Le étranger d’infanterie est un régiment de la Légion étrangère créé au début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939, et dissous définitivement en 1955.

Création et différentes dénominations Le régiment est créé le à Homs en Syrie à partir d'effectifs provenant du étranger d'infanterie et du . Le dépend de la d'infanterie.

Constitué à l'origine de (87/334/), il comprend : un état-major à Homs ; une compagnie hors rang à Homs ; le (ex-IV/) à Soueïda ; le (ex-I/) à Baalbeck ; le (ex-II/) à Damas ; le (ex-VI/) à Homs et Palmyre. Ce régiment est également connu sous le nom de « régiment du Levant de la Légion étrangère ».

Le , le est scindé en deux parties :

un régiment de type montagne implanté à Homs, équipé de mulets et commandé par le lieutenant-colonel Barre, régiment qui deviendra le de la même année le étranger d'infanterie. Intégré à la , il comprend : un état-major ; une compagnie de commandement ; une compagnie régimentaire d’engins (créée en ) ; une compagnie hors rang ; le ; le . un régiment motorisé de type outre-mer implanté à Damas, qui deviendra le le Groupement de Légion étrangère du Levant (GLEL). Commandé par le lieutenant-colonel Vias, il comprend : un état-major ; une section de commandement ; le ; le ; la section spéciale de la Légion étrangère.

Le , le de marche des volontaires étrangers ( BMVE), créé le , est affecté au et devient le de volontaires étrangers ( BVE) jusqu'à sa dissolution le .

Le , le groupement de Légion étrangère du Levant est dissous. Sous l'autorité du , est créé un groupe d’artillerie de Légion du Levant (GALL - constitué de trois batteries de 75 portés). Le est quant à lui réorganisé : la compagnie hors-rang et la compagnie régimentaire d'engins sont dissoutes ; la compagnie de commandement devient compagnie régimentaire.

Le régiment quitte le Liban le et rejoint le camp d’Idron (Pau) le avant de rejoindre Sidi-bel-Abbès le .

À sa dissolution, le , les légionnaires du sont affectés à des unités de Légion qui formeront plus tard le premier REIM puis le régiment de marche de la Légion Etrangère (RMLE).

Le est recréé le en Tunisie. Des prélèvements seront régulièrement effectués dans ses effectifs afin de renforcer les unités engagées en Indochine. En Tunisie, le régiment est affecté aux tâches de maintien de l'ordre. Il est dissout pour la seconde fois le .

Chefs de corps Colonel Imhaus (1/10/1939 - 20/12/1939) Lieutenant-colonel Barre (20/12/1939 - 10/1941 ) Lieutenant-colonel Delore (10/1941 - 12/1941) Lieutenant-colonel René Babonneau Lieutenant-colonel Rossi Chef de bataillon Georgeon

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Le REI, resté fidèle au régime de Vichy, sera opposé aux forces australiennes dans une lutte fratricide du au dans le cadre de la libération du Liban. Un arrangement existait pour éviter que la Légion ne combatte la Légion.

Traditions

Devise

« AD UNUM » qui signifie en latin : jusqu'au dernier

Insigne

Hexagone d'argent ajouré dont la partie gauche représente trois colonnes du temple de Jupiter à Baalbek. Les deux bandes verte et rouge (à droite) et la grenade à sept flammes (au centre) sont les symboles de la légion étrangère. Le numéro 6 du régiment est inscrit dans la base de la grenade. En bas de l'insigne la devise « AD UNUM ». Un premier insigne datant de 1939 comprend une tête de légionnaire en son centre. Une version un peu plus grande ne reprend pas les couleurs vert et rouge Ces insignes n'ont pas été homologuésLivre de insignes de Tibor Szecsko page 106 et 107.

Drapeau ''Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Camerone 1863 Musseifre 1925 Syrie 1925-1926 400px

Décorations

Personnalités ayant servi au Capitaine Segretain qui deviendra chef de corps du et sera tué en Indochine en au grade de chef de bataillon, durant l'opération d'évacuation de Cao-Bang par la RC4. Lieutenant Jeanpierre, survivant de la bataille de la RC4 qui deviendra chef de corps du et sera tué en Algérie au grade de lieutenant-colonel en . Capitaine Andolenko à la tête de la CR du régiment en 1941, deviendra général après avoir été chef de corps du en Algérie (1956-1958). Alfred Reilinger, médecin-chef du régiment en 1940. Richard Verheust (1912-1988), Compagnon de la Libération.

Voir aussi

Articles connexes

Légion étrangère étranger de génie d'infanterie

Liens externes 6e REI - L'historique et photos du REI

Sources et bibliographie

Notes et références

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute INF, 006