La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale. Elle est recréée brièvement au Maroc en 1956-1958 en Algérie en 1962-1963.
Création et différentes dénominations 1873 : création de la d'infanterie en Auvergne 1923 : dissolution 1939 : nouvelle formation à la mobilisation 1940 : disparition lors de la bataille de France 1956 : formation de la d'infanterie à partir de la division de Fès 1958 : dissolution 1962 : formation de la d'infanterie à partir de la région territoriale du Sahara 1963 : dissolution
Les chefs de la d'infanterie . - : général de Saint-Hilaire . - : général Bounetou (n'a pas pris son poste car malade et est décédé le ) - : général Bréart . - : général Villain . - : général Thomas : général de Gislain - : général Vigneaud . : général Leclere - : général Raynal de Tissonière . : général Tanchot - : général Millet . - : général d'Entraigues - : général Pelletier . : général Brochin : général Silhol - : général Blazer : général Pillot : général Hallouin : général Pauffin de Saint-Morel - : général de Toulorge : général Jean de Belenet . : général Mordacq - : général Gaucher . 1938 - : général Troublé : général Bonnaissieux
Avant 1914 La division est créée par le décret du . Située en région militaire (Clermont-Ferrand), elle a son état-major au Puy-en-Velay et est constituée de deux brigades :
brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne brigade d'infanterie : d'infanterie de ligne d'infanterie de ligne
La division est en 1874 à Clermont-Ferrand, avec la brigade à Saint-Étienne et la détachée en garnison à Lyon. Dès 1875, la division et la sont à Saint-Étienne et la à Roanne.
En 1914 : ( et ) à Riom, ( et ) à Clermont.
Première Guerre mondiale Composition au cours de la guerre
Mobilisée dans la Région, la division appartient au d'armée, au sein de la française.
brigade : d'infanterie d' à d'infanterie d' à brigade : d'infanterie d' à d'infanterie d' à Infanterie divisionnaire : un bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale de à de marche du d'avril à (Dissolution) Cavalerie : de chasseurs (1 escadron de 1914 à 1915 puis en 1917) Artillerie : d'artillerie de campagne (3 groupes 75) d'artillerie lourde ( groupe 155 C Schneider) Génie : du génie (compagnies 13/2, 13/52, 13/71) du au la d'infanterie (États-Unis) lui fut rattachée.
Historique 1914 7 – : transport par voie ferrée à l’ouest d’Épinal. 11 – : offensive en direction de Sarrebourg, par Raon-l’Étape, Badonviller et Cirey : , combats vers Petitmont. Le 20, combats vers Hartzviller (Bataille de Sarrebourg). 21 – : repli derrière la Mortagne, dans la région de Rambervillers, par Cirey, Vacqueville et Baccarat : le 21, combat de Voyer. – : engagée dans la bataille de la Mortagne : combats vers Domptail, Ménarmont et Doncières. À partir du , stabilisation dans la région d’Anglemont. 10 – : retrait du front vers Sercœur. À partir du 12, transport par voie ferrée vers Creil et Liancourt. 15 – : mouvement en direction de Noyon, par Estrées-Saint-DenisLa marocaine, provisoirement rattachée à la DI le 15 septembre 1914, est en réserve du CA le 16, passe à la DI le 17 septembre.. À partir du , engagée dans la de Picardie : combats à Carlepont et à Élincourt-Sainte-Marguerite ; attaques françaises sur Plessis-de-Roye, Lassigny et le PlémontLes 17 et 18 septembre 1914, la est à la disposition de la DI.. – : stabilisation et occupation d’un secteur vers Thiescourt et Lassigny, étendu à droite, le , jusqu’à l’Oise. 11 – : retrait du front et transport par voie ferrée de Montdidier dans la région de Poperinge. - : engagée au fur et à mesure de son arrivée en Belgique, dans la bataille d'Ypres, à l’est d’Ypres : combats vers Zonnebeke. Puis stabilisation et occupation d’un secteur vers Zonnebeke et le bois du Polygone (exclu), étendu à droite, le , jusqu’à la lisière sud du bois du Polygone, et à gauche, le , jusqu’au sud de Broodseinde. : attaque allemande. : attaque française. 2 – : retrait du front et mouvement vers Poperinghe ; repos. À partir du 5, transport par voie ferrée dans la région d’Estrées-Saint-Denis ; repos.
