La bataille de La Nouvelle-Orléans fut l'une des batailles majeures de la guerre de Sécession et se traduisit par une victoire de l'Armée de l'Union. Elle fait partie de la campagne du Bas-Mississippi (ou campagne de la vallée du Mississippi).

Histoire

Elle se déroula entre le et le , dans la paroisse de Saint-Bernard et la ville de La Nouvelle-Orléans. Faisant suite à la bataille des forts Jackson et Saint Philip, elle permit la capture de la ville de La Nouvelle-Orléans sans grande résistance, ce qui lui épargna la destruction que connurent d'autres villes sudistes. Cependant la sévère administration de la ville par un gouverneur militaire créera un ressentiment dans la population.

La prise de la plus grande des villes confédérées est un tournant dans la guerre et eut une incidence à l'étranger sur la perception du conflit. vignette|Carte dépeignant la Louisiane et les approches de La Nouvelle Orléans lors de la période d'occupation de La Nouvelle OrléansORN I, v. 18, p. 131.. vignette|Les approches de La Nouvelle Orléans, département du Golfe, carte n° 5, Official atlas: plate XC.

Contexte Démocratie jackonsienne et destinée manifeste Un événement formateur de l'histoire précoce de La Nouvelle-Orléans est la bataille de La Nouvelle-Orléans. Cette bataille, livrée pendant la guerre de 1812, lance la carrière politique d'Andrew Jackson, qui, avec Martin Van Buren, fonde ensuite le parti démocrate. Jackson lance un nouveau mouvement politique connu actuellement comme la démocratie jacksonienne. Cette nouvelle direction dans la politique américaine a une profonde influence sur le développement de La Nouvelle-Orléans et le sud-ouest de l'Amérique. L'un de ces développements est la construction du fort Jackson, en Louisiane, un fort en étoile conseillé par Jackson et nommé en son honneur. Cette forteresse est censée soutenir le fort St. Philip et interdire une invasion du delta du Mississippi. Les présidents de la démocratie jacksonienne soutiennent le concept de la destinée manifeste, étendant grandement l'acquisition de territoire dans le sud-ouest de l'Amérique et le soutien du commerce international avec la propagation de l'esclavage. Ce puissant mouvement politique produit aussi des tensions régionales entre les moitiés nord et sud des États-Unis, aboutissant à la création du parti whig pour s'opposer au nouveau parti démocrate. Alors que la rivalité politique entre les démocrate jacksoniens et les whigs s'intensifie, le parti républicain est fondé pour contrer la propagation de l'esclavage dans les États créés par les conquêtes territoriales des démocrates jacksoniens. La victoire d'Abraham Lincoln, le candidat républicain à la présidentielle, lors de l'élection de 1860, aboutit à la crise de la sécession et à la guerre de SécessionDaniel W. Howe.

Joyau à l'embouchure du Mississippi vignette|Le drapeau du pélican utilisé comme symbole de ralliement par la milice de la Louisiane de 1860 jusqu'au début 1861. C'est une version fédérale ultérieureHearn, ..

En 1860, la ville de La Nouvelle-Orléans est dans une position de pouvoir politique, militaire et économique sans précédent. La guerre américano-mexicaine, avec l'annexion du Texas, a fait de La Nouvelle-Orléans un tremplin pour l'expansion. La ruée vers l'or de Californie contribue d'autre part à la prospérité locale. Le télégraphe électrique arrive à La Nouvelle-Orléans en 1848, et l'achèvement de chemin de fer de La Nouvelle-Orléans, Jackson et du grand nord, de La Nouvelle-Orléans jusqu'à Canton, à une distance de ajoute une autre dimension au transport local. La combinaison de tous ces facteurs aboutit à une augmentation du prix des ouvriers agricoles en pleine forme de 21 % en 1848, et à d'autres augmentations alors que la valeur du commerce s'accroît au cours des années 1850. En 1860, La Nouvelle-Orléans est l'un des plus grands ports du monde, avec différentes de bateaux à vapeur et une valeur du commerce de 500 millions de dollars transitant par la ville. Au regard de la population, la ville ne surpasse pas seulement toutes les autres villes du Sud mais elle est aussi plus grande que la somme des quatre villes du Sud les plus grandes après elle, avec une population estimée à Chester G. Hearn, 1995Shelby Foote, 1986.

