L'avenue Denfert-Rochereau est une voie publique du quartier du Montparnasse dans le de Paris.

Situation et accès

Orientée nord-est – sud-ouest, l’avenue Denfert-Rochereau, longue de débute au 32, avenue de l’Observatoire dans le prolongement de la rue Henri-Barbusse et se termine sur la place Denfert-Rochereau. Son extrémité nord est située à une distance d’environ au sud du point de jonction des boulevards du Montparnasse et du Port-Royal. La rue Cassini débouche sur son côté oriental.

Cette avenue est accessible par la station Denfert-Rochereau des lignes 4 et 6 du métro, par les gares Denfert-Rochereau et Port-Royal (à de distance) de la ligne B du RER, et par plusieurs lignes de bus.

Origine du nom Le nom attribué à cette voie en 1946 honore la mémoire du colonel Pierre Philippe Denfert-Rochereau (1823-1878), rattaché au service du Génie, défenseur de Belfort durant son siège effectué en 1870-1871 par les troupes prussiennesSite polytechnique.edu, page "Denfert-Rochereau : un militaire républicain oublié de l'histoire", consulté le 29 juin 2021..

Historique Le 30 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue Denfert-Rochereau« Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute » dans Excelsior du 9 janvier 1919..

En 1946, la rue Denfert-Rochereau (nom donné en 1879 à la partie de la rue d'Enfer non incorporée au boulevard Saint-Michel) est divisée en deux sections : au nord de l'avenue de l'Observatoire, elle devient rue Henri-Barbusse ; au sud de l'avenue, elle devient avenue Denfert-Rochereau. Elle a conservée son ancienne numérotation et commence au .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 65, qui a aussi pour adresse la rue Cassini () et l'avenue de l'Observatoire () : le pavillon des Fontainiers (1619), dit aussi « maison du Fontainier » abrite le regard 27 de l'aqueduc Médicis, un des aqueducs d'Arcueil et de Cachan acheminant des eaux provenant de Rungis, avec ses réservoirs souterrains datant des , et les escaliers et couloirs les desservant. L'ensemble est classé monument historique depuis 1994.. Dissimulé derrière un mur, le pavillon des Fontainiers est partiellement visible depuis le croisement de la rue Cassini avec l'avenue de l'Observatoire, où un panneau d'information du type « pelle Starck » attire l'attention du passant sur son histoire. : monastère de la Visitation, dont le terrain s'étend jusqu'à la rue Boissonade. La chapelle Notre-Dame-des-Anges date de la première moitié du « Chapelle du monastère de la Visitation » sur le site de l'Observatoire du patrimoine religieux patrimoine-religieux.fr (consulté le ).. Avant que l’angle formé par la rue Denfert-Rochereau et l’avenue de l'Observatoire soit modifié en 1884, un peu en avant du se tenait le guichet par lequel les enfants étaient abandonnés.. Le bâtiment du , à l’arrière de la cour, passe pour être le plus ancien hôtel particulier du 14 arrondissement. IPC - Facultés libres de philosophie et de psychologie.

