Saint-Flour est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Siège d'un diocèse depuis 1317, la ville fut pressentie pour être la préfecture du Cantal. C'est aujourd'hui une des deux sous-préfectures du département avec Mauriac. La ville rayonne sur un vaste territoire rural et arrive à regrouper tous les services d'une ville de 15 à . Géographie Localisation vignette|Ville haute.|alt=Photo JF.Ferraton La commune de Saint-Flour, traversée par le nord Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle sur l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite (il porte le nombre 2, indiquant deux couches), et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches"., est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ ).
La ville de Saint-Flour est séparée en deux étages, la « ville haute » et la « ville basse ». La ville haute est située sur la Planèze, grand plateau volcanique du Cantal, à 900 mètres d'altitude. La ville basse est construite dans la vallée de l'Ander.
D'un poème de Camille Gandilhon Gens d'Armes, elle a conservé le surnom de Cité du vent.. Elle a honoré le poète d'un beau buste en bronze sur une place de la vieille ville.
La ville est située sur l'ancienne route nationale 9 et sur l'autoroute A75 qui relient Paris à Béziers.
Roueyre, village faisant partie intégrante de la ville de Saint-Flour, est traversé par la D 679 reliant Saint-Flour et Talizat.
Communes limitrophes
Géologie et relief
vignette|droite|Basalte de Saint-Flour. La géologie est volcanique datant du quaternaire avec un exemplaire présenté un peu au sud au niveau du Géoscope de l'aire de la Lozère sur la sortie 32 de l' Autoroute A75 ou méridienne. Les orgues basaltiques de Saint-Flour se trouvent le long de la route entre la haute et la basse ville. On croirait une fortification mais ceci est d'origine naturelle.
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Ouest et nord-ouest du Massif Central » et « Nord-est du Massif Central ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Flour est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Flour, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Flour, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,5 %), zones urbanisées (13,3 %), zones agricoles hétérogènes (12,5 %), forêts (5,6 %), terres arables (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), mines, décharges et chantiers (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2016 et de en 2011..
Parmi ces logements, 78,4 % étaient des résidences principales, 5,4 % des résidences secondaires et 16,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 44,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 55,1 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Flour en 2022 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,4 %) inférieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 48,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (47,1 % en 2016), contre 71 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Saint-Flour en 2022. Typologie Saint-Flour Cantal. France entière. Résidences principales (en %)78,467,982,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)5,420,69,7 Logements vacants (en %)16,211,58,0
Morphologie urbaine
Lieux-dits, hameaux et écarts
Voies de communication et transports vignette|left|La gare de Saint-Flour - Chaudes-Aigues au début du .
Gare de Saint-Flour - Chaudes-Aigues, desservie par l'Intercités Aubrac (1 train par jour et par sens) et par des autocars TER Auvergne (vers Aurillac et Massiac). Saint-Flour est desservie par l'autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers et Montpellier, via le viaduc de Millau. Deux sorties sont possibles : 28 et 29. La D 926 jusqu'à Murat puis la RN 122 relient la ville à la préfecture du Cantal, Aurillac. Floribus, service de transport urbain gratuit, relie les zones d'habitation et d'activités de l'agglomérationFloribus | Ville de Saint-Flour.
Toponymie La ville porte le nom de Florus, apôtre de l'Auvergne au .
En occitan auvergnat, Saint-Flour s'écrit « Sant Flor ». depuis le Moyen Âge et le développement de l'écriture occitane..
Histoire Préhistoire Les premières traces d'occupation humaine découvertes dans le secteur de Saint-Flour remontent à la période du néolithique, pour preuves, les nombreux dolmens parsemant la Planèze de Saint-Flour et ses environs (la Table du Loup, 4000 ans av. J.-C. près de Sériers, dolmen de Touls près de Coltines…).
L'existence de pratiques pastorales est attestée par la palynologie au cours du néolithique moyen dans le nord-est du CantalDELPY Marie – Les Arvernes et leurs voisins du Massif Central à l'époque romaine – Revue d'Auvergne, Alliance Univ. d'Auvergne, Clermont-Ferrand, T. 1, p. 451-480.. Cette présence humaine se confirme sur le plateau du Mont‑Indiciac (Indiciacum, Indiciacus) là où se situa la ville antique de Saint‑Flour, proche de la rivière Ander.
Protohistoire En 2016, dans le cadre de la rénovation de la place d'Armes à Saint‑Flour, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a procédé à treize sondages, révélant des sépultures antérieures à la période gothique de la cathédrale. La découverte de fragments d'amphores et divers autres objets indique une occupation au milieu du PARENT Daniel – Rapport de diagnostic sur la place d'Armes de Saint-Flour - Mai 2016, Site Inrap Auvergne.
C'est en 2018, que l'Inrap met au jour ce qui semble être une ville gauloise., lors des travaux du contournement de la ville. Des voies antiques, un atelier de poterie, des fours, des canalisations d'eau et réservoirs sont sortis de terre. Au total plus de 500 pièces présentant un intérêt archéologique. Ces fouilles s'ajoutent aux découvertes de 2016 dans la cité, confirmant une histoire de Saint‑Flour dans la période laténienneHOUDOUSSE Bertrand et HEPPE Magali – La ville gauloise sous le contournement de Saint‑Flour – 2019, Site Inrap Auvergne..
Antiquité L'histoire de la ville gallo-romaine, Indiciacum ou IndiciacusSaint-Flour antique., demeure mal connue. En 1881, lors de la construction du chemin de fer en ville basse, puis dans le quartier du Bel Air, en 1967, furent mis au jour des vestiges d'une implantation romaine (traces d'une villa romaine, près du Bel Air et au Pré de Pâques). Une urne grise, des crânes et ossements, deux œnochoés (pichets à vin), des monnaies, des fragments de murs, des tuiles, des moules à grain, des statuettes furent retrouvés. Ces vestiges ont été datés du , des et IIe sièclesDELORT Jean-Baptiste – Dix ans de fouilles en Auvergne et dans la France centrale – Ed. A. Rey et Cie, Lyon, 1901.. Cela permet de conclure à l'existence d'un vicus — une agglomération secondaire — située en bordure de la voie romaine reliant Augustonemetum (Clermont-Ferrand) et le GévaudanDUVAL Marc-Yvon – Saint-Flour An Mil – Edit. Planities, 2013.. Place de la Halle aux blés dans le centre-ville, des tégulae (tuiles plates), des monnaies romaines, de la céramique à décors ont également été mises au jour.
Christianisation, Florus le fondateur
Le rocher qui porte la ville a pris le nom de Mont‑Indiciac, nom qui viendrait d'Indicius, propriétaire de la villa gallo-romaine proche de Saint‑Flour.
C'est au , qu'un moine ou évêque du nom de Florus, arrivé vraisemblablement de Lodève, serait venu évangéliser la région d'Indiciac. Sa présence et sa vénération par les habitants du lieu donnera, Sancti Flori, puis Saint‑Flour.
À cette époque, Florus est réputé avoir été l'un des soixante-douze disciples du Christ. Ce qui place Indiciac (futur Saint‑Flour) comme le premier lieu d'implantation du christianisme en Auvergne.
La légende florienne