Le fonds stratégique d’investissement est un fonds créé par l'État français le . Il s'agit d'un fonds souverain. Il a intégré Bpifrance le .

Histoire

La France disposait déjà d'organismes pouvant être assimilés à des fonds souverains : la Caisse des dépôts et consignations gère environ 80 milliards d'euros (120 Mds$) ; le Fonds de réserve pour les retraites gère environ 33,8 milliards d'euros (50 Mds$)Un fonds souverain bien indigent - Le Monde, Montant des actifs du FRR au .

La création d'un fonds souverain d'investissement a été décidée par le président de la République Nicolas Sarkozy, le Discours de M. le Président de la République sur le thème de la mobilisation pour le financement de l'économie - , pour aider les entreprises françaises qui ont besoin de trouver des investisseurs stables pour financer leurs projets de développement. Les modalités de fonctionnement du fonds ont été précisées le suivant.

Lors de sa création, le fonds a été doté de 6 Mds d'euros par l'État. Sa dotation a ensuite augmenté, jusqu'à être portée à 20 milliards d’euros en 2011., dont : 14 Mds € apportés sous forme de participations détenues par la Caisse des dépôts et consignations et par l'État dans des entreprises considérées comme stratégiques (Air France, Renault, Chantiers de l’Atlantique...) ; 6 Mds € de fonds disponibles apportés par la Caisse des dépôts et l'État.

Le FSI a conclu un accord avec un fonds souverain d’Abou Dabi, Mubadala Development Company PJSC , en vue d’investissements conjoints dans des entreprises françaises. Le « Memorandum of Understanding » (protocole d’entente) qui établit un cadre de coopération en vue de réaliser des investissements conjoints dans des entreprises françaises, a été signé le , à l’occasion de la visite du président français Nicolas Sarkozy à Abou Dabi..

Au , le montant total des actifs du FSI se monte à 21,8 milliards d'euros..

Pour accomplir ses missions et se développer, le fonds peut emprunter sur les marchés financiers.

Missions

Objectifs

Les objectifs qui ont présidé à la création du Fonds stratégique d’investissement sont : soutenir le développement des PME prometteuses qui ont souvent des difficultés à accéder aux financements ; sécuriser le capital d’entreprises stratégiques (d'après une préconisation dès 2005 d'Alain Juillet, alors Haut Responsable à l'intelligence économique au sein du SGDN et qui voulait créer un à la suite de l'affaire Gemplus.) ; intervenir pour développer ou aider temporairement des entreprises à fort potentiel ou des projets industriels novateurs et audacieux, puis s'en désengager à moyen terme.

Le gouvernement s’est d’ailleurs défendu de vouloir : constituer un groupe national industriel intégré ; faire perdurer des entreprises non viables.

Doctrine

Pour remplir les missions qui lui ont été confiées, le fonds : investit dans des projets rentables et qui génèrent des revenus ; détient toujours une minorité du capital des entreprises dans lesquelles il investit ; n'agit pas seul mais avec des partenaires privés ; investit à long terme mais, sans que la durée de l'investissement soit préalablement fixée. Toutefois, pour que le fonds puisse être réactif et disposer de liquidités pour agir rapidement, il devra faire tourner son portefeuille.

Organisation alt=|vignette|Logo de la Caisse des dépôts. Le fonds stratégique d’investissement a été créé sous la forme d'une société anonyme. Le capital est détenu : à 51 % par le groupe Caisse des dépôts (établissement public spécial placé sous le contrôle du Parlement) ; à 49 % par l'État (Agence des participations de l'État). D’autres actionnaires, français ou étrangers, pourront entrer ultérieurement dans le capital, sous réserve qu'ils adhèrent à la doctrine d’investissement et que la Caisse des Dépôts conserve le contrôle du fonds.

