Ernest Louis Henry Hyacinthe Arrighi de Casanova, duc de Padoue, né le à Paris et mort le à Paris , est un homme politique français.

Biographie Entré, en 1833, à l'École polytechnique, d'où il sort en 1835 comme officier du génie, il devient lieutenant en premier au de cette arme, puis donne sa démission en 1839. Dès lors. il est tenu, comme son père, éloigné des fonctions publiques par la monarchie de Juillet.

Il est maire de Ris-OrangisListe des maires de la ville de Ris-Orangis du au , ainsi que du au , Gaëtan Fortunat Viaris ayant assuré l'intermède entre les deux mandats.

Très attaché à la famille Bonaparte, il n'aborde la scène politique qu'après l'avènement du prince Louis-Napoléon à la présidence française. Il prend le les fonctions de préfet de Seine-et-Oise, et prête, comme tel, tout son concours au coup d'État du 2 décembre 1851. Il appartient notamment aux de son département.

Il passe de là au Conseil d'État, où il reste jusqu'en . Promu alors sénateur, peu de temps avant la mort du duc de Padoue, son père, il est un des porte-paroles attitrés du gouvernement impérial, et fait plusieurs fois partie de la commission de l'Adresse.

Vice-secrétaire du Sénat en 1856, secrétaire en 1857, il est nommé ministre de l'Intérieur en : il occupe ce poste au moment de la deuxième guerre d'indépendance italienne. Il adresse alors aux préfets une circulaire ou il affirme . Il ajoutait que cette dynastie était , et recommande aux préfets de s'attacher à prévenir et à dissiper les que pourrait faire naître le départ de l'Empereur.

Il contresigne les bulletins et les correspondances officielles de la campagne, ainsi que les décrets d'amnistie du suivant, et fait remise des avertissements donnés aux journaux. Aux mois de novembre, il abandonne son portefeuille à Adolphe Billault, pour raisons de santé, et reçoit, comme compensation, la Grand-croix de la Légion d'honneur.

À partir de ce moment, il continue de siéger au Sénat jusqu'au , qui le rend à la vie privée. Retiré dans le département de Seine-et-Oise, où il est conseiller général, il devient un des membres les plus militants du groupe bonapartiste de l’Appel au peuple.

droite|vignette|Le château de Courson. Le gouvernement du 24 Mai (1873) le nomme maire de la commune de Courson-MonteloupLe Dictionnaire des Parlementaires français de 1889 de Robert et Cougny indique par erreur, , lors des élections municipales de 1871.

Dénommé à cette fonction dès le mois de dans les registres d'état-civil et de ceux de délibérations de cette commune, il va haranguer, le , à Chislehurst, le Prince impérial, au nom des fidèles du parti ; il fut, de ce chef, suspendu par Henri Limbourg, préfet de Seine-et-Oise.

Après avoir vainement essayé, à deux reprisesLa première fois il avait échoué avec voix contre Antoine Sénard, républicain conservateur, la seconde fois contre M. Valentin, de se faire élire à l'Assemblée nationale en Seine-et-Oise, il se retourne vers les électeurs du département de la Corse, et le , il est éluSes deux concurrents étaient Savelli ( voix) et Graziani (989). député conservateur bonapartiste de l'arrondissement de Calvi : il a réuni voix sur votants et inscrits. Il siège au groupe de l'Appel au peuple, s'associe à l'acte du Seize-Mai, et soutient, avec la minorité, le ministère du duc de Broglie.

Aux élections du , la même circonscription le réélitPar voix sur votants et inscrits. à la Chambre ; il s'est présenté en même temps dans Seine-et-Oise ou il a été battu par Carrey, un des 363. Dans la législature de 1877-1881, le duc de Padoue vote contre les divers ministères de gauche, qui sont appelés aux affaires ; il se prononce contre l'amnistie des communards, contre le retour du Parlement à Paris, contre l’article 7 donnant au Président un veto provisoire à la promulgation d'une loi, contre l'application des lois existantes aux congrégations non autorisées, contre le rétablissement du divorce

Un assez grave incident est soulevé à son sujet, en , devant la Chambre des députés ; accusé d'avoir profité d'une double inscription de domicile pour voter deux fois, à Paris et à Rambouillet, Il est l'objet d'une demande de poursuites que l'Assemblée accorde. Le duc de Padoue bénéficie de l’amnistie du , et l'affaire n'a pas de suites.

thumb|Tombe d'Ernest Arrighi de Casanova au cimetière du Père-Lachaise (division 26). Il meurt l'année suivante. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 26) à Paris auprès de son épouse Marie Marguerite Bruat, morte en 1928.

