La famille Demuyser devenue, dès 1990, de Muyser LantwyckAdjonction de nom par Arrêté Royal du 14 décembre 1990. est une famille belge dont l'ancienneté prouvée remonte au début du et est issue de Jean Moyser, échevin de Vaelbeek (duché de Brabant), homme de fief à Héverlé en 1451, censier du prieuré de GroenendaelLe prieuré de Groenendael et le pavillon de chasse de Ravenstein qui lui attenait étaient une des haltes privilégiées de la cour., métayer tenant à cens les terres et le manoir de CockelbergOccupé par "Jan de Moysere de Blanden et son épouse Aleyde Crabbé" par deux baux successifs de contractés avec le monastère de Groenendael. par bail du A.G.R., Leenboek van Bierbeek, ., époux d'Aleyde CrabbéSource: Crabbé : voir A.N.B. 1911; Baron de Troostembergh : famille alliée aux van Lantwyck, de Bierbeek, d'Udekem, de Troostembergh. Les archives de l'abbaye de Parc mentionnent un Symon Crabbé, mansionnaire de l'Abbaye déjà en 1348..

Crayon généalogique Le fils de Jean , Gilles de MuyserNote: Gilles est le chef de la branche Hoff ten Rode, fief (ou seigneurie?) rachetée en 1472 à Hughes d'Udekem, Lieutenant mayeur de Sire Louis Pinnock, chevalier et seigneur de Horst., achète en 1472 le manoir d'Hoff ten RodeAchetée par Gilles de Muyser en 1472 à Hughes d'Udekem, son proche parent. Le fief reste dans la famille de Muyser pendant 5 générations. Il s'agit d'un manoir dépendant de la cour féodale de Bierbeek et constituant une seigneurie foncière (, repris comme tel dans le Registre aux reliefs de la cour féodale de Bierbeek sous le titre , AGR, 41, fol.253, r° et v°). à Bierbeek. Son petit-fils, Jean II de MuyserNote: Le père de ce Jean, Godefroid, a été émancipé avec ses frères Gilles, Jean, Henri, Arnold, Godefroid, le 7.12.1456 (A.V. Lv 7750) comme enfants de Jean de Muyser de Vaelbeek., fils de Godefroid et frère de Pierre, est cité en 1494 et en 1509 dans le livre des fiefs d'Héverlé comme feudataireFeudataire : Vassal qui possède un fief avec foi et hommage au seigneur suzerain, de Philippe de Croÿ, seigneur d'HéverléArchives Générales du Royaume (AGR), Kantoon Leuven , 20 mai 1494 et 21 janvier 1509..

La famille van Lantwijck Il avait épousé avant 1500 Ida van LantwyckFamille subsistante. Chanoine Jean Cassart, Arnold van Lantwijck, de Louvain et sa descendance à Malines, Betekom et Rillaar, dans : Brabantica, tome X, première partie, Bruxelles, 1971, . Le Chanoine Jean Cassart, y étudie la descendance d'une branche qui s'établira à Louvain puis à Betekom et Rillaar. Cette branche subsistante descend de Jooris van Lantwijck, mort avant le à Louvain. Celui-ci est l'ancêtre de Herman van Landewijck, baptisé à Betekom le qui épousa le Marie van de Velde. La descendance subsistante de cette famille porte toujours le nom van Landewyck., fille de WautierCité les 26 août 1526 et 17 juin 1530 (Stedelijk archief te Leuven, SAL, ), ainsi que le 26 août 1541 (SAL ). D'après ce même livre de fiefs, Jean de Muyser était déjà décédé le Source: AGR, Kantoon Leuven , fos 311-314..

Sa descendance s'est perpétuée à Vaalbeek, seigneurie à laquelle la famille de Muyser donna deux échevins et un bourguemestreVoir plus bas chapitre "Personnalités".. Ces charges locales lui furent sans doute confiées en souvenir de la seigneurie perdue par la belle-famille de Jean de Muyser. En effet, une charte de Philippe le Bon, datée de 1452 et conservée dans les archives d'Arenberg à la bibliothèque de l'université de LouvainBibliothèque de l'université de Leuven, 158/20, ., nous apprend que Wautier van Lantwyck (père d'Ida) renonce définitivement en 1452, avec ses frères et sœur à la seigneurie de Vaalbeek dont leur père Jean van Lantwyck avait joui sa vie durant et ce jusqu'en 1429. Cette seigneurie leur venait du chef de leur grand-père, le chevalier Jean van Lantwyck, qui l'avait échangée contre celle de Blanden. Nous savions que le chevalier de Lantwyck, seigneur de Blanden, avait vendu la cense de Blanden « au regard du moitié de la seigneurie » en 1388 à l'abbaye de Parc, mais ce qu'il était advenu de l'autre moitié.