Guerre et bataille vignette|Le Major Général Mansfield Lovell, CSA, échouera à défendre la ville.

L'élection de Lincoln en 1860 inspire l'un des plus ardents sécessionnistes de Louisiane, son gouverneur, Thomas Overton Moore, qui a pris son poste le . Le gouverneur Moore interdit une tentative de faire de La Nouvelle-Orléans une , ou une région neutre dans le conflit. Démocrate solide, Moore organise un mouvement efficace et discret qui fait sortir la Louisiane de l'Union lors d'une convention de sécession qui ne représente que 5 % des citoyens de la Louisiane. Moore ordonne aussi à la milice de la Louisiane de capturer l'arsenal fédéral à Baton Rouge, et les forts fédéraux (le fort Jackson et le fort St. Philip qui bloque l'approche en amont de La Nouvelle Orléans, le fort Pike qui garde l'entrée au lac Pontchartrain, les casernes de La Nouvelle-Orléans au sud de la ville, et le fort Macomb qui garde le col de Chef Menteur). Ces mouvements militaires sont ordonnés le , avant la convention de sécession. Avec des compagnies militaires se formant dans toute la Louisiane, la convention elle-même est anti-paroxystique, votant pour la sortie de la Louisiane hors de l'Union par contre 17. Le déclenchement des hostilités dans la région du fort Sumter en Caroline du Sud mène à l'histoire de La Nouvelle-Orléans dans la guerre de Sécession. vignette|L', navire amiral de Farragut, force le passage devant le fort Jackson.

La stratégie de l'Union est conçue par Winfield Scott, dont le nécessite de diviser la Confédération en prenant le contrôle du fleuve Mississippi. L'une des premières étapes de ces opérations est l'imposition d'un blocus de l'Union. Après l'établissement du blocus, un contre-attaque navale confédérée tente de repousser la marine de l'Union, aboutissant à la bataille de Head of Passes. Le contre-mouvement de l'Union est d'entrer dans l'embouchure du fleuve Mississippi, de monter jusqu'à La Nouvelle-Orléans et capturer la ville, fermant l'embouchure du Mississippi au transport maritime confédéré des ports du Golfe et de ceux du fleuve Mississippi qui sont encore utilisés par les navires confédérés. À la mi-, l'amiral David G. Farragut a mené cette entreprise avec l'escadron du blocus du Golfe de l'ouest. La route est rapidement ouverte à l'exception du passage d'eau derrière les deux forts en maçonnerie tenus par l'artillerie confédérée, le fort Jackson et le fort St. Philip, qui sont au-dessus de Head of Passes approximativement à en aval de La Nouvelle-Orléans.

Du au , Farragut bombarde et trace ensuite son chemin derrière ces forts lors de la bataille des forts Jackson et St. Philip, parvenant à faire passer treize navires de sa flotte en amont le . L'historien John D. Winters dans (1963) remarque qu'à quelques exceptions la flotte confédérée à La Nouvelle-Orléans a John D. Winters, 1963.

Ennemi sur le quai vignette|L'amiral David G. Farragut commande la flotte de l'Union qui fait une percée vers La Nouvelle Orléans.

