Le siège de Przemyśl a été l'un des sièges les plus importants de la Première Guerre mondiale et une défaite sévère de l'Autriche-Hongrie. Le siège de la ville par l'armée russe a commencé le et a été brièvement suspendu le du fait d'une offensive austro-hongroise. Le siège a repris le jusqu'au , date à laquelle la garnison autrichienne s'est rendue. Au total, le second siège aura duré 133 jours. Un troisième autre siège aura lieu en 1915.
Contexte
Durant les premières semaines du conflit, la Galicie constitue un important champ de bataille, mettant aux prises des armées austro-hongroises et russes dans le cadre d'une vaste guerre de mouvement.
Déploiements en Galicie
Ainsi, les , et armées austro-hongroises, respectivement commandées par Viktor von Dankl, Rudolf von Brudermann et Moritz von Auffenberg, comptant dans leurs rangs, sont envoyés à l'assaut de 1,5 million de soldats russes à partir du .
Premiers affrontements
Les opérations en Galicie débutent après des opérations de concentration des unités austro-hongroises, menées à partir du . Les opérations débutent véritablement à partir du par des opérations en Pologne russe.
Rapidement, les Austro-hongrois trouvent le succès ; cependant, les victoires initiales, la bataille de Krasnik puis à celle de Komarów, près de Zamość, ne sont que des succès tactiques, sans portée stratégique ; les unités austro-hongroises sont rapidement débordées par les armées russes à la bataille de Lemberg, la ville est d'ailleurs conquise par l'armée russe le .
Enfin, au début du mois de , le commandement austro-hongrois, ne parvenant pas à contenir la poussée russe massive, ordonne la retraite le sur des positions établies à la frontière austro-hongroise, sur la ligne des Carpates. Cette retraite de plus de donne à la Russie le contrôle de la Galicie orientale, à l'exception de la forteresse de Przemyśl, encerclée, mais considérablement renforcée.
Déroulement vignette|gauche|300px|Przemyśl et les forteresses environnantes.
gauche |300px| Przemyśl et les forteresses environnantes. vignette|300px|Assaut du Fort Siedlicka par l'infanterie austro-hongroise, par A. Ritter von Meissl (1867 – 1926).
Le premier siège Encerclée dès la fin du mois d’, la forteresse résiste aux offensives russes : un coup de main pour saisir la ville est tenté le , mais échoue au terme de deux jours de combats. Ce succès défensif incite Franz Conrad von Hötzendorf, le chef d'état-major austro-hongrois, à monter une opération de dégagement de la ville assiégée.
Grâce à l'offensive allemande de la bataille de la Vistule qui retient l'essentiel des réserves russes loin de la ville, une opération de secours est lancée la armée austro-hongroise du général Borojević parvient, le , à rompre l'encerclement et à ravitailler la ville, alors sur la ligne de front austro-russe. Le camp retranché est alors renforcé. Cependant, la retraite allemande sur la Vistule, non coordonnée avec les manœuvres austro-hongroise oblige les commandants de l'armée commune à abandonner les abords de la ville et à se replier à nouveau jusqu'aux Carpates. Przemyśl est de nouveau encerclée à partir du .
Le second siège
La retraite des unités austro-allemandes en Galicie est suivie d'une occupation de la région par les troupes russes. La ville est de nouveau investie par les troupes russes à partir du . L'aviation russe bombarde à partir de la forteresse, ces bombardements aériens se révèlent cependant peu efficaces.
Le général russe Andreï Selivanov, qui a remplacé Radko Dimitriev à la tête des troupes chargées du siège de la ville, renonce aux attaques frontales trop coûteuses et décide de réduire la ville par la faim. Entre le et le , trois offensives sont lancées depuis les Carpates en direction de la ville pour tenter de rompre l'encerclement, sans succès en dépit d'une planification minutieuse. La garnison se rend le , après avoir fait sauter les forts qui défendent la ville. Les Russes capturent l'ensemble de la garnison, soit 9 généraux, et dont seulement valides, le reste étant affaibli par la faim et les maladies.
Suites Conséquences Dès le début du siège, chacun des belligérants attribue à la chute ou à la résistance de la ville une importance considérable. L'issue du siège est supposée faire pencher les voisins encore neutres de la double monarchie dans un camp ou dans un autre.
La chute de la ville concentre les opérations dans les Carpathes, incitant les Austro-hongrois et les Allemands à mettre sur pieds des unités spécifiques, germano-austro-hongroises, rompues à la guerre de montagne.
La reprise de la ville
Ce succès est cependant éphémère, puisque, rapidement après le lancement de l'offensive de printemps, des unités bavaroises reconquièrent la ville le .
Images
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes La chute de Przemyśl
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