Quoi qu'il en soit, les Lantwyck furent déboutés et la seigneurie de Vaalbeek revint à l'actif temporel du prieuré de Groenendael qui la conserva jusqu'au , au grand dépit des Croÿ et plus tard des Arenberg qui ont toujours souhaité l'acquérir.

Ce n'était pas la première alliance entre les familles de Muyser et van Lantwyck. En effet, Pierre van Lantwyck, oncle d'Ida, décédé avant 1469, avait épousé Elisabeth de Muyser, et un autre Pierre van Lantwyck, frère d'Ida, cité à Blanden en 1496, était l'époux d'une autre Elisabeth de Muyser, fille de feu Henri et de Jeanne van den Dale.

Ayant perdu toutes leurs seigneuries au fil du temps, les Lantwyck n'en restaient pas moins les descendants de ce chevalier Jean de Rode de LantwyckLes seigneurs de Rode étaient les vassaux du duc de Brabant, seigneur de Horst, de Lantwyck sous Haelen, de Vorselaer, de Réthy et d'autres terres, auquel le duc Jean de Brabant avait donné sa fille naturelle, Marguerite de Tervueren, en légitime mariageVoir P. Combaz et A. de Behault, Le château de Horst à Rhode-Saint-Pierre, in Annales de la Société royale d'archéologie de Bruxelles, t. VI et VII (1892-1893). en 1292. Que les deux familles aient contracté en ces temps difficiles des alliances répétées doit s'expliquer par une communauté d'intérêts sur les plans social et économique.

Personnalités thumb|150 px|Albert-Walter Demuyser (1870-1917), facteur des postes (1895). Entre les , la famille de Muyser donna deux échevins et un bourgmestre à Vaalbeek ainsi qu'un échevin à Neervelp : Jean II de Muyser, échevin de Vaalbeek ; Jean III de Muyser, échevin de Vaalbeek ; Jean IV de Muyser, bourgmestre de Vaalbeek vers 1636, collecteur d'ordonnance en 1639, échevin en 1642 et 1644 et dorpmeester en 1649 ; Pierre de Muyser, échevin de Neervelp, de 1753 à 1762.

Du au siècle : Albert-Walther DemuyserÉtat civil, Laeken, mariage, acte 113 : Albert Walther Demuyser, facteur des postes, né le 24-05-1870 à Schaerbeek, épousa à Laeken le 15 juin 1895, Marie Louise De Witte, tailleuse, née à Anvers le 03 mai 1864. (1870-1917), facteur des postes (1895), maître de posteSelon Crayon généalogique de la famille de Muyser, article paru dans Le Parchemin, , juillet - août 1987, année, . Fonction à préciser. Depuis 1830, les postes belges deviennent un service et monopole de l’État appelé « Administration de la poste ». Les "maîtres de poste" n'existent donc plus au début du . Dans son acte de mariage en 1895, Albert Walther Demuyser est qualifié de "facteur des postes". En France le titre de maître de poste disparaitra en 1873., fils de Jean Baptiste Demuyser, conducteur d'omnibus (1868), contrôleur de voiture (1895), et de Marie Louise De Clercq, servanteÉtat civil. Bruxelles. Mariages, acte 363 (retranscrit sur le site des AGR) : Jean Baptiste Demuyser, né le 16-10-1835  à Bierbeek, résidant à Schaerbeek, conducteur d'autobus (sic : erreur de retranscription pour "omnibus". Parmi les témoins est cité Louis Dennek, "conducteur d'omnibus"), fils de Walter Demuyser, résidant à Bierbeek, sellier, et de Pétronille Vanderwegen décédée, épouse à Bruxelles le 13-04-1868, Marie Louise De Clercq, servante, née le 25-04-1842 à Anvers, résidant à Bruxelles, rue du Jardin des Olives, 10, fille de Jean Baptiste De Clercq, garçon boucher, et de Régine Gingemans, décédée. (1868).

Du au siècle : Albert Demuyser (1920-2003), artiste peintre et propriétaire de chevaux de coursesFrançois Schoonjans, Lignages Héraldique des familles lignagères : la famille Poot, 1977.