1915 – Dès le 30 décembre 1914, des éléments de la DT sont mis à la disposition de la DI. Le 18 juin 1915, lors de la dissolution de la DT, les 69 et RIT passent temporairement à la DI. Du 19 au 28 septembre 1915, des éléments de la DI sont aux ordres du général commandant la DI. Ces éléments occupent un secteur vers Dancourt et l’Échelle-Saint-Aurin et préparent une offensive sur Roye. :Mouvement vers le sud de Roye ; le , occupation d’un secteur vers Beuvraignes et la route d’Amiens à Roye : guerre des mines à Beuvraignes. – : retrait du front ; repos dans la région de Montdidier (éléments laissés en secteur). – : occupation d’un secteur entre la lisière sud du bois des Loges et Andechy. – : retrait du front vers Maignelay ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers le camp de Crèvecœur : repos et instruction.
1916 – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur entre Belval et la lisière sud du bois des Loges. 22 – : retrait du front dans la région de Verberie, et, à partir du , transport dans celle de Sainte-Menehould. – : mouvement vers Rarécourt et Froidos, puis vers Récicourt et Brocourt ; travaux. Organisation et défense de la , au sud des bois d’Avocourt et de Malancourt 7 - : la est engagée dans la bataille de Verdun ; combats aux bois de Cumières et des Corbeaux. 20 - : éléments engagés aux bois d’Avocourt et de MalancourtDu 27 au 29 mars 1916, les éléments non endivisionnés du CA, et les 25 et DI forment un regroupement de reconstitution, sous les ordres du général Debeney, commandant la DI, tandis que le général Alby, commandant le CA commande un secteur au front.. – : retrait du front ; regroupement vers Revigny, puis transport par voie ferrée vers Estrées-Saint-Denis ; repos. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur dans la région la ferme Quennevières, l’Oise. – : retrait du front et repos vers Estrées-Saint-Denis. – : mouvement vers l’ouest de Montdidier, et à partir du , occupation d’un secteur vers Maucourt et Parvillers. Engagée dans la bataille de la Somme, d’abord vers Maucourt, puis, à partir du , vers Lihons et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes. 4 et : attaque de Chaulnes. : extension du front, à gauche, jusqu’au sud de Pressoire. – : retrait du front et transport par camions vers Nanteuil-le-Haudouin ; repos. – : transport par voie ferrée dans la région de Neufchâteau ; repos. À partir du , instruction au camp de Saint-Blin. : transport par voie ferrée de Liffol-le-Grand, Nanteuil-le-Haudouin et à Dammartin-en-Goële.
1917 – : occupation d’un secteur vers l’Écouvillon et le massif de Thiescourt. À partir du , poursuite des troupes allemandes lors de leur repli stratégique (opération Alberich) : progression jusqu’au canal Crozat. 19 – : retrait du front ; repos vers Noyon et Salency. – : mouvement vers le front et occupation d’un secteur dans la région Essigny-le-Grand, le canal Crozat. 3, : engagement à Giffécourt, Dallon, Gauchy et Grugies. Participe le , à l’attaque franco-britannique sur la position Hindenburg. Puis organisation d’un secteur vers Urvillers et Grugies. – : retrait du front ; repos dans la région de Guiscard. – : occupation d’un secteur entre Grugies et Sélency. – : retrait du front, et, à partir du , transport par voie ferrée dans la région de Ham, Nesle, vers le camp de Mailly ; repos et instruction. 7 – : transport par camions vers Ville-sur-Cousances, puis à partir du 18, occupation d’un secteur vers la Hayette et la route d’Esnes à Malancourt. À partir du , engagée dans la offensive de Verdun : attaque et prise de la cote 304. Occupation des positions conquises vers Béthincourt et Haucourt-la-Rigole. – : retrait du front ; repos vers Triaucourt. – : transport par camions vers Clermont-en-Argonne, et occupation d’un secteur entre l’ouest d’Avocourt et l’Aire. – : retrait du front, repos vers Laheycourt et Revigny.
