La rue Notre-Dame de Lorette est une voie du de Paris.

Situation et accès

La rue Notre-Dame de Lorette est desservie par la ligne 12 aux stations Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette.

Origine du nom La rue tient son nom de l'église Notre-Dame-de-Lorette dont le chevet est situé sur la rue.

Historique La rue est ouverte à travers l'emplacement du jardin Ruggieri, tome II, 186., en même temps que la place Saint-Georges et les rues Neuve-Saint-Georges et La Bruyère, par ordonnance du . :

Comme les terrains permettant la jonction de cette voie avec la rue Saint-Lazare n'appartenaient pas à la compagnie, une ordonnance royale du , déclare d'utilité publique l'exécution de ce débouché et approuve le traité passé entre la ville de Paris et le sieur Pène :

La rue ouvre dans toute sa longueur au début de l'année 1835.

La voie est d'abord nommée « rue du Faubourg-Montmartre-Prolongée », puis « rue Vatry », nom du propriétaire d'une maison située à l'angle de la place Saint-Georges, et enfin « rue Notre-Dame-de-Lorette » en 1835.

La rue est citée par Maupassant dans son roman, Bel-Ami, en 1885.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 10 : Étienne Carjat y eut très longtemps son atelier (le Bottin-Firmin-Didot le répertorie à cette adresse de 1870 à 1894). C'est vraisemblablement de cet atelier qu'est sorti le fameux portrait d'Arthur Rimbaud de 1871. L'hebdomadaire Polonia tient son siège à Paris et, en 1914, le Comité de volontaires polonais y est fondé dans le but d'enrôler de jeunes Polonais pour se battre aux côtés de la France (Légion des Bayonnais)Gabriel Garçon, Bajończycy, les Bayonnais. Les volontaires polonais dans la Légion étrangère, Les éditions Nord Avril, 2017, .. 18 : François-Auguste Mignet (1796-1884), écrivain, journaliste, Conseiller d'État et académicien demeura à cette adresse - Demeura également à cette adresse Gustave Kahn (1859-1936), poète symboliste et critique d'art, directeur de la revue La Vogue où il publia pour la première fois Les Illuminations d'Arthur Rimbaud. 43 : Dominique Farrugia y habite de 1968 à la fin des années 1980Paris Neuf, mensuel d'information de la mairie du , 3, .. Ses parents y tenaient un bar-restaurantCharlotte Leloup, « Isabelle et Domnique (sic) Farrugia, l'humour en partage », parismatch.com, 23 décembre 2018.. 22 : Erminia Frezzolini (1818-1884), soprano, y habite et y meurt le ; porte monumentale. 27 : Adolphe Thiers (1797-1877), habita en ces lieux (hôtel Dosne-Thiers).

31 : square Alex-Biscarre (1797-1877). 32 : immeuble également situé place Saint-Georges daté de 1882 (architecte J. Lesueur). 35 : en 1848, M. Delacour, sous-directeur au Ministère des Affaires Étrangères demeurait en ce lieuAnnuaire historique, Vol 13, année 1848 Renouard. 39 : ici vécut et mourut Émile Gaboriau (1832-1873), écrivain considéré comme le père du roman policier avec son roman: L'Affaire Lerouge en 1866. 46 : fin 1933, O'dett y prend la direction du cabaret Le Fiacre, où Charles Trénet et Johnny Hess firent leurs débutsGilles Schlesser, Le cabaret "rive gauche", éditions de l'Archipel, 2013. 52 : Pierre-Albert Douat, dit J. Blass (1847-1892), caricaturiste, dessinateur de presse et illustrateur, y habite et y meurt le . 54 : ancien atelier de Édouard Saunier et Willem van Hasselt avant 1913. 56 : c'est à cette adresse qu'est né en 1848 le peintre Paul Gauguin ; une plaque commémorative lui rend hommage.

58 : de 1844 à 1857 le peintre Eugène Delacroix (1798-1863) y habita et y travailla. Précisions de Didier Chagnas : Le peintre Jules-Élie Delaunay (1828-1891) y a également vécu jusqu'à sa mort.

Lieux de mémoire non localisés Olivier Ranson habite dans cette rue après son déménagement de la rue PapillonParis Neuf, mensuel d'information de la mairie du , , .. Édouard Cadol y habitait. David Wahl y habite.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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