Floreffe (en wallon Florefe) est un village en bord la Sambre, à la sortie de Namur, en province de Namur (Belgique). Administrativement c'est une commune francophone de Belgique issue de la fusion en 1977 de Floreffe, sauf le lieudit « Lakisse » fusionné avec Profondeville, Floriffoux, Franière et Soye (Région wallonne de Belgique).

Toponymie Selon l'historien Jean-Marie Pector, Floreffe signifierait propriété fleurie. Le radical flor serait issu de l'indo-européen bhlo remontant à la période préhistorique. Le effe serait également d'origine indo-européenne. La forme la plus ancienne de Floreffe est Florechia au de notre ère. Or icca est un suffixe provenant de différentes langues (latin, celtique et germanique) issues de l'indo-européen et signifiant propriété.

Géographie

Situation Floreffe est située dans la province de Namur en Wallonie, la commune est située dans la Basse-Sambre et elle fait partie de l'arrondissement de Namur.

Communes limitrophes

Sections de commune 150px|left|thumb|Localisation de Floreffe dans la commune Les villages et anciennes communes de Floriffoux et Soye, sur la rive gauche de la Sambre, et Franière et Floreffe sauf le lieu-dit Lakisse rattaché à Profondeville (sur la rive droite) formèrent en 1977 la nouvelle entité de Floreffe.

# Nom Superficie(km²) Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Floreffe 17,55 3.843 219 92045A 2 Franière 7,44 1.910 257 92045B 3 Soye 7,70 1.150 149 92045C 4 Floriffoux 6,44 1.180 183 92045D

Villages de l'entité L'entité de Floreffe possède 6 villages dont lui-même avec Buzet et Sovimont.

Géographie physique La géographie physique de Floreffe se caractérise par une articulation nette entre la vallée de la Sambre et les hauteurs condruziennes qui l’encadrent. Située au nord de la province de Namur, la commune s’inscrit dans un relief vallonné, typique de la transition entre le Condroz et l’Entre-Sambre-et-Meuse, où alternent plateaux calcaires, versants boisés et plaines alluviales. L’altitude y varie fortement, de dans le fond de vallée à sur les crêtes boisées de la Haute Marlagne, ce qui confère au territoire une dénivellation marquée perceptible dans les paysages comme dans les conditions climatiques hivernales, les hauteurs étant nettement plus enneigées que le bourg’.

Les plateaux agricoles, composés de cultures, prairies et bois, dominent la commune et accueillent ses principaux hameaux. Ils forment des espaces ouverts où l’altitude moyenne avoisine , ponctués de zones boisées comme la Haute Marlagne. Le relief, bien que modéré, impose une organisation du territoire en gradins successifs depuis les hauteurs forestières jusqu’aux plaines alluviales, donnant à Floreffe une silhouette paysagère caractéristique, dominée par l’abbaye perchée au-dessus du bourg.

Enfin, la géomorphologie locale conditionne les axes de ruissellement, l’infiltration des eaux pluviales et la répartition des sols, éléments importants pour l’aménagement du territoire. Les vallées secondaires, les zones de pleine terre et les couloirs de ruissellement jouent un rôle structurant dans la gestion environnementale et urbanistique de la commune, où les contrastes altitudinaux et la présence de la Sambre demeurent les marqueurs physiques essentiels.

Hydrographie La Sambre, un très important affluent de la Meuse, donne à la commune de Floreffe une dénivellation importante variant entre (à l'écluse de Floriffoux) et (route royale sur la N928 à la sortie du bois de la Haute Marlagne).

La Sambre reçoit notamment les eaux de la rivière Wéry qui a creusé une grotte d'une profondeur de composée de plusieurs salles à concrétion dans un des vallons du village de Floreffe.

Population

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993101,41994102,31995102,41996103,71997104,31998105,01999105,92000106,62001107,12002108,02003109,52004110,32005110,22006111,32007112,62008113,72009114,02010116,22011117,42012118,52013118,12014118,52015119,92016119,62017121,02018121,92019122,42020122,42021122,62022121,42023121,92024121,42025121,52026121,5

Histoire

Une grotte à proximité de la vallée de l'abbaye de Floreffe et vieille de a abrité des ours des cavernes et des humains à la période du Néolithique. on y a retrouvé les ossements d'un homme, de deux femmes et d'un enfant de 10 ans, un collier avec des dents de sanglier. On a également trouvé à proximité de la grotte de Floreffe des vestiges gallo-romains, pièces et figurines. gauche|vignette|Un extrait de la Bible de Floreffe. Dès le début du , le site prend une importance stratégique et religieuse décisive : en 1102, Godefroid , comte de Namur, acquiert l’alleu de Floreffe, intégrant ce territoire à son domaine et lui conférant un statut de ville dotée de franchises. En 1121, il en cède une partie à saint Norbert, qui y fonde la deuxième abbaye de l’ordre des Prémontrés, événement fondateur qui marque durablement l’identité du lieu. Autour de l’abbaye, Floreffe devient rapidement un centre administratif et économique du comté de Namur, doté d’une halle et intégré au bailliage de Fleurus. Le comte Henri l’Aveugle renforce son rôle stratégique au milieu du en érigeant des murailles flanquées de tours et de portes, faisant du promontoire rocheux un point de défense essentiel face aux puissances voisines. Aux , les guerres de succession opposant Namur et le Hainaut entraînent pillages et dévastations, dont l’abbaye souffre particulièrement.

