La Mulatière est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
vignette|gauche|Territoire en vert sur la carte. Au confluent du Rhône et de la Saône, la commune s'étage de son point le plus haut à au chemin du Grand Roule à son point le plus bas à au carrefour des rues Gabriel-Péri et Barbots. La superficie est de , dont 43 de surface fluviale.
La commune est située sur le flanc est et sud-est de la colline de Sainte-Foy. Le territoire de la commune est fin et long au Nord puis s'élargit au Sud. On peut distinguer trois types de relief et d'environnement caractéristiques : Le Coteau : situé dans la partie Nord, c'est le flanc de colline le plus abrupt qui plonge directement dans la Saône par son versant Est. Le Coteau comprend le quartier des Étroits et balme de Fontanières. Le Coteau était autrefois planté de vignes. La Saulaie : située dans la partie Sud-Est, est un ancien brotteau, une plaine alluvionnaire qui recevait régulièrement les crues du fleuve. La Saulaie est située entre deux confluences, celle de la Saône avec le Rhône au Nord, et celle de l'Yzeron avec le Rhône au Sud. Le Roule : situé dans la partie Sud, est le versant aux pentes douces et ensoleillées de la colline s'étageant au-dessus de la Saulaie.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports Autoroute L'autoroute A7, avec un échangeur au niveau du Pont de La Mulatière, est construite en 1965. Elle longe le Rhône et la Saône à leur confluent. Elle est aujourd'hui déclassée. Transports en commun Les transports en commun lyonnais (TCL) couvrent la majeure partie de la commune avec sept lignes de bus la traversant et offrant une connexion avec les villes voisines : C7 : ligne majeure de bus à service renforcé reliant la gare de la Part-Dieu à l'Hôpital Lyon Sud. Elle est connectée aux gares SNCF de Lyon Part-Dieu et de Lyon Jean Macé. Les connexions avec la ligne de métro B s'établissent à cinq endroits, la première à Gare Part-Dieu, la seconde à Jean Macé, la troisième à Place Jean Jaurès, la quatrième à Oullins-Centre et la cinquième à Saint-Genis-Laval Hôpital Lyon Sud. La connexion avec la ligne de métro D s'établit quant à elle à la station Garibaldi. On peut noter également des connexions à la ligne de tramway T1 à Gare Part-Dieu et au Musée des Confluences, et à la ligne de tramway T2 à Jean Macé. C10 : ligne majeure de bus à service renforcé reliant la place Bellecour à Saint-Genis-Laval (quartier des Barolles) et à Brignais. Elle est connectée aux lignes de métro A et D à la station Bellecour, à la ligne de métro B à la station Oullins-Centre et à la ligne de tramway T1 à la station Musée des Confluences. 6 : ligne complémentaire de bus reliant Sainte-Foy-lès-Lyon (place Saint-Luc) à Gare d'Oullins. Elle est connectée au réseau ferroviaire par la gare d'Oullins. La ligne est aussi connectée au métro B en gare d'Oullins. 8 : ligne complémentaire de bus reliant Perrache à Oullins Clément Désormes. Il s'agit de la ligne de bus desservant le plus d'arrêts sur la commune de La Mulatière. Elle est connectée à Perrache avec la gare SNCF, la ligne de métro A et les lignes de tramway T1 et T2. 15 : ligne complémentaire de bus reliant Bellecour à Irigny (quartier Hauts de Selettes). La ligne dessert la gare SNCF d'Oullins. Elle est connectée aux lignes de métro A et D à la station Bellecour, et à la ligne de métro B à la station Gare d'Oullins. Cette ligne de bus est également connectée au tramway T1 au Musée des Confluences. 63 : ligne complémentaire de bus reliant Perrache à Oullins (quartier le Golf). Elle est connectée à Perrache avec la gare SNCF, la ligne de métro A et les lignes de tramway T1 et T2. La ligne 63 est connectée également au tramway T1 à Place des Archives, à l'Hôtel de Région-Montrochet, et au Musée des Confluences. La ligne de tramway T1 est quant à elle reliée au Musée des Confluences.
