Les élections législatives portugaises de 1991 () se sont tenues le afin d'élire les de la sixième législature de l'Assemblée de la République pour un mandat de .
Le scrutin est de nouveau remporté à la majorité absolue par le Parti social-démocrate (PPD/PSD).
Contexte Depuis la du , le Portugal connaît une forte instabilité politique puisque législatives anticipées ont été convoquées, aucun gouvernement n'est allé au terme de son mandat de et se sont succédé au pouvoir en .
Ainsi, après l'adoption d'une motion de censure à l'encontre du premier gouvernement du Premier ministre libéral Aníbal Cavaco Silva, le président de la République Mário Soares prononce la quatrième dissolution de l'Assemblée de la République depuis et convoque les élections législatives anticipées du .
Ce scrutin est une grande première puisque le Parti social-démocrate (PPD/PSD) alors au pouvoir remporte une large victoire. Il conquiert la majorité absolue des sièges avec sur 250 et la majorité absolue des voix avec 51 % des suffrages exprimés. Il distance largement le Parti socialiste (PS) de l'ancien ministre des Finances Vítor Constâncio, qui recueille 23 % des voix et fait élire . La nouvelle Coalition démocratique unitaire (CDU), structurée autour du Parti communiste portugais (PCP), retrouve son rang de troisième force politique avec 12 % des bulletins de vote et au Parlement. Le Parti rénovateur démocratique (PRD), formation centriste de l'ancien président de la République António Ramalho Eanes, rétrograde du coup en quatrième position avec à peine 5 % des suffrages et , soit 38 moins qu'en . De même, le Parti du centre démocratique et social (CDS) subit une sévère déconvenue, divisant son résultat par deux et ne comptant plus que , un minimum historique.
Fort de sa nouvelle majorité, Cavaco Silva forme un nouveau gouvernement, devenant le premier chef de l'exécutif à disposer d'une majorité absolue d'un seul parti.
Le , les élections européennes confirment le paysage politique même si les scores diffèrent, puisque le PPD/PSD totalise 33 % des voix et européens sur 24, contre 28 % des suffrages et au PS, dont un revient d'ailleurs au PRD. Les de la CDU et les du CDS complètent la délégation portugaise.
À peine plus tard, la deuxième révision constitutionnelle depuis est promulguée. Elle transforme la référence à par . En outre, elle réduit la fourchette du nombre possible de députés, passant d'un écart de 240 à 250 à une écart compris entre 230 et 235.
Les élections locales organisées le suivant constituent à l'inverse une sévère défaite pour les libéraux, puisque les socialistes y remportent sur 305, soit trois de mieux que leurs adversaires et surtout 37 de plus qu'au scrutin de . Le PS s'impose notamment à Lisbonne, où son nouveau secrétaire général Jorge Sampaio conquiert la majorité absolue des sièges, et Porto.
Pour l'élection présidentielle du , le PS investit le chef de l'État sortant Soares et le PPD/PSD annonce ne pas lui présenter d'adversaire. Opposé à Basílio Horta du CDS et deux candidats de la gauche radicale, le président de la République est réélu au premier tour avec 70 % des suffrages.
À la convocation des élections, l'Assemblée de la République élue en devient la première depuis à achever sa législature. De même le gouvernement Cavaco Silva est le premier cabinet depuis à aller au terme de son mandat.
Mode de scrutin Le mode de scrutin retenu, fixé par la loi électorale du , prévoit l'élection des députés au scrutin proportionnel suivant la méthode D'Hondt, connue pour avantager les partis arrivés en tête.
La loi électorale, conformément aux dispositions constitutionnelles, établit le nombre de députés à 230, le minimum autorisé. Les députés sont élus dans électorales, à savoir les , les Açores, Madère, l'Europe, et le reste du monde.
Principaux partis et chefs de file Parti Idéologie Chef de file Résultats en 1987 Parti social-démocrate Centre droitLibéralisme Aníbal Cavaco SilvaPremier ministre 50,2 % des voix Parti socialiste Centre gaucheSocial-démocratie, socialisme démocratique Jorge SampaioMaire de Lisbonne 22,2 % des voix Coalition démocratique unitaire GaucheCommunisme, écologie Álvaro Cunhal 12,1 % des voix Parti rénovateur démocratique CentreSocial-libéralisme Pedro Canavarro 4,9 % des voix Parti du centre démocratique et social Centre droitDémocratie chrétienne, libéralisme Diogo Freitas do Amaral 4,4 % des voix
Résultats Scores +Résultats des élections législatives portugaises de 1991Fichier:AR Eleicoes 1991.svg Partis Voix % +/- Sièges +/-Parti social-démocrate (PPD/PSD)51,60135Parti socialiste (PS)29,7072Coalition démocratique unitaire (CDU)8,9717Parti du centre démocratique et social (CDS)4,525Parti de la solidarité nationale (PSN)1,711Parti socialiste révolutionnaire (PSR)1,140Parti communiste des travailleurs portugais (PCTP)0,860Parti rénovateur démocratique (PRD)0,620 Parti populaire monarchiste (PPM)0,450Parti démocratique de l'Atlantique (PDA)0,190Front de la gauche révolutionnaire (FER)0,120 Union démocratique populaire (UDP)0,110Suffrages exprimés98,07Votes nuls1,93Total100 - 230 Abstentions 32,22 Inscrits/Participation 67,78
Analyse
Conséquences
Notes et références
Annexes Articles connexes gouvernement constitutionnel Assemblée de la République
Liens externes Index des résultats sur le site de la commission nationale des élections (CNE) Analyse et résumé des élections sur le site de l'Union interparlementaire
1991 Catégorie:6 octobre Catégorie:Politique en octobre 1991 législatives