Malgré ces troubles, Floreffe demeure un domaine seigneurial important : en 1289, les comtes de Namur y détiennent les droits fonciers et hautains, incluant la haute justice. En 1672, Charles II cède la seigneurie à l’abbé Guillaume de Jallet, consacrant l’autorité hautaine du monastère jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Le site se transforme profondément au , période de paix durable durant laquelle les abbés reconstruisent la plupart des bâtiments conventuels. L’abbatiale, mêlant nef romane, chœur gothique et décor néoclassique, devient un haut lieu architectural et politique, abritant notamment les sépultures de plusieurs comtes de Namur.vignette|L'abbatiale et les bâtiments de l'abbaye.La Révolution française marque un tournant : en 1794, après la victoire de Fleurus, les moines sont expulsés, l’abbaye mise en vente et partiellement rançonnée. Rachetée clandestinement par le chanoine Richald, elle ne retrouve toutefois jamais une communauté norbertine suffisamment nombreuse pour reprendre son rôle religieux originel. En 1819, le site devient un petit séminaire diocésain, institution qui perdure malgré une fermeture temporaire sous le régime hollandais et qui évolue progressivement vers un établissement éducatif moderne, animé majoritairement par des laïcs.

Au cours du , l'industrie est implantée à la suite de la création de la ligne 130 dans la vallée de la Sambre. Cette ligne relie les deux bassins houillers fut mis en services en 1843.

L'abbaye a fêtée ses 850 ans en 1973 et en 1977 il a été classée. L'abbaye et son site ont été inscrit en 1993 sur la liste des 122 biens du patrimoine exceptionnel de Wallonie.

Héraldique

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeECOLO+ 1.288 1.433 25,63% 27,09% 1.46 % 0.0PS 829 551 16,49% 10,42% 6.08 % 1.0RPF 2.909 2.230 57,88% 42,16% 15.72 % 3.0DéFI - 1.076 - 20,34% 0.0 % 4.0Total % %

Collège communal Bourgmestre Philippe Vautard Les Engagés - Rassemblement pour Floreffe 1er Échevine Delphine Monnoyer Les Engagés - Rassemblement pour Floreffe 2e Échevin Benoît Mouton Rassemblement pour Floreffe 3e Échevin Philippe Jeanmart Les Engagés - Rassemblement pour Floreffe 4e Échevin Olivier Trips Les Engagés - Rassemblement pour Floreffe Présidente du CPAS Anne Romainville Rassemblement pour Floreffe

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

Hubert Toussaint, de 1830 à 1836. Louis Remy, de 1921 à 19??. André Bodson, de 2007 à 2018 (Clarte-Ecolo-Rassemblement Pour Floreffe (RPF), (cdH)). Albert Mabille, de 2018 à 2024 (Ecolo). Philippe Vautard, de 2024 à aujourd'hui (Les Engagés, Rassemblement pour Floreffe).

Jumelages

Patrimoine et culture

Patrimoine architectural

vignette|Vue de la bibliothèque et l'abbatiale.L'ancienne abbaye de Floreffe, une des premières abbayes de l'Ordre des Prémontrés, avec son histoire, architecture et sa bière a donné au village une réputation qui dépasse les limites du Namurois. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par un collège secondaire diocésain. Le Moulin-Brasserie, bâtiment historique qui dépendait de l'abbaye. De nombreux festivals, expositions, foires et brocantes y sont organisés dont le festival annuel Esperanzah!. Édifiée en pierre au . vignette|Le moulin brasserie.La ferme de l’abbaye, développée à partir du , forme aujourd’hui un « L » au nord. Au , une seconde ferme en « L » a été ajoutée vers le sud, s’étendant de part et d’autre de l’imposante grange communale datant du début du . Avant la construction de l’église abbatiale, les offices se tenaient dans une chapelle appelée « la Salve », consacrée en 1123, et utilisée jusqu’à la fin du . L’église actuelle, quant à elle, date de la fin du . La bibliothèque, construite entre 1725 et 1728, sur l'emplacement des anciennes infirmeries sous l'abbé Van Werdt. Le quartier de l'abbé Van Werdt, érigé en 1725. vignette|L'église Notre-Dame-du Rosaire.vignette|L'église de Buzet.Le quartier de l'abbé Darteville. Le quarter de l'abbé Dufresne, construit en 1782. Le colombier, érigé sous l’abbatiat de Charles de Severi vers le milieu du , a été restauré en 2009, ce qui a permis de dégager son assise et de lui rendre son aspect et son volume d’origine. Il se dresse au centre de l’étang, relié à la rive par une passerelle.

L’église Notre-Dame du Rosaire, entourée de l’ancien cimetière, se dresse sur une terrasse au sommet de la colline. Construite en brique et en pierre bleue, elle possède une tour en calcaire du , un chœur de la même époque, ainsi qu’une chapelle reliée à la sacristie du . Les nefs ont été reconstruites entre 1764 et 1791, sous l’abbatiat de Jean-Baptiste Dufresne, dans un style classique. Elle faisait partie de la dot attribuée par l’abbaye en 1121, en même temps que d’autres églises dites filiales. En 1124, elle fut retirée de l’autorité de l’évêque et placée sous la tutelle de l’abbé de Floreffe. La chapelle Notre-Dame des Affligés a été reconstruite en 1968 avec les matériaux de l’édifice initial, construit lors de l’épidémie de peste de 1632, restauré en 1842, puis déplacé à la suite d’une modification de la voirie. Elle se situe rue du Carmel. La maison natale de l'académicien Joseph Hanse, rue du Vieux Moulin 10 qui fut au début du un magasin spécialisé dans les cafés crus et torréfiés, vins et liqueurs dénommé « Le Lynx ». Une plaque est posée à gauche de la porte d'entrée. L'église Saint-Ghislain. En 1765, l’abbé de Floreffe fit construire une chapelle sur la place de Buzet pour les habitants qui s’étaient éloignés de l’église paroissiale. Construite en 1907 dans un style néo-roman par l’architecte Van Assche.