La ligne 120 du réseau cars du Rhône dessert également la commune avec 2 arrêts (Bastéro Aquarium et Pont de la Mulatière). Cette ligne relie Lyon Perrache à la gare de Givors-Ville, les titres de transport TCL sont acceptés sur les communes de Givors, Grigny, Saint-Genis-Laval, Oullins-Pierre-Bénite et Lyon.
Transport fluvial Gérés par VNF (Voies Navigables de France), la Saône et le Rhône sont navigables à La Mulatière par des gabarits d'un tirant d'eau maximal de (jusqu'à )VNF - Voies Navigables de France.
Index des noms de quartiers Bastéro (la) Cadière (la) Chassagnes (les) Chênaie (la) Confluent (le) Étroits (les) Pins (les) Pivort (le) Roule (le) Bocage (le)
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Genis-Laval à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , La Mulatière est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (77 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (77 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (62,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (23 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Histoire
Antiquité Sous l'Antiquité, le site était traversé par la voie romaine dite de la Narbonnaise qui reliait Lugdunum (Lyon) à Arelate (Arles). Cette voie romaine, pour sa partie mulatine, se situe à l'emplacement de l'actuel chemin des Fontanières. Le site était un ancien quartier résidentiel romain.
Moyen Âge tardif Le nom de La Mulatière viendrait d'un magistrat lyonnais, Clément Mulat, Consul de Lyon en 1479 - 1480 puis en 1483, qui a donné son nom à une grange, domaine situé entre le chemin des Fontanières et le quai Jean-Jacques Rousseau. À cette époque (et jusqu'au ) le site était bâti de résidences de la bourgeoisie lyonnaise. Le coteau était alors planté de vignes.
Époque moderne La terre de La Mulatière, qui n'a jamais eu le titre de fief, a été achetée par François de Musino en 1585 avant d'être donnée par alliance à Claude-François Fournier au début du . Jacques Fontanier en prend possession quelques années plus tard avant de la donner aux Jésuites du Petit-Collège en 1692Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône - C. Dizain (Lyon) - 1901-1902.
L'appellation Mulatière se rencontre diversement au , notamment dans les expressions les Saulées de la Mulatière et le Port de la Mulatière, propriété des Jésuites.
La Mulatière est indirectement connue grâce à Jean-Jacques Rousseau qui passa une nuit à la belle étoile sur les berges de la Saône en 1732Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau - Livre IV. La commune lui rendra hommage plus tard en nommant ses berges de Saône quai Jean-Jacques Rousseau.
La carte de Cassini datant de la fin du mentionne des moulins à eau à la Quarantaine au Nord sur la rive de Saône (actuel quartier des Étroits à cheval sur Lyon), une maison à Fontanières au centre, le Port la Mulatière sur la rive du Rhône, et une maison au lieu-dit les Chassagnes sur la rive de l'Yzeron.
Un premier pont en pierre est ouvert dans la continuité de la chaussée de Perrache entre Lyon et La Mulatière en . Il est emporté par une crue l'hiver suivant. Il est reconstruit en bois en 1792.
Époque contemporaine vignette|gauche|Le pont de la Mulatière au début du .
En 1825, La Mulatière alors devenu « hameau » comptait environ 900 habitants.
Le , un nouveau pont-rail entre Lyon et Saint-Étienne est ouvert à la circulation. Le , 1832, la Compagnie du chemin de fer ouvre la ligne qui relie Lyon à Givors, puis Lyon à Saint-Étienne le de la même année. Cette évolution notable des transports profitera à La Mulatière et contribuera à son essor industriel.
Une chapelle du nom de Sainte-Marie de l'Assomption est construite en 1835 pour compenser l'éloignement géographique de la paroisse de rattachement de Sainte-Foy-lès-Lyon. Puis, en 1839, cette chapelle est érigée en paroisse succursale. Vers 1850, la population du hameau comptant , l'église devient alors trop exiguë. Une nouvelle église plus grande est construite de 1860 à 1863, l'église Sainte-Marie de l'Assomption.