Famille Fils de Jean-Thomas Arrighi de Casanova (, Corte-, Paris) et Anne Rose Zoé de Montesquiou Fezensac (, Paris - , Trieste), fille de Henri (, Paris - , Tours) comte de Montesquiou Fezensac et de l'Empire (), chambellan de , et d'Augustine Dupleix de BacquencourtPetite-fille de Charles-Claude-Ange Dupleix, fermier général. (1772-1797), dame du palais de l'impératrice Marie-Louise (après 1810-1814), Ernest Louis Henri Hyacinthe Arrighi de Casanova épousa le à Paris Élise Françoise Joséphine Honnorez (, Mons - , Courson-Monteloup), fille de Florent François Daniel Honnorez ( - paroisse de Saint-Nicolas-en-Havré de Mons † - Ghlin), propriétaire et bourgmestre de la commune de Ghlin, et d'Adèle Narcisse Defontaine (23 floréal an XI (), Mons † - château de Ris-Orangis), épouse en secondes noces de Henri Marie Daniel Gaultier, comte de Rigny et vice-amiral. De ce premier mariage, il eut :

Marie Adèle Henriette Arrighi de Casanova de Padoue (, château de Ris-Orangis - , Paris (8e arrondissement)), mariée le à Paris (8e arrondissement), avec Georges Ernest Maurice de Riquet ( - Paris † - Courson-Monteloup), duc de CaramanReprend, de son propre chef, le titre de duc éteint avec son frère, dont postérité.

Par son premier mariage et celui des deux sœurs d'Élise Françoise Joséphine Honnorez, Ernest Louis Henri Hyacinthe Casanova fut le beau-frère par alliance de Frédéric Joseph Barthélémy Lagrange, député du Gers et d'Auguste Elisabeth Joseph Bon-Amour de Talhouët-Roy, député puis sénateur de la Sarthe. Le premier épousa le à Paris Hortense Jeanne Augustine Honnorez (, Mons - , Paris (1er arrondissement)) et le second Léonie Marie Désirée Sidonie Honnorez (, Mons - , château de Le Lude) le à Ris-Orangis.

Veuf, il se remarie, en , avec Marie Marguerite Adèle Bruat (, Papeete-1928) fille de l'amiral de France, Armand Joseph BruatSource : Annuaire de la pairie et de la noblesse de France, des maisons souveraines de l'Europe et de la diplomatie, 1887, et de Caroline-Félicie Peytavin ( - Aix-en-Provence † ), petite-fille paternelle de Joseph Bruat, juge au tribunal civil d'Altkirch, et maternelle de Jean-Baptiste Peytavin, receveur principal des douanes, et de Marie Thérèse Antoinette Espariat.

Biens possédés Dans l'atlas cadastral parcellaire de la Belgique pour la province de Hainaut datant du , Ernest Louis Henri Hyacinthe Arrighi de Casanova apparaît dans la liste des propriétaires pour les communes de Flobecq, de Ghlin, d'Hyon, de Mons, de Neufmaison, d'Ogy, de Silly et de Sirault. Ces biens lui proviennent très probablement de son premier mariage avec Élise Françoise Joséphine Honnorez, originaire de Belgique.

Fonctions Préfet de Seine-et-Oise (1849-1851) ; Conseiller d'État (1851 - ) ; Sénateur ( - ), Vice-secrétaire du Sénat (1856), Secrétaire du Sénat (1857), Ministre de l'Intérieur ( - ), Conseiller général de Seine-et-Oise ; Maire de la commune de Courson ; Maire de Ris-Orangis : du au , du au , Député (bonapartiste : Appel au peuple) de la Corse à la Chambre :

- .

Titres y attaché, conférés à Jean-Thomas Arrighi de Casanova, duc de Padoue, par lettres patentes du , confirmée en faveur du fils, Ernest-Louis-Henri-Hyacinthe Arrighi de Casanova, par arrêté ministériel du toutsurlheraldique.blogspot.com.

Distinctions Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur (décret du Président de la République du , contresigné par le ministre de l'intérieur) Grand-croix de la Légion d'honneur ()

Armoiries Figure Blasonnement 100pxArmes des Arrighi de Casanova

D'azur, à un bras senestre d'or, naissant d'une tour du même, tenant une clef d'argent soutenue des pattes de devant d'un lion d'or., et ses Compléments sur www.euraldic.comoursjeancaporossi.perso.neuf.fr 100px Armes du duc de Padoue

Écartelé : aux 1 et 4, d'argent, à une croix treillissée d'azur ; aux 2 et 3, d'or, à un sphinx de sable, couché sur une base de gueules, tenant un étendard turc à trois queues de cheval, posé en barre, de sable ; au chef des ducs de l'Empire brochant.Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. VilleroySource : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine NapoléonienLa noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Larousse du .

Liens externes

Annexes

Catégorie:Naissance en septembre 1814 Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Ernest Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Député bonapartiste Catégorie:Ministre bonapartiste Catégorie:Conseiller d'État français Catégorie:Sénateur du Second Empire Catégorie:Ministre du Second Empire Catégorie:Ministre français de l'Intérieur Catégorie:Conseiller général de Seine-et-Oise Catégorie:Maire de Seine-et-Oise Catégorie:Député de la Corse (Troisième République) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Troisième République Catégorie:Duc français du XIXe siècle Catégorie:Préfet de Seine-et-Oise Catégorie:Ris-Orangis Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1850 Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur promu en 1859 Catégorie:Député d'Appel au peuple Catégorie:Maire bonapartiste Catégorie:Sénateur bonapartiste Catégorie:Décès en mars 1888 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 26)