(et 42 avenue de l'Observatoire) :— À la fin de l'Ancien Régime, ce terrain est occupé par une dépendance de l'abbaye de Port-Royal de Paris, fermée sous la Révolution « Denfert-Rochereau (avenue) » In : Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , éd. de Minuit, ..— La « maison de refuge du Bon Pasteur » (1819-1871 et 1902-1985), dénommée également « Institution des filles repenties » y est ensuite implantée. Issu des « Œuvres Bon Pasteur » de lancienne communauté des filles du Bon PasteurLa communauté des filles du Bon Pasteur, créé sous Louis XIV en 1688, confirmée par lettres patentes royales en 1698 avait été chassée de sa première maison parisienne (rue du Cherche-Midi) sous la Révolution. », cet établissement d'éducation surveillée pour jeunes filles est étroitement lié à la congrégation des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve, à vocation hospitalière, fondée en 1661, qui le dessert depuis 1850. En 1871, un incendie allumé par des communards détruit la plupart des bâtiments et la chapelle, entraînant l'évacuation provisoire de 130 filles pénitentes et de 12 religieuses vers l'Hôtel-Dieu. Le peintre Édouard Zawiski représente l'enclos dans son tableau intitulé La Maison de refuge du Bon Pasteur, vue de la Place Denfert-Rochereau, en 1889, conservé au musée CarnavaletÉdouard Zawiski, La Maison de refuge du Bon Pasteur, vue de la Place Denfert-Rochereau en 1889 sur le site parismuseescollections.paris.fr (consulté le ).. L'artiste occupe à ce moment-là, l'un des ateliers de la cité des artistes située au (voir ci-dessous). La Ville démolit en 1895 les bâtiments incendiés au profit d'une reconstruction complète et les reconcède aux sœurs du Bon Pasteur.— L'ancienne chapelle des sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve, désaffectée, est connue sous le nom d'« ancienne chapelle Notre-Dame-de-Joye », d'après l'association à vocation médico-pédagogique du même nom qui a succédé à la congrégation. L'intérieur a été divisé en deux niveaux et aménagé en bureaux. Au niveau supérieur un espace est réservé au culte. Il subsiste un ensemble de vitraux du (Claude Riquier, et Collinet, peintres-verrier) qui est répertorié à l'inventaire du patrimoine de l'Île-de-FranceDossier IM75000260 de l'Inventaire du Patrimoine de l'Île de France — Ensemble de 14 verrières, chapelle Notre-Dame-de-Joye (ancienne chapelle des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, Maison du Bon-Pasteur, sur le site inventaire.iledefrance.fr..L'association Notre-Dame-de-Joye, qui a établi son siège ici, est dotée de structures pour l'accueil d'enfants et d'adolescents polyhandicapés. Elle dispose d'un vaste domaine qui communique avec la partie non accessible au public du domaine de l'Observatoire de Paris. L'entrée principale de celui-ci est située au 43, avenue de l'Observatoire« Ancienne chapelle Notre-Dame de Joye » sur le site de l'Observatoire du patrimoine religieux patrimoine-religieux.fr (consulté le ).Pour la partie sud du domaine de l'Observatoire, accessible au public une partie de l'année, à partir du boulevard Arago, voir : jardin de l'Observatoire de Paris..

:— Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, progressivement désaffecté de 2010« Saint-Vincent-de-Paul, c'est fini » dans Le Parisien du . à 2012 et partiellement démoli au début des années 2020. Avant 1942, date à laquelle il devient « hôpital-hospice Saint-Vincent-de-Paul », l'établissement avait vocation de simple refuge pour des enfants abandonnés ou orphelins, raison pour laquelle il était précédemment dénommé « hospice des Enfants-Assistés » (1859-1942), antérieurement « hospice des Enfants-Trouvés et OrphelinsÉgalement dénommé « hospice des Enfants-Trouvés et Orphelins réunis ». » (1838-1859) et plus anciennement nouvel hospice pour Enfants Trouvés (1814-1838) pour le distinguer de l'ancienne structure du même nom (1670-1795), établie sur le parvis Notre-Dame« L'Hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris ( arr.) : Premiers éléments d'analyse », dossier établi par l'Atelier parisien d'urbanisme, mars 2009.. À droite de l’ancienne chapelle du noviciat de l’Oratoire, un vestige d’un tour d'abandon subsiste (peut-être le même qu’Émile Wiriot signale au (voir supra)..

