Raymonde Vincent, née le à Villours, hameau de la commune d'Argy (Indre) et morte le à Châteauroux (Indre), est une écrivaine française. Elle a reçu le prix Femina en 1937.
Biographie Née en 1908, originaire du Berry, Raymonde Vincent est née près de Châteauroux, dans une famille de cultivateurs. Sa mère, Céline Eugénie Guilpain (1869-1912), originaire de Chézelles (Indre), morte, c'est elle qui tient la maison de son père Auguste Aimable Vincent (1872-1938), originaire d'Argy (Indre) , métayer exploitant une ferme dépendant du château de la Lienne à Saint-Maur. Le catéchisme mis à part, son instruction est négligée« Hommage à Raymonde Vincent », La Nouvelle République, 9 mai 2019/. Elle est brièvement employée à l'usine des Cent mille chemises de Châteauroux, l'un des lieux de production du réseau de magasins fondé par Maurice Schwob ; mais son caractère rebelle lui vaut d'être renvoyée. À dix-sept ans, elle part pour Paris où elle trouve un emploi dans le commerce et pose comme modèle pour Christian Caillard, Georges-André Klein et Alberto Giacometti. Elle rencontre, en 1926, Albert Béguin (1901-1957), universitaire qui deviendra un essayiste, un critique et un traducteur renommé, qu'elle épouse en 1929 en Suisse.
Grâce à Albert Béguin qui l'encourage et la guide, Raymonde Vincent rattrape en quelques années la carence de ses études et s'intéresse à la peinture, à la musique et au théâtre. Pourtant, c'est la nostalgie de son passé de paysanne qui va lui inspirer son œuvre la plus marquante : Campagne pour laquelle le prix Femina lui a été décerné en 1937 notamment face aux ouvrages de Robert Brasillach et Henri BoscoElisabeth Guichard-Roche, « Les Ensablés - Les chroniques du Lac - "Campagne" de Raymonde Vincent », ActuaLitté, 8 septembre 2019..
En 1941, Raymonde Vincent retourne habiter dans l'Indre à Villers-les-Ormes, avant de s'installer en 1957 à Saint-Chartier. Elle meurt à ChâteaurouxArchives départementales de l'Indre, commune d'Argy, année 1908, acte de naissance , avec mentions marginales de mariage et de décès en 1985Bernard-Marie Garreau, « Raymonde Vincent à Luant », éditions Alexandrines, 15 janvier 2016.. Elle est enterrée à Saint-Lactencin.
En 2019, la commune d'Argy lui rend hommage en dénommant sa bibliothèque municipale de son nom.
Œuvre 1937 : Campagne, Éditions Stock – prix Femina; réédité en 1944 avec des dessins d'André Jordan, puis en 2023 aux éditions Le Passeur, suivi de l'inédit Se souvenir de ma mère; préface de Renan Prévot, 360 p. 1939 : Blanche, Éditions Stock 1943 : Élisabeth, Éditions Stock 1945 : Seigneur, retirez-moi d'entre les morts, Éditions EgloffCritique par A. F., A Travers les rayons, in Les Lettres françaises du samedi 20 octobre 1945, 1950 : Les Noces du matin, Éditions du Seuil 1962 : La Couronne des innocents, Éditions Le Seuil 1977 : Les Terres heureuses, Éditions Julliard 1982 : Le Temps d'apprendre à vivre, Éditions Julliard 1991 : Hélène (édition posthume), coll. « Voyage immobile », Éditions Christian Pirot 2025 : Nous vivons côte à côte, d'une existence toute mêlée (correspondance avec Albert Béguin), Édition Le Passeur, 2025
Notes et références
Annexes Bibliographie Rolland Hénault, Raymonde Vincent, chrétienne et libertaire, 2006, . Nathalie Jungerman & Renan Prévot, Raymonde Vincent et Albert Béguin, correspondance 1927-1957, Florilettres, N° 266, janvier 2026.
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