La direction du fonds est répartie entre deux structures : Un conseil d'administration, composé de sept membres, 2 représentants de la Caisse des Dépôts : Jean-Pierre Jouyet, Président du Conseil d’administration ; directeur général de la Caisse des dépôts Antoine Gosset-Grainville, Directeur général adjoint de la Caisse des dépôts. 2 représentants de l’État : Jean-Dominique Comolli, Commissaire aux participations de l’État Luc Rousseau, Directeur général de la direction du commerce de l’industrie et de services (CIS). 3 personnalités qualifiées : Patricia Barbizet, Directeur général d’Artemis Denis Ranque, Président non-exécutif de Technicolor Denis Kessler, Président directeur général de Scor Un directeur général chargé de diriger le fonds dans le cadre de la politique générale fixée par le conseil d'administration. Cette fonction est occupée par Jean-Yves Gilet depuis le . Il succède à Gilles Michel qui avait été désigné, par le conseil d'administration, le , comme premier directeur général du fondsGilles Michel est nommé nouveau Directeur général du Fonds stratégique d’investissement - Communiqué de presse de la Caisse des Dépôts, .

Un Comité d’orientation stratégique, composé de représentants des entreprises, des organisations syndicales ainsi que de personnalités qualifiées, garantit la cohérence et les équilibres de la stratégie du fonds. Il est présidé par Jean-François Dehecq.

Un Comité d’investissement examine les projets d’investissement proposés par les équipes opérationnelles et émet des recommandations. Il est présidé par Patricia Barbizet.

Gouvernance

Participations au capital d'entreprises Le FSI possède une participation au capital des entreprises suivantes :

3S Photonics, depuis Aéroports de Paris Accor AD-Industrie, depuis Air France, depuis 2008 Air liquide Alcatel-Lucent Altran Technologies Assystem Avanquest Software, depuis Bontoux, depuis Bull, depuis Carbone lorraine, depuis Cegedim, depuis Cellectis, depuis Cerenis Therapeutics, depuis CGGVeritas, depuis Le FSI vient renforcer le capital de CGGVeritas, Le Monde, 5 mai 2006 Chantiers de l’Atlantique, depuis 2008 CMA-CGM, depuis Constellium (ex-Alcan Engineered Products, ex- Pechiney), depuis Cylande, depuis Dailymotion, depuis Daher, depuis Danone DBV Technologies, depuis De Dietrich Process Systems, depuis Eiffage Embaltech, depuis Eramet, depuis Ercom, depuis Eutelsat Communications Farinia Group, depuis FMX, depuis Forenap, depuis Frey Nouvelles Énergies, depuis 2009 Gemalto, depuis GLI International (Gaz Liquéfiés Industrie), depuis Groupe Altrad Groupe Carso, depuis 2011 Groupe Limagrain Holding (maison mère de Vilmorin), depuis (décision à cette date d'apporter 150 millions d'euros à la firme semencièreLa France est-elle vraiment opposée aux OGM ?, Le Monde, 5 mars 2010) Groupe Gorgé, depuis Groupe Grimaud, depuis Groupe NGE, depuis Groupe Gruau, depuis Groupe Lagardère Imerys Initiative Pour la santé, depuis INSIDE Contactless, depuis Led to Lite, depuis 2009 Mäder, depuis Mecamidi, depuis Meccano, depuis 2009 Mecachrome, depuis Mersen Nexans, depuis Nexans : le FSI devient le deuxième actionnaire avec 5 % du capital Nexity Nexway Nicox, depuis Novasep, depuis Orange OpenPortal, depuis Qosmos, depuis Renault, depuis 2008 Riou Glass, depuis SAUR Schneider Electric Séché Environnement Sequana, depuis Siclaé, depuis SODEXO SOPROL (et sa filiale Saipol) STMicroelectronics STX France TDF Technip, depuis 2009 Tinubu Square, Tokheim, depuis Translohr (49 %), depuis . Ubisoft Entertainment Valeo, depuis Vallourec Vergnet, depuis Viadeo, depuis Vivendi Windhurst Industries (afin de financer l'acquisition de 51 % du groupe Parisot), prévu au 2011, mais ce holding a éclaté à la mi- après plusieurs procédures de sauvegarde et liquidations judiciaires d'entreprises) Zodiac Aérospace

Voir aussi Articles connexes Fonds souverain Mubadala, fonds souverain émirati, partenaire de FSI Fonds stratégique de participations (FSP)

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Économie en France Catégorie:Organisme fondé en 2008 Catégorie:Fonds d'investissement Catégorie:Fonds souverain Catégorie:Caisse des dépôts et consignations