Le fort de l'Est est un fort militaire conçu pour protéger Paris situé à Saint-Denis, construit entre 1841 et 1843La datation est celle du fronton de la porte d'entrée, visible notamment sur la carte postale ancienne éditée par JF, , ou sur http://www.servimg.com/image_preview.php?i=287&u=11157325, dans le cadre de l'Enceinte de Thiers et comme quinze autres forts détachés. Ce dernier, premier ministre de Louis-Philippe , avait fait commencer les travaux dès 1840 sans attendre la loi de finance de 1841 qui alloua pour réaliser une immense ceinture de défense( de long, détachés, , , , , de chemin de fer et de rivières ou canaux).. Près de y travaillèrent.L'évolution de l'artillerie rend rapidement obsolètes ces fortifications et on parle de céder l'enceinte dès 1882 (le député Martin Nadaud lance le débat).En 1919, l'ouvrage est cédé à la mairie de Paris pour de francs. En 1953, la zone non ædificandi est abrogée.
Le fort est encore utilisé par l'armée (de nombreux réservistes y sont entraînés, des unités stationnées et abrite le siège de la Fédération nationale des sous-officiers de réserveSite de la Fédération nationale des sous-officiers de réserve. De rares photographies sont disponibles sur Internetun bâtiment, la place d'armes, encore la place d'armes, un bâtiment, des baraquements.. Amputé de son bastion nord en 1963 pour y faire passer l'autoroute du Nord, d'où il est parfaitement visible, il fait face désormais au Lycée Suger, bâti en 1994.
Les archives militaires liées aux insubordinations de la Première Guerre mondiale y sont conservéesAndré Bach, 2003. Fusillés pour l’exemple. Paris: Tallandier., ainsi qu'un certain nombre d'archives non classées issues des anciennes bibliothèques de garnison.
Le glacis du fort est en partie occupé par des jardins ouvriers; le photographe Patrick Zachmann les a immortalisés en 1994photographies de Patrick Zachmann sur les jardins ouvriers de Seine-Saint-Denis, 1994.
Situation Le quartier se situe à l'est du Canal Saint-Denis et de l'autoroute A1 près du quartier du Franc-Moisin.
Il est circonscrit par la route de la Courneuve, l'avenue de Présov, la rue du Maréchal-Lyautey et l'autoroute du Nord. On y accède par la rue du Fort-de-l'Est.
Événements marquants
En 1870, les soldats français casernés au Fort de l’Est tirent des obus sur la ville de Stains occupée par les Prussiens, endommagent fortement l’église et démolissent le château.. Néanmoins, les troupes prussiennes occupent le Fort, ainsi qu'en témoigne une photo d'époque"Un groupe de soldats prussiens au fort de l'Est pendant le siège de Paris". http://petitsamisdelacommune.chez-alice.fr/page118.html.
En 1872, l'aumônier de la caserne, Jules Bonhomme, fait la renommée du Fort, en publiant ses mémoires : Souvenirs du Fort de l'Est, près Saint-Denis. Carnet d'un aumônier de l'armée de Paris, 1870-1871 (Lecoffre, fils et Cie, Paris).
Le 9 août 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Pariser Kanonen explose sur le fort de l'Est.
Le , la garnison allemande qui l'occupe évacue le Forthttp://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/tremacle.htm.
En 1945, un témoignage fait état de l'installation provisoire dans le Fort de la « Cour de sûreté de l'État ainsi qu'une partie des Archives du SHA »Auffret, 5 décembre 2009.
En 1946, un passage des mémoires d'un prêtre résistant, Paul ParguelPaul Parguel, De mon presbytère aux bagnes nazis. Mémoires d'un prêtre déporté en Allemagne, 1946, SPES, Paris, 351 pages., fait référence à son arrestation et son internement "dans la poudrière" au Fort par les forces françaises à la solde des nazis.
En 1958 s'y installe le Bureau interarmées de codification des matériels (BICM), après la ratification par la France en 1956 des accords de standardisation OTAN qui y restera jusqu'en 1984 avant de déménager sur le nouveau site de la DGA Maîtrise de l'information à Bruz près de Rennes.
En 1962, au moment de la Guerre d'Algérie, un tribunal militaire y tient ses audiences.. L'un des conjurés de l'OAS, Jean-Marie Bastien-Thiry, y est jugé et condamné à mort.. Près d'une centaine d'officiers y est détenuePierre Ordioni, Mémoires à contretemps 1945-1972, 2000, Nouvelles éd. latines, Paris. .
Entre 2002 et 2004, la Fondation de l'Armée du Salut ouvre 150 lits au sein même du Fort. y sont ainsi accueillies en 2002..
En 2009, un village de maisons temporaires y est adossé pour héberger une vingtaine de familles roms qui résidaient auparavant dans le bidonville "André-Campra" à La Plaine.
Annexes
Notes et références
Catégorie:Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Est