Richebourg est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Richebourgeois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

La commune de Richebourg (nom officiel depuis 1971) est située dans l'est du département du Pas-de-Calais, limitrophe du département du Nord, à , à vol d'oiseau, au nord-est de Béthune (chef-lieu d'arrondissement). C’est une commune de type rurale à habitat dispersé selon l'Insee.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, les deux communes, Richebourg-L'Avoué et Richebourg-Saint-Vaast, qui constitue depuis 1971 la commune de Richebourg, sont décorées de la croix de guerre 1914-1918. La commune à la particularité d'avoir sur son territoire un cimetière militaire portugais, unique cimetière portugais en France.

Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, la commune, limitrophe du département du Nord, est située, à vol d'oiseau, à au nord-est de Béthune (chef-lieu d'arrondissement) et à à l'ouest de Lille (aire d'attraction)..

Richebourg est une commune des Flandres artésiennes, et est proche de la Flandre maritime, et à moindre mesure de la Flandre lilloise.

Le territoire communal est limitrophe de ceux de neuf communes, dont une, La Gorgue, dans le département du Nord.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

La commune, située dans le bassin Artois-Picardie., est drainée par deux cours d'eau principaux : le courant Harduin ou courant du pont Baudet, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys au niveau de la commune de La Gorgue ; la Loisne aval, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Beuvry et se jette dans la Lawe au niveau de la commune de La Couture.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RichebourgLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Côtes de la Manche orientale ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme vignette|gauche|Panneau d'entrée de la commune. Typologie Au , Richebourg est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,7 %), zones urbanisées (9,4 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), prairies (1,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts Le village de Richebourg est né de la fusion des villages de Richebourg-l'Avoué et de Richebourg-Saint-Vaast en 1971. Ceux-ci partageaient alors la même église, mais possédaient chacun leur mairie, celle de Richebourg-Saint-Vaast étant située à la Croix-Barbet et celle de Richebourg-l'Avoué au bout de la rue du Moulin-l'Avoué (à ne pas confondre, justement, avec la rue du Moulin-Saint-Vaast, de l'autre côté du village, cet endroit étant par ailleurs considéré comme le lieu-dit Richebourg-l'Avoué par extension). Un nouveau centre-bourg fut ainsi rebâti autour de l'église Saint-Laurent, mais l'agencement du village et les noms de certaines rues gardent le souvenir de cette ancienne scission.

À titre de comparaison, Richebourg-l'Avoué représentait en superficie les 4/5 de la commune actuelle, Richebourg-Saint-Vaast étant le cinquième restant.

Il n'y a pas de hameau à proprement parler, mais on peut noter la présence du Bout-d'el-ville, une partie du village faisant géographiquement partie de Richebourg , mais dont les routes pour y accéder passent par la commune de Vieille-Chapelle ou de Laventie et la Gorgue, sans que cela ne l'isole toutefois du reste de la commune.

Pour les lieux-dits, on trouve : la Croix-Barbet, au carrefour des rues Hennelle, des Charbonniers, du Puits et du Moulin-Saint-Vaast ; la Rouge-croix, au croisement du Grand-chemin et de la rue du Puits : le carrefour de la Bombe, à la limite de Neuve-Chapelle ; l'Épinette, à l'extrémité sud-ouest de la commune.

Voies de communication et transports Richebourg est située au croisement des routes reliant Béthune à Armentières (la rue du Bois) et de celles reliant Estaires à la Bassée (le Grand-Chemin).

L'autoroute A26 passe à Béthune, à de Richebourg,

Richebourg n'est pas desservie par le train, mais les gares TER de Cuinchy et la Bassée et TGV de Béthune sont proches.

Toponymie

Richebourg La commune de Richebourg est né de la fusion des communes de Richebourg-l'Avoué et de Richebourg-Saint-Vaast en 1971.