— Ancienne Institution de l'Oratoire. Lorsque le nouvel hospice s'installe, en 1814, en ce lieu (qui est encore le 74, rue d'Enfer« Manuel des Institutions et Œuvres de Charité de Paris », seconde édition, Paris, Poussielgue-Rusand, 1845, (en ligne).), il investit les anciens bâtiments conventuels (1655) construits, ainsi que la chapelle attenante (1655-1657, Daniel Gittard architecte) pour les Pères de l'Oratoire de France afin d'abriter l'institution d'instruction et d'enseignement des futurs prêtres, dite aussi « noviciat » de l'Oratoire. Ces bâtiments subsistent (en 2021). (précédemment 75 et 77, rue Denfert-Rochereau) : ancien relais de poste de la barrière d'Enfer (). Les bâtiments du relais, les écuries, un kiosque et un regard de l'aqueduc souterrain d'Arcueil au Luxembourg (non visibles de la rue et non accessibles au public) sont répertoriés dans l'inventaire du patrimoine et partiellement protégés au titre de monument historique depuis 1982Notice , base Mérimée, ministère français de la Culture — Ancien relais de poste, kiosque et regard..— De 1910 ou 1911 à 1957, ce relais est la propriété et la demeure principale de l'helléniste Victor Bérard« La maison de la rue Denfert Rochereau », In : Sophie Basch, Portraits de Victor Bérard : Actes du colloque international organisé à l’École française d’Athènes (5-6 avril 2013 (en ligne. (1864-1931) puis de son fils, l’historien Jean Bérard« Liste générale des membres de l'Association. » In: Revue des Études Grecques, tome 61, fascicule 286-288, juillet-décembre 1948. (en ligne). (1908-1957). Emplacement approximatif du moulin à vent de Sans-Soucy.. 77 (précédemment 77, rue Denfert-Rochereau) : un ensemble d'ateliers d'artistes est aménagé dans les anciennes écuries du relais de poste (voir ci-dessus) depuis au moins les années 1880. Parmi les anciens occupants sont cités les sculpteurs Antoine-Louis Barye. (1795-1875), Adrien Gaudez« Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture… des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le mai 1880 », Paris, Imprimerie nationale, 1880 (en ligne). (1845-1902), Honoré Icard« Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture… des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le mai 1890 », Paris, Paul Dupont, 1890 (en ligne). (1843-1917), Charles Roufosse (1853-1901) et Henry ou Henri Lombard (1855-1929), l'illustrateur, lithographe et peintre Henri Dillon (1850-1909), l'artiste-peintre Édouard ZawiskiSociété des artistes français, « Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture… des artistes vivants exposés au Grand palais des Champs-Élysées », Charles de Mourgues frères, 1889, . (1861-?) et les sculpteurs Albert GuillouxPierre Sanchez, « Les salons de Dijon, 1771-1950 : catalogue des exposants et liste de leurs œuvres », Dijon, L'Échelle de Jacob, 2002, . (1871-1952), Karl-Jean Longuet, page 64.(1904-1981) et Paul BelmondoÉric Biétry-Rivierre, « Belmondo : le château de mon père », 2007, pour Le Figaro, sur le site lefigaro.fr. (1898-1982). (précédemment 77, rue Denfert-Rochereau) : immeuble datant de 1970« 79 avenue Denfert-Rochereau » , notice sur le site bercail.com. Il a remplacé le bâtiment dans lequel était établi, dans l'entre-deux-guerres, le siège de l'Union des jeunes poètes et écrivains, l'un des centres de la vie littéraire des émigrés russes à Paris, fondé en 1925. Ce lieu de rencontres et d'échanges de la diaspora russe, où étaient organisés des lectures et de grandes soirées littéraires publiques, était animé entre autres par Marina Tsvetaïeva (1892-1941), Nina Berberova (1901-1993) et Vladislav Khodassevitch (1886-1939), arrivés tous trois en 1925 à Paris. Ils y avaient été précédés en 1924 par Boris Zaïtsev (1881-1972). Gueorgui Ivanov (1894-1958) s'y trouvait depuis 1923. L’organe de l'Union était la revue La maison nouvelle (Novy Dom)Ralf Schor, Écrire en exil : Les écrivains étrangers en France 1919-1939, CNRS éditions, Paris, 2013 (en ligne).. : maison construite en 1913 par François Lecœur pour l'historien d'art, André Fontaine (inscrite en 1984 aux monuments historiques)« Maison construite par François Lecœur », notice de la base Mérimée.. : immeuble de 1903 (architecte G. Lauzanne).