La rue de Constantine est une voie du de Paris.
Situation et accès Longeant l’esplanade des Invalides sur son côté est, longue de 330 mètres, elle débute au 105, rue de l’Université et finit au 144, rue de Grenelle. Elle est en sens unique dans le sens sud-nord.
Le quartier est desservi par les lignes 8 et 13 à la station Invalides et par la ligne C du RER à la gare des Invalides.
Origine du nom Cette rue porte le nom de la ville algérienne de Constantine.
Anciennes rues de Constantine à Paris gauche|vignette|Ancienne rue de Constantine dans l'île de la Cité, photographiée en 1862 par Charles Marville.
Il existait une rue de Constantine dans l’île de la Cité, devenue l’« avenue de Constantine » puis (arrêté du ) la « rue de Lutèce ». Cette appellation était destinée à perpétuer le souvenir de la prise de Constantine le Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, introduction par Michel Fleury ( à XIX), suivie du fac-similé de la deuxième édition de 1855 (), Éditions Maisonneuve & Larose, 1994 , in notice « Constantine (rue de) »..
Une autre rue de Constantine, située dans le quartier de la Goutte-d'Or de la commune de La Chapelle-Saint-Denis, est devenue une rue parisienne après les annexions effectuées au profit de Paris en 1860, avant d’être réunie en 1868 à la rue Myrha.
Une troisième rue de Constantine appartenait à la commune de Belleville annexée à Paris en 1860 ; elle a pris le nom de « rue des Maronites » par arrêté du .
Une quatrième rue de Constantine, créée vers 1840 par les lotisseurs du futur quartier Plaisance (dénommé à cette époque « commune d'Alger »)François-Guillaume Lorrain, « Pourquoi Paris a compté plusieurs rues de Constantine ? », Le Point, 30 mars 2025. appartenait à la partie du territoire de la commune de Vaugirard intégrée en 1860 au de Paris. Cette rue s'étendait de la « rue du Transit », future rue d'Alésia à la rue de Médéah. Cette dernière, percée à la même époque à proximité et parallèlement à l'avenue du Maine a disparu au début des années 1970 dans l'opération d'urbanisme de la zone d'aménagement concerté (ZAC) Jean-Zay. La rue de Constantine a été dénommée « rue Constantine-Vaugirard » en 1860Émile de La Bédollière, Le nouveau Paris : histoire de ses vingt arrondissements, Librairie Gustave Barba, Paris, 1860, (voir en ligne)., puis rebaptisée « rue Vercingétorix » en 1873.
Historique Entre 1806 et 1815, il s'agit de la « rue d’Austerlitz » puis elle devient « esplanade des Invalides. ».
La rue de Constantine reçoit son nom par arrêté du .
À cette date, Paris se doit de conserver une voie publique portant le nom de Constantine, ville importante de l’Algérie française, chef-lieu du département de Constantine.
L’arrêté du attribue la dénomination « rue Robert-Esnault-Pelterie » à la partie de la rue de Constantine comprise entre la rue Saint-Dominique et la rue de GrenelleBulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 19 mars 1965, sur Gallica..
L’arrêté du rapporte l’arrêté précédent et attribue la dénomination « rue Robert-Esnault-Pelterie » à la partie de la rue de Constantine comprise entre le quai d’Orsay et la rue de l’UniversitéBulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 6 janvier 1966, sur Gallica.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 3 : l'architecte André Granet (1881-1974) y est mort. 5 : l'aristocrate Rosalie von Gutmann (1862-1923) y a habité Gothaischer Kalender, 1916, .. Ancien siège du Centre culturel canadien, vendu à l’homme d’affaires Adrien Labi en 2015.. 9 : British Council. 11: University of London Institute in Paris. 19 : ancien hôtel Beistegui. Le décorateur Charles de Beistegui (1895-1970) y a habitéLe Crapouillot, 1953, .. Siège du Service d'information du Gouvernement (SIG) jusqu'en 2018. Fin 2020, le Haut-Commissariat général au plan s'y installe.. 21 : siège de la Cour de justice de la République (CJR). 23 : l'ingénieur aéronautique Robert Esnault-Pelterie y a vécu. Une plaque lui rend hommage. En face de ce numéro, le premier parc de stationnement public souterrain de Paris ouvre en 1964.. : immeuble de logements construit vers 1950« 27, rue de Constantine », sur pss-archi.eu.. Le toit du bâtiment est occupé par une terrasse de , reliée à l’appartement du étage par un escalier intérieur. De cette terrasse, aménagée en jardin suspendu par un paysagiste, on a vue sur l’hôtel des Invalides, le pont Alexandre-III, le Grand Palais et la tour EiffelFanny Guénon des Mesnards, « À vendre, un appartement de réception et son jardin suspendu face aux Invalides », AD Magazine, 14 juin 2025.. 29 : résidence de l'ambassadeur de Colombie en France. L'ambassade est située 22, rue de l'Élysée (). Cette rue a accueilli les hôtels du comte d'Haussonville, de la comtesse de Fitz-James, de la marquise de Biron, du duc de Gramont et du duc de Mouchy (celui-ci est devenu plus tard l'hôtel de Charles de Beistegui, occupé par les services du Premier ministre). Les autres hôtels existent toujours, occupés notamment par le Centre culturel canadien et le British Council. Ces bâtiments sont classés à l'inventaire des monuments historiques.
Bâtiment détruit : le dandy et homme politique Boni de Castellane (1867-1932) a habité à cette adresseÉric Mension-Rigau, Boni de Castellane, Perrin, 2008.. Le sont mis en vente au palais de justice à Paris un hôtel sis au 27, rue de Constantine et un terrain 8, rue de Talleyrand. Mise à prix : 800 000 francsLe Journal, 4 avril 1926, sur gallica.bnf.fr..
Bibliographie
Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues et des monuments de Paris, introduction par Michel Fleury ( à XIX), suivie du fac-similé de la deuxième édition de 1855 (), Maisonneuve & Larose, 1994 .
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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