Le toponyme vient du vieux-francique *riki (« puissant »). Le sens de « puissant » est encore en usage dans les premiers textes français; celui de « qui possède des biens » ne semble assuré que vers 1265..

Le toponyme serait d’origine germanique ou flamande, de Richburg (charte du ) ou Richebourg, « château riche » ou « village fertile ».

Richebourg peut aussi correspondre au nom de personne germanique féminin Rice., (Ricburgis).

La forme picarde est Ricquebourq.

Richebourg-l'Avoué D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Richesborg (1171) ; Richesburs (1171) ; Richeburc (1198) ; Richeborc (1198) ; Rikebouch, Rikebourt (vers 1200) ; Riciburgus (1218) ; Richeborg (1224) ; Riquebourk (1249) ; Rikebourk (1269) ; Dives Burgus (1272) ; Ricquebourg (xiiie siècle) ; Rikebourch (1333) ; Riquebourke (1333) ; Riquebourch (1343) ; Ricquebourg-en-l’Advouerie (1520) ; Richembourg (1567) ; Richebourg-Ladvoié (1697) ; Richebourg l’Advoüé (1720) ; Ricsebourg (1768) ; Risbourg (xviiie siècle) ; Richebourg-l’Égalité (1793). ; Richebourg la Voué en 1793 ; Richebourg-l'Avoué en 1801.

Richebourg-Saint-Vaast D'après Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Reschesburch (1136) ; Rischesburch (1169) ; Rikebourt (xiie siècle) ; Dives Burgus (1262) ; Rikebourch (1301) ; Rikebourk, Rickebourg (1310) ; Ricquebourre (1489) ; Riquebourg-Saint-Vaast (1507) ; Ricquebourg ou povoir de Saint-Vaast (1516) ; Ricquebourg-Saint-Vaast (1559) ; Richebourg-Saint-Vaast-en-l’Advouerie (1669) ; Richebourg-Saint-Vaast (1720). ; Richebourg Saint Vaast en 1793 ; Richebourg-Saint-Vaast en 1801.

Durant la Révolution, la commune de Richebourg-l'Avoué porte le nom de Richebourg-l'Égalité et celle de Richebourg-Saint-Vaast celui de Richebourg-la-Fraternité.

Histoire

La seigneurie de Richebourg était sous la souveraineté des seigneurs de Béthune : Robert III de Béthune dit le Chauve (1035-1101) ; Robert IV de Béthune dit le Gros (1060-1128) ; Guillaume de Béthune (1095-1144).

En 1136, l'abbaye de Saint-Vaast, dont dépend Richebourg décide, à la suite de la décision du pape Urbain II, d’inféoder la moitié de son territoire au seigneur de Béthune, pour que ce dernier défende celui-ci face aux seigneurs qui guerroient continuellement. Ainsi naissent Richebourg-l’Avoué et Richebourg-Saint-Vaast, avec une seule paroisse et donc une seule église.

La succession féodale de Richebourg passe des Béthune aux comtes de Flandre, Flandre-Termonde, Luxembourg-Ligny : voir les articles sur le comte Guy de Dampierre (époux de Mahaut de Béthune) et son fils Guillaume de Termonde.

De 1347 à la destruction quasi totale en 1914-1918 du village, en passant par les guerres de religion (1566), la guerre contre les Espagnols (1635-1640), l'histoire du village fut troublée. En , le duc de Marlborough fit incendier le village lors de la guerre de Succession d'Espagne.

Perceval de Richebourg combat et trouve la mort à la bataille d'Azincourt en 1415..

Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, Richebourg est le théâtre, le , de la bataille dite « de la tête de Sanglier », nom donné du fait de la singularité du tracé des tranchées, vu du ciel, à cet endroit. Cette bataille est une diversion lancée par les troupes britanniques du Royal Sussex, la véritable offensive étant celle de la Somme. Mais ce ne fut qu'un massacre pour les Britanniques, et ce jour est parfois surnommé « le jour où le Sussex est mort ».