Namur ( ; ) est une ville francophone de Belgique, capitale de la WallonieDécret instituant Namur comme capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales du 21 octobre 2010 depuis 1986Décret instituant Namur capitale de la Région wallonne du 11 décembre 1986 (abrogé), et chef-lieu de la province de Namur. La ville occupe une position centrale à au sud-est de Bruxelles, à à l'est de Charleroi et à à l'ouest de Liège. Sa position au confluent de la Meuse et de la Sambre en fait un nœud de communication important. Le territoire communal couvre une superficie de la plaçant au rang de septième ville belge selon ce critère alors que sa population au de https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK la classe neuvième.
Occupé dès le Néolithique, le confluent de la Sambre et de la Meuse a vu naître la cité romaine au début de notre ère. Ancien fief des comtes de Namur rattaché successivement aux maisons de Flandre et de Hainaut, de Courtenay, de Luxembourg, puis de Dampierre, possession des ducs de Bourgogne puis de l'Empire habsbourgeois, la citadelle de Namur fut l'enjeu de nombreux au cours des siècles. Malgré les dégâts subis par les conflits, la ville conserve un riche patrimoine. Elle est également le siège du diocèse qui porte son nom depuis sa création en 1559.
Aujourd'hui capitale régionale, la ville est le siège du Parlement de Wallonie, du Gouvernement wallon et du Service public de Wallonie. Sur le plan culturel, Namur est la ville hôte de plusieurs évènements internationaux tels que le Festival international du film francophone, du festival d'arts forains Namur en mai, du Verdur Rock et des Solidarités et du KIKK Festival ainsi que d'un marathon international. Elle accueille également plusieurs établissements d'enseignement supérieur dont une université.
En raison des différents projets urbanistiques (tels que le Pavillon sur les hauteurs de la citadelle, le NID sur la pointe du Grognon ou encore le hub créatif Trakk) réalisés depuis 2012 pour valoriser l'intelligence numérique à Namur, celle-ci reçoit une reconnaissance par l'Unesco qui l'intègre à son réseau des villes créatives...
Namur compte deux éléments inscrits au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO : le beffroi de Namur (patrimoine de l’humanité) et les joutes sur échasses de Namur (patrimoine culturel immatériel de l’humanité). Il s'agit également d'une ville reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour son action en faveur de la langue wallonne..
Géographie
Situation générale Située au confluent de la Sambre et de la Meuse, Namur se trouve à environ au sud-est de Bruxelles, aux confins de la Hesbaye, du Condroz, et de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Le centre de la ville actuelle est implanté dans la plaine alluviale du confluent, en rive gauche de la Meuse.
La superficie totale de la commune, depuis la fusion des communes de 1977, est de .
Sections
# Nom Superficie(km) Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Namur 10,36 92094A 2 Jambes 7,78 92094B 3 Wépion 16,14 405 92094C 4 Malonne 11,63 475 92094D 5 Flawinne 6,72 705 92094E 6 Temploux 11,53 203 92094F 7 Suarlée 9,85 153 92094G 8 Belgrade 2,87 92094H 9 Saint-Servais 3,67 92094J 10 Bouge 4,86 980 92094K 11 Vedrin 7,91 92094L0-L1-L2 12 Daussoulx 3,74 92094L3 13 Saint-Marc 4,45 308 92094M 14 Champion 4,45 386 92094N0-N1 15 Cognelée 4,73 92094N2 16 Boninne 5,30 189 92094P0-P1 17 Gelbressée 3,29 183 92094P2 18 Beez 3,21 1.478 92094R 19 Marche-les-Dames 6,87 140 92094S 20 Lives-sur-Meuse 3,33 146 92094T 21 Loyers 8,57 154 92094U 22 Wierde 11,50 168 92094V 23 Naninne 6,13 254 92094W 24 Dave 11,28 131 92094X 25 Erpent 5,73 3.055 92094Y
Communes limitrophes
Hydrographie alt=|gauche|vignette|243x243px|Le confluent de la Sambre et de la Meuse L'ensemble du territoire de Namur relève du bassin de la Meuse, laquelle traverse la commune en s'écoulant du sud vers le nord. La Meuse reçoit à Namur, en rive gauche, l'un de ses principaux affluents, la Sambre, ainsi que la modeste contribution du Houyoux (dont le cours est voûté tout au long de sa traversée, excepté dans le quartier de Saint-Servais). À l'exception de ces deux rivières, le territoire de la commune ne compte aucun cours d'eau d'importance notable, une particularité due à son sous-sol calcaire.
l'île de Dave, se situe sur le territoire de la Ville de Namur. Il s'agit d'un Site de Grand Intérêt Biologique. (SGIB) tout comme l'île Vas-t'y-Frotte située quelques kilomètres en aval.
Relief et géologie Le cours de la Meuse moyenne s'est développé dans une vallée en auge, bordée par de hautes falaises calcaires, nettement visibles en amont (Dave) et en aval (Marche-les-Dames) de Namur. La Sambre paresse quant à elle dans des plaines au relief plus faiblement marqué, y décrivant de larges boucles. Au confluent des deux cours d'eau, la ville s'est développée au pied d'un massif rocheux et dans la plaine alluviale entre Sambre et Houyoux (pour la partie "dans les murs), à l'extrémité de la course de ceux-ci. Les zones de maraichage (hors les murs) s'établissant du côté de Salzinnes et de Jambes. L'altitude moyenne varie de dans la vallée de la Meuse à à la Marlagne (au sud-ouest de la ville).
vignette|droite|Carte des bassins houillers en Wallonie et alentours Namur se trouve par ailleurs à l'extrémité ouest d'une interruption du sillon houiller reliant Liège à Valenciennes par le Borinage. Les rares couches de houille maigre se situent à faible profondeur à Namur, affleurant par endroits, s'enfonçant vers l'ouest, ce qui favorise l'exploitation par des groupes d'ouvrier aux capitaux limités. Si la qualité est limitée, la proximité réduit les coûts de transports à une époque où la charrette à bœufs est la principale option. Quelques concessions - ainsi que des exploitations non déclarées - sont attestées dès le à la Marlagne, à Géronsart et même sur les flancs de la citadelle où un puits reste actif jusqu'en 1954. Le développement s'accélère ensuite, pour alimenter le chauffage domestique ou les machines à feu dont celle de la mine de Vedrin..
vignette|droite|Le plan-relief de 1747.
Un plan-relief de la ville de Namur a été établi entre 1747 et 1748 par l'ingénieur Larcher d'Aubencourt. Il se trouve au sous-sol du musée des beaux-arts de la ville de LilleOn en trouve un photographie à cette adresse : http://www.blogg.org/blog-54632-photo-168138.html, alors qu'une capture numérique a été réalisée en vue d'un partage en ligne. Il est composé de 12 tables en bois pour un total de à une échelle de 1/600. Une copie récente de taille réduite se trouve au Centre du Visiteur Terra Nova à la Citadelle de Namur.
Climat Namur jouit globalement d'un climat tempéré d'influence océanique. Toutefois, sa topographie génère d'importants écarts de température entre le sommet de la Citadelle (boisé, exposé au nord-ouest) et le quartier de La Plante, à son pied (exposé au sud et jouissant du rôle modérateur de la Meuse). En hiver, il n'est pas rare de voir le sommet de la citadelle enneigé et pas le bas de la ville.