1918 – : mouvement vers le front, puis, à partir du , occupation d’un secteur vers Bezonvaux et Damloup. 4 – : retrait du front, mouvement vers Tannois ; repos. 15 – : transport par voie ferrée de la région de Nançois-le-Petit, Ligny-en-Barrois, dans celle de Molliens-Vidame ; repos. – : transport par voie ferrée de Molliens-Vidame, vers Meaux et Lizy-sur-Ourcq. Engagée, vers Faverolles et Troësnes, dans la de l'Aisne : combats vers Troësnes et la Ferté-Milon. Puis organisation d’un secteur dans cette région. 20 – : retrait du front, mouvement vers Luzarches ; puis, le , transport par voie ferrée de la région de Persan-Beaumont, dans celle de Revigny. – : mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d’un secteur vers les Paroches et Kœur-la-Grande (éléments détachés aux 17 et CA). – : retrait du front ; mouvement vers Villotte-devant-Saint-Mihiel et Vavincourt. À partir du , occupation d’un secteur vers Chauvoncourt et la tranchée de Calonne, réduit à gauche, le , jusqu’au sud de Seuzey. 12 - : engagée dans la Bataille de Saint-Mihiel : progression vers Hattonchâtel. 15 – : retrait du front ; mouvement, de la région de Saint-Mihiel, vers celle de Verdun. – : mouvement vers le front, puis, à partir du , occupation d’un secteur au bois des Caures et à la Wavrille. Pendant la bataille de Montfaucon, combats sur les Hauts-de-Meuse ; progression en direction de Flabas. Puis organisation des positions conquises. 3 – : retrait du front (relève par des éléments américains). Mouvement vers Liverdun : préparatifs d’offensive.
Décorations et citations Le , le général Alix porte à la connaissance de ses troupes, la citation adressé à la d'infanterie :
Rattachements Affectation organique : corps d'armée d' à armée
armée
armée
armée 15 - armée 11 -
armée
2 - armée
20 - 9 -
L'entre-deux-guerres En garnison à Clermont-Ferrand après guerre, la division est constituée en 1920 des régiments suivants :
d’infanterie, d’infanterie, d’infanterie, d'artillerie de campagne.
Elle est dissoute le et rectificatif : .
Seconde Guerre mondiale Composition La division est reformée le , comme division d'infanterie de réserve série A.
Le la DI, sous les ordres du général Bonnassieux, est rattachée au corps d'armée qui est intégré à la armée.
À cette date la division d'infanterie se compose de : régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'infanterie régiment d'artillerie divisionnaire régiment d'artillerie lourde divisionnaire groupe de reconnaissance de division d'infanterie et tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation, etc.)
Après 1945
Maroc 1956-1958 La division est recréée au Maroc le , à partir de la division de Fès. Elle stationnée à Fès puis déménage à Meknès le .
Elle est dissoute le .
Algérie 1962-1963 La d'infanterie est recréée en à partir du commandement territorial du Sahara, avec un poste de commandement à Reggane. Devenue le , elle est constituée de deux brigades, la à Colomb-Béchar à et la à Ouargla.
La est dissoute le . La est rattachée à la (ex-corps d'armée d'Oran) et la à la (ex-corps d'armée d'Alger).
Insigne Homologué G.1375 en 1957 : étoile marocaine chargée en cœur d'une vue de la ville de Fès (dominée par un minaret).
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
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Articles connexes
Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute