de Catherine de Bauw, dame de Gossencourt. Jean Van Meldert (1756) : propriétaire de la seigneurie de Gossoncourt, comprenant aussi les hameaux de Meer et AstUn acte daté du 14 mai 1756 indique que Marie de Mérode de Montfort, chanoinesses du chapitre de Sainte-Waudru, à Mons, intente vis-à-vis de la cour féodale de Brabant, un retrait de la seigneurie de Gossoncourt, avec les hameaux de Meer et Ast, acquise autrefois par Jean Van Meldert. Marie de Mérode vendit ce fief à Thomas-Joseph, baron de Kessel, et à Marie-Claire-Thérèse de beughem, conjoints... Joseph-François de Man (1761)Un acte daté du 13 janvier 1761 émanant de la cour féodale de Brabant, stipule le transport de la seigneurie de Gossoncourt, avec les hameaux de Meer et Ast au profit de Joseph-François de Man, baron d'Attenrode... Charles-François Godfriaux (1781)Un acte daté du 12 novembre 1781 émanant de la cour féodale de Brabant, stipule le transport de la seigneurie de Gossoncourt, avec les hameaux de Meer et Ast au profit de Charles-François Godfriaux, seigneur d'Aubremez...
Infrastructures Église Saint-Laurent
Industrie au Moyen Âge Il n'a jamais existé ni moulin à vent, ni moulin à eau, les habitants de Gossoncourt étaient jadis astreints à faire moudre leurs grains au moulin que les seigneurs possédaient à Bas-Heylissem et qu'ils cédèrent au , en même temps que la seigneurie de ce nom, à l'abbaye d'Heylissem.
Château / Maison de repos Description Le château de Gossoncourt comprend une tour carrée en moellon de pierre bleue, bâtie vers 1400 et deux ailes complètement modernisées. Le rez-de-chaussée du donjon fut rehaussé vers 1766Genicot L.F., Van Aarschot S., De Crombrugge A., Saenen en Vanhove J., Inventaris van het cultuurbezit in Vlaanderen Architectuur, Provincie Brabant, arrondissement Leuven, Bouwen door de eeuwen heen in Vlaanderen 1, 1971.. En haut, on remarque la place pour une sentinelle. Les bâtiments d'habitation, bâtis sur trois côtés de la tour, et les bâtiments de ferme, datent du aussi.
Le domaine actuel du château est comme au , les terres ayant une surface d'environ . Autrefois il y avait une chapelle reliée au château. L'autel était consacré à sainte Génovève. Dans la clôture du château subsiste la trace d'une porte par laquelle on pouvait aller directement à la chapelle.
Propriétaires Le château de Gossoncourt est cité dans le testament de Gosuin V du comme étant la Maison des chevaliers ( 't ridderhuys), refuge temporaire pour ses maîtres..
La porte d'entrée porte aujourd'hui un blason avec les armes de la Maison de Mérode, une inscription en vieux français presque illisibleL'inscription est la suivante : "CE PRESENT CHASTEAU ET BASSECOURT ONT ESTE REBATTIS PAR SON EXle MG JOSEPH COMTE DE MERODE DE MONTFORTS DU St EMPIRE ROMAIN, MARQUIS DE DEYNSE, BARON DE CE LIEU. L'AN 1730"., et la date de 1730. À partir du en effet, plusieurs générations de la famille Mérode sont propriétaires du château et de son domaine.
En 1781, l'ensemble du domaine est vendu à un Jonkheer (Messire), Charles-François-Godfriaux d'Orbais, seigneur d'Aubremez. Plus tard, Guillaume Vandeschilde (1812-1900) a fait du château sa résidence secondaire. En 1898, les espaces de vie étaient agrandis, une chapelle néogothique ajoutée et les bâtiments de ferme rénovés. Il a légué le domaine à la congrégation des sœurs grises, à la condition qu'elles emploient le château pour uniquement loger et soigner des personnes âgées, ce qu'elles firent jusqu'en 1987.
Depuis 1989 et encore aujourd'hui, l'ancien château est une maison de repos qui porte le nom Huize Nazareth.
Terrain d'aviation
Avant la dernière guerre, Gossoncourt était réputé pour son champ d'aviation où les pilotes militaires belges faisaient leurs classes. Aujourd'hui, ce petit aérodrome militaire est le siège des Cadets de l'air de Belgique mais sert sert aussi d'aéroclub civil.
Notes et références Notes
Références internet
Références papiers
Annexes Article connexe Familles Van Goetsenhoven
Bibliographie
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Lien externe Collection de tombes, épitaphes et blasons, recueillis dans les églises et couvents de la Hesbaye par Léon de Herckenrode (Gand, 1845).
Catégorie:Tirlemont Catégorie:Commune avant fusion dans l'arrondissement de Louvain