Urbanisation vignette|Namur, vue de la Citadelle.|alt=|gaucheSi l'occupation de l'espace tend aujourd'hui à se densifier, l'urbanisation namuroise a connu deux grandes formes dominantes. La première prévalut jusqu'au ; l'espace bâti était alors concentré à l'intérieur des fortifications successives de la ville. La seconde, profitant du démantèlement de la quatrième enceinte, de la maîtrise progressive des cours d'eau et du développement de voies de communication (routières et surtout ferroviaires), adopta les caractéristiques d'une étoile à sept branches. Dans le sens des aiguilles d'une montre, ce sont ainsi les chaussées de Louvain, de Liège, de Marche, Dinant, Charleroi, Waterloo et Perwez qui commandent l'urbanisme, secondées par les voies de chemin de fer reliant l'arrière-pays namurois à la métropole. À partir des années 1970 et 1980 toutefois, l'urbanisme tend à se densifier entre ces différentes branches, répondant à la démocratisation de l'automobile, à une poussée démographique, ainsi qu'à une meilleure gestion de la part des autorités.
Les fouilles archéologiques menées dans le centre-ville et sur les plateaux environnants ont précisé le développement historique de la cité, centré sur le lieu-dit du Grognon, soit l'espace situé au confluent des deux cours d'eau. Le premier noyau urbain remonte au début de notre ère ; des infrastructures civiles et d'habitat situées au confluent étaient alimentées notamment par les productions de villas, installées pour l'essentiel sur les plateaux au nord de Namur. Lors de la débâcle de l'occupation romaine, la cité s'est resserrée sur le quartier installé au Grognon. Rapidement, pourtant, profitant d'une plus grande stabilité autour de l'an Mil, la ville reprend ses droits sur la rive gauche de la Sambre, faute de place au pied du chateau. Quatre enceintes se succéderont jusqu'à la fin des Temps Modernes, maintenant l'habitat dans la « corbeille », aujourd'hui délimitée par les cours d'eau, le boulevard Cauchy et le parc Louise-Marie. Ce n'est qu'au cours des premières décennies de la période belge (après l'indépendance de 1830), et grâce au démantèlement complet des remparts après 1865, que l'urbanisme gagna les faubourgs de Salzinnes, Saint-Servais, Belgrade, Jambes ou Wépion par exemple. Bien que ces quartiers périphériques ne fussent pas totalement inhabités, c'est le développement des infrastructures qui leur donna la structure actuelle.
La citadelle enfin est ancrée au sommet d'un imposant massif rocheux, fortifié sur ses flancs est et nord ; la fonction militaire du site et l'escarpement des roches ont rendu impossible l'urbanisation de ces côtés ; démilitarisée en 1901, la zone a peu à peu été bâtie au cours de la première moitié du et accueille aujourd'hui un quartier cossu.
La périphérie de la ville se déploie, au nord, sur le versant méridional des plateaux de Hesbaye (Belgrade, Champion, Bouge), et dans une moindre mesure sur les abords de ces plateaux (Beez, Vedrin). À l'est et au sud, le rebord des plateaux du Condroz n'a été massivement urbanisé que dans la deuxième moitié du ; bien que situés sur l'autre rive de la Meuse, ces quartiers font partie de la commune de Namur depuis le regroupement des communes, en 1977 (Jambes, Erpent). Dans les vallées de la Sambre et de la Meuse, l'habitat s'étire entre la roche et l'eau (Wépion, La Plante, Dave), sur les collines (Wépion) ou dans la plaine alluviale là où cela est possible (Flawinne, Salzinnes, Jambes). Vers le sud et l'ouest, l'éperon de l'actuelle citadelle s'élargit et se couvre de bois (la Marlagne) avant d'atteindre le territoire de Wépion et de Malonne. À l'ouest de la ville, les terres autrefois inondables de Salzinnes sont occupées par une vaste gare de triage de la Société nationale des chemins de fer ; de part et d'autre de la Sambre et à mi-hauteur, Flawinne s'est développé sur la rive gauche, faisant face à Salzinnes.
Voies de communication La position de Namur peut être qualifiée de stratégique, compte tenu de son histoire, de son environnement naturel et des infrastructures de communication.