Le major général Mansfield Lovell, commandant le département n° 1, en Louisiane, est laissé face à une option tenable après la percée de la marine de l'Union au travers de la ceinture de fortifications confédérées et de la défense des navires gardant le bas Mississippi : l'évacuation. La ceinture intérieure de fortifications à Chalmette est seulement prévue pour résister aux troupes au sol : quelques batteries de canons sont dirigées vers la rivière. La plupart de l'artillerie, les munitions, les troupes, et les navires dans la zone se tiennent vers la position Jackson/St. Philips. Une fois cette défense rompue, il ne reste que pour faire face aux troupes de l'Union et aux navires de guerre seulement trois mille miliciens avec des fournitures militaires diverses et armés avec des fusils de chasse. La ville elle-même est dans une position difficile à défendre contre une flotte hostile. Avec les hautes eaux à l'extérieur des digues, les navires de l'Union sont au-dessus de la ville et peuvent faire feu sur les rues et les bâtiments en contrebas. En plus du danger omniprésent d'une rupture des digues par des causes naturelles, maintenant la capacité des militaires de l'Union de créer un brèche sur une digue principale est une plus grande menace contre La Nouvelle-Orléans qui aboutirait à l'inondation de la majeure partie de la ville, la détruisant possiblement en un jour.

Lowell fait embarquer ses troupes et ses fournitures a bord du chemin de fer de La Nouvelle-Orléans, Jackson, et du grand nord et les envoie au camp Moore à au nord. Toute l'artillerie et les munitions sont envoyées à Vicksburg. Lovell envoie alors un dernier message au département de la guerre à Richmond, . Les magasins militaires, les navires et les entrepôts sont ensuite incendiés. Tout ce qui est considéré comme utile à l'Union, dont des milliers de balles de coton, sont jetés dans le fleuve. droite|vignette|Le drapeau de la Louisiane est retiré de la mairie.

Malgré la vulnérabilité totale de la ville, les citoyens avec les autorités militaires et civiles restent réfractaire. À 14 heures, le , l'amiral Farragut envoie le capitaine Bailey, commandant la première division de l', pour accepter la reddition de la ville. Une foule armée dans la ville défie les officiers de l'Union et les marins envoyés dans la mairie. Le général Lovell et le maire Monroe refusent de rendre la ville. William B. Mumford descend un drapeau de l'Union monté sur l'ancien hôtel des monnaies des États-Unis par des marins de l' et la foule le détruit. Farragut ne détruit pas la ville en guise de réponse, mais se déplace en amont du fleuve pour maîtrise les fortifications au nord de la ville. Le , Farragut et de l' enlève le drapeau de l'État de Louisiane de la mairie. Le , le secrétaire d'État des États-Unis William H. Seward déclare que La Nouvelle-Orléans est et que les Appletons, 1863.

Occupation et pacification vignette|Le Major Général Benjamin Franklin Butler, gouverneur militaire de La Nouvelle Orléans pendant l'occupation par l'Union. vignette|Statue d'Andrew Jackson à La Nouvelle Orléans, en Louisiane. En haute résolution, l'inscription de Butler's peut être observée.

Ascension d'un général politique Le , le major général Benjamin Butler, avec une armée de , occupe la ville de La Nouvelle-Orléans sans résistance. Butler est un ancien dirigeant du parti démocrate, avocat et législateur d'État. Le général Butler est l'un des premiers majors généraux des volontaires de la guerre de Sécession nommés par Abraham Lincoln. Il a acquis une notoriété en tant que général de la milice de l'État du Massachusetts qui a anticipé la guerre e préparé avec précaution ses six régiments de la milice pour le conflit. Dès le début des hostilités, il se met en marche immédiatement pour secourir Washington, D.C., et malgré le manque d'ordre occupe et restaure l'ordre à Baltimore au Maryland. En récompense, Butler est nommé commandant de la forteresse Monroe, sur la péninsule de Virginie. Là, il obtient davantage de renommée politique en réalisant les première confiscation d'esclaves en fuite en tant que contrebande de guerre. Cette pratique sera pérennisée en tant que politique de guerre par le Congrès. En raison de cela et d'autres manœuvres politiques astucieuses, Butler est choisi pour commander l'armée expéditionnaire contre La Nouvelle-Orléans. En raison de son manque d'expérience militaire et de succès militaire, beaucoup sont heureux de le voir partirJeffrey D. Marshall, 2004.

Balance entre pouvoir miliaire et soutien politique