thumb|Version Marine nationale française, sur la BAN de Hyères, en 2025. thumb|Camcopter avec missile Martlet (LMM). thumb|En version drone de transport avec charge additionnelle latérale et boule optronique de reconnaissance aérienne. Le Camcopter S-100 est un drone hélicoptère de reconnaissance tactique, soutien d'artillerie, surveillance maritime et drone de combat s'il est équipé du missile Martlet (sigle anglais LMM) ainsi que drone de transport construit par la société autrichienne Schiebel.
Description L'appareil peut être programmé pour effectuer des vols autonomes ou être piloté à distance. Dans les deux modes, il est stabilisé par guidage inertiel et GPS. Sa masse maximale est de , son autonomie de , et sa vitesse maximale de à un plafond maximal d'environ . Il est propulsé par un moteur Austro Engine de et peut embarquer diverses charges utiles comme des capteurs électro-optiques et infrarouges.
Historique Après avoir été conçu entre 2003 et 2005, le S-100 est acquis par l'armée des Émirats arabes unis, qui commande ( en option). L'appareil a été commandé par trois autres pays, portant le nombre d'exemplaires à 200.
Le S-100 est présenté en vol de du 22 au au salon (IDEF) à Ankara (Turquie). En , l'appareil reçoit une autorisation de vol délivrée par l'Agence européenne de la sécurité aérienne.
Le , la Marine indienne teste le S-100 à partir de l'un de ses patrouilleurs en mer d'Arabie. Le , c'est au tour de la marine pakistanaise de tester l'appareil à bord de l'une de ses frégates de Type 21. Le , le S-100 démontre ses capacités à opérer à partir d'un petit navire de la espagnole au sud de Grande Canarie. Durant l'été , trois campagnes d'une semaine chacune ont lieu à partir de corvettes de classe K130 de la Bundesmarine en mer Baltique, totalisant plus de par des vents de et une masse au décollage de supplémentaires. Les et , après une première phase de tests en septembre, ont lieu sur la frégate Montcalm les premiers appontages automatiques d'un drone sur un bâtiment en mouvement et par vent de . Certes, un autre drone RQ-8A Fire Scout s'est posé les et sur le LPD USS Nashville de classe Austin, un navire beaucoup plus gros possédant un large pont d'envol et qui, de plus, naviguait par mer d'huile à petite vitesse.
Pour permettre des conditions d'emploi de jour comme de nuit du S-100, DCNS a conçu le Système d'appontage et de décollage automatique (SADA), doté d'un capteur infrarouge, destiné à guider avec précision le drone dans sa phase d'approche et pendant l'appontage. L'objectif, atteint, était une précision de afin que l'engin soit capable de harponner en toute sécurité la grille de la plate-forme hélicoptère. Le temps de récupération ne serait que de deux minutes, jusqu’à un état de mer de force 5. Le S-100 a été déployé à l'automne 2011 à bord du patrouilleur L'Adroit de DCNS.
Le , Le Camcopter S-100 a réalisé des essais en vol avec un système radar I-Master de Thales sur le site d’essais de Schiebel à Wiener Neustadt, en Autriche. l’I-Master est adapté à la surveillance tout-temps, ainsi qu’à la détection et à la reconnaissance des objectifs sur des zones étendues, le tout en maintenant une importante distance de sécurité.
Fin 2018, il a été construit à environ .
En , à la suite de la validation de la DGA il intègre la flotte du porte-hélicoptères d’assaut , préalablement modifié à cet effet à l’occasion de son carénage ; il s’agit alors du premier drone militaire aéronaval à atteindre sa pleine capacité opérationnelle en Europe. Dans le cadre de son service au sein de la Marine nationale, où le drone porte le nom de « Serval » (pour Système embarqué de reconnaissance vecteur aérien léger), cette capacité opérationnelle initiale s’étend également aux navires-jumeaux du Dixmude : le Mistral et le Tonnerre avec la commande en de deux couples de Camcopter S-100 supplémentairesLaurent Lagneau, « La Marine nationale va recevoir quatre drones aériens tactiques S-100 Camcopter supplémentaires », Opex360, 15 décembre 2020. En , dix autres appareils sont commandés, à livrer entre 2026 et 2030 pour équiper les frégates multi-missions (Fremm) françaises..
Utilisateurs
Militaires : Royal Australian Navy : Deutsche Marine
: Marine royale canadienne sous la désignation CU179 Peregrine : Marine chinoise, 18 commandés en 2010
: Armée de terre des Émirats arabes unis (40) : Marine nationale (6 exemplaires + 10 commandés en ) : Marine de guerre hellénique pour les frégates de la Classe Kimon
: Force aérienne royale Jordanienne
: Marine du Mozambique
: Royal Navy
Non militaires thumb|Camcopter S-100 opéré pour l'Agence européenne pour la sécurité maritime.thumb|Camcopter S-100 appartenant à SASEMAR, Société de sauvetage et de sécurité maritime, Espagne. Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : Agence européenne pour la sécurité maritime : Ministère des affaires maritimes, Transport et infrastructures : Société de sauvetage et de sécurité maritime : Garde frontière : Migrant Offshore Aid Station : Police des frontières de Roumanie : HM Coastguard
Notes et références
Liens externes Description du Camcopter S-100 sur le site de Schiebel Description du Camcopter S-100 sur le site Vidéo du décollage et de l'appontage d'un Camcopter S-100
Drones comparables Saab Skeldar VSR700
Catégorie:Drone de reconnaissance Catégorie:Drone de surveillance Catégorie:Drone de transport Catégorie:Drone de combat Catégorie:Drone hélicoptère Catégorie:Drone autrichien Catégorie:Drone russe