Armes +Armoiries de la famille de Muyser Lantwyck centré|sans_cadreBlasonnement : parti : à dextre, de sable à un chatDans l'ancien art héraldique, le chat, figure récurrente, symbolise le courage mais aussi et surtout la liberté, car il se refuse à être emprisonné ou enfermé. d'argent assis, la tête posée de face, la patte avant dextre posée sur une souris de gueules; à senestre, d'argent à une fleur de lis de sable, au chef d'or à trois pals de gueules (qui est Berthout); à la bordure componée de seize pièces de gueules et d'argent, les compons de gueules chargés d'une épée d'argent et garnie d'or posée en barre, la pointe en bas, les compons d'argent chargés d'un lion issantSe dit de tout animal, lion, aigle ou autre, dont on ne voit figuré que la tête et une petite partie du corps. de gueules, armé et lampassé d'azurSource : Michel et Gilles de Muyser Lantwyck, LE PARCHEMIN Héraldique vivante, 1987. Ornements extérieursLes familles qui se sont vu reconnaître des armoiries par l’intermédiaire du Parchemin (Héraldique vivante) peuvent ajouter les ornements extérieurs puisque l’Arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 14 octobre 2010, publié au Moniteur belge du 23 novembre suivant, les prévoit explicitement pour les familles n’appartenant pas à la noblesse du Royaume. : L’écu surmonté d’un heaume d’argent, grillé, colleté et liseré d’or, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins d’argent et de sable. Cimier : Le chat de l’écu. Devise : Suaviter sed fortiter d’argent, sur un listel de sable.

Ascendance dans les Lignages de Bruxelles

La famille de Muyser Lantwyck se rattache aux Lignages de Bruxelles, notamment aux lignages Sweerts, du chef de François Poot admis en ce Lignage le , Coudenbergh, du chef de Paulus van Volxem, échevin en 1452, Sleeus et Steenweeghs, du chef de Jean Halfhuys, échevin en 1464, Serhuyghs, du chef de Ghysbrecht Pipenpoy, inscrit en ce Lignage en 1376, et Roodenbeke, du chef d'Arnold t'Kint, reconnu issu de ce Lignage le .

Existant déjà virtuellement avant 1235, cités comme tels en 1306 et institutionnalisés en 1375 par le duc Wenceslas de Luxembourg et son épouse la duchesse Jeanne de Brabant, les Lignages furent jusqu'en 1794 l'aristocratie politique (au sens étymologique) de Bruxelles. Se souvenant de la gloire passée de leurs familles, quelques descendants des Lignages se regroupèrent en section de la Société Royale de l'Ommegang de Bruxelles. Eprouvant le besoin d'un statut juridique propre, ils constituèrent le 27 février 1961 l'ASBL Association des descendants des lignages de BruxellesNote : L'ADLB, qui est considérée comme l’association bruxelloise la plus prestigieuse, est un véritable conservatoire de la mémoire de Bruxelles et elle se consacre, comme jadis leurs ancêtres sur les remparts de la cité, à la défense culturelle de Bruxelles et à la sauvegarde du passé..

Lieux liés à la famille

Bibliographie Théodore de Renesse, Dictionnaire des figures héraldiques T.III , 1894-1903, voir : Chat, Muyser, Frédéric Collon, Armorial de Wavre et environs, de LANTWYCK, Bruxelles, Librairia, 1952, in-12, broché, . Chanoine Jean Cassart, de LANTWIJCK, Essai d'une généalogie de cette famille du , Brabantica, X, partie, 1971, . François Schoonjans, Héraldique des familles lignagères : la famille Poot, 1977, Michel de Muyser, Crayon généalogique de la famille de Muyser, article paru dans Le Parchemin, , juillet - , année, Recueil L de l'O.G.H.B, Armorial héraldique vivante (1974-2002)L'Armorial de l'OGHB est en ligne sur le site et peut-être consulté à l'adresse suivante : http://oghb.be/hv/muyser-de., Laurette van Waesberghe, , 1995, Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge - Première partie Clo/Crom - Annuaire de 2005, Jean-François Houtart, OGHB, Anciennes familles de Belgique, 2008Voir aussi: L'Evénement | juillet-août 2010 : Les plus anciennes familles de Belgique : de Muyser Lantwyck (1438), Michel de Muyser Lantwyck, Autour du manoir Coeckelberghe à Vaalbeek, article paru dans Le Parchemin, , juillet - , année,

Familles alliées

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Liste chronologique de familles belges Liste de devises de familles belges Armorial héraldique vivante Chat (héraldique) Bordure componée

Liens externes Site de la famille de Muyser Lantwyck