Plonéis (prononcé : est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à dix kilomètres environ de Quimper. La ville se situe dans l'intercommunalité de Quimper Bretagne occidentale.
Le Goyen, fleuve côtier qui se jette dans l'océan Atlantique à Audierne, y prend sa source.
Une station du système de radiolocalisation CONSOL y était installée. La Cité du Radiophare en garde le souvenir.
Géographie Localisation et communes limitrophes Plonéis est une commune du sud Finistère et est située sur l'axe Quimper-Douarnenez, à une dizaine de kilomètres de Quimper.
Relief et hydrographie Le relief de la commune est vallonné, les altitudes variant entre 163 mètres près de Kerlann Vihan (au sud-ouest du finage communal et 73 mètres à l'extrême ouest de la commune dans la vallée du Goyen, à l'ouest de la Boissière. Le bourg est vers 150 mètres d'altitude. Le paysage rural traditionnel est celui du bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de fermes isolées et de petits hameaux.
Le réseau hydrographique est constitué pour l'essentiel par la partie amont du Goyen, un fleuve côtier qui a sa source au sud du bourg et coule vers l'ouest, et par un affluent de rive droite qui forme sur une partie de son cours limite avec Gourlizon ; au nord un affluent de rive droite du Steir forme limite avec Guengat.
Géologie D'anciennes aurièresAnciennes carrières exploitant des minerais aurifères, reconnaissables à l'existence de fosses très allongées, longues de plusieurs centaines de mètres, existent à Kerniou, ainsi qu'au Menez-Guen et à Toulgoat en Quimper..
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Goyen, le Corroac'h et divers autres petits cours d'eau.
Le Goyen, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'océan Atlantique en limite de Plouhinec et d'Audierne, après avoir traversé onze communes.
Le Corroac'h, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'Odet en limite de Plomelin et de Combrit, après avoir traversé six communes.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PlonéisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pluguffan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Transports Plonéis n'a longtemps été qu'un modeste village-rue étiré le long de la route nationale 165 allant de Nantes à Audierne, localement de Quimper à Douarnenez : ce tronçon a été déclassé et forme désormais la route départementale 765, laquelle contourne désormais par le sud, à partir du rond-point de Kergaben, le bourg de Plonéis. Celui-ci s'est beaucoup développé dans les dernières décennies du avec la création de lotissements, notamment la cité du Radiophare (dont le nom garde le souvenir de la station du système CONSOL désormais disparu) au nord-ouest du bourg et surtout de tout un quartier nouveau au sud-est du bourg, entre la route départementale 56 menant en direction du nord à Guengat et Plogonnec et la départementale 765. La commune est désormais bien desservie par un réseau routier moderne, en particulier en direction de Quimper et de la rocade nord de Quimper permettant d'accéder facilement à la voie expresse (Route nationale 165) vers Nantes ou Brest, mais aussi vers Douarnenez (route départementale 765 vers l'ouest) ou encore vers Pont-l'Abbé (route départementale 56 en direction du sud) ; la partie sud de la commune est traversée par la route départementale 784 allant de Quimper à Audierne via Landudec et Plozévet. Plonéis est désormais une cité-dortoir, ses habitants allant travailler dans l'agglomération quimpéroise, ou encore à Douarnenez ou dans les ports du Pays bigouden, mais son urbanisation reste maîtrisée, sa partie rurale n'étant que très peu touchée par la rurbanisation. Une zone artisanale a bien été créée à Ty Moullec (en Guengat, mais à la limite de Plonéis) par l'intercommunalité Quimper Bretagne occidentale, mais elle reste presque vide.
Urbanisme Typologie Au , Plonéis est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Plonéis, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (55 %), zones agricoles hétérogènes (22,3 %), prairies (11,2 %), forêts (5,6 %), zones urbanisées (5,2 %), mines, décharges et chantiers (0,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploeneth en 1160, Ploeneiz vers 1330..
Le nom breton de la commune est ..
Plonéis vient du breton ploe (paroisse) et de saint Neis, celui-ci étant probablement un saint abbé quasi inconnu (un ermite fondateur de la première communauté chrétienne qui se serait retiré dans la solitude d'une vaste forêt où, selon la légende, le lait d'une biche suffisait à l'alimenter.) aussi sous le nom de saint Gilly, lequel aurait été assimilé par la suite à saint Gilles, devenu patron de la paroisseChanoine Henri Pérennès, "Plonéis, notice sur la paroisse", 1941, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33471569/f9.image.r=Plon%C3%A9is.
Le nom « la Boissière » provient du breton « beuz » (« buis »), la chapelle ayant été édifiée en un lieu planté de buis.
Histoire
Préhistoire
Un tumulus d'une soixantaine de mètres de circonférence fut découvert en 1899 à Kervastal à l'occasion de travaux de défrichement. Les fouilles entreprises firent apparaître un cercle de grandes dalles plates fichées en terre et se rejoignant exactement en formant une enceinte parfaitement ronde de 30 mètres de tour environ. L'écrêtage du sommet du tumulus fit apparaître une grande dalle de 2,25 mètres de longueur sur 1,70 mètre de largeur, posée à plat, taillée en dos d'âne et qui recouvrait manifestement la sépulture sur laquelle le tumulus avait été édifié ; il s'agissait donc d'un dolmen encore enfoui sous ce tumulus, mais le tombeau était vide ; un autre tumulus situé à proximité avait été fouillé sommairement quelques années auparavantPaul du Châtellier, Les tumulus de Kervastal en Plonéis, "Revue archéologique", janvier 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203646q/f362.image.r=Plon%C3%A9is?rk=1523612;4 et R. Le Bourdellès, Note sur la fouille d'une sépulture à l'époque préhistorique, "Bulletin de la Société préhistorique du Finistère", 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207649z/f343.image.r=Plon%C3%A9is.
Une cachette de fondeur fut fouillée en 1886 à Coatjou-Glas par Paul du Châtellier : deux bracelets et 49 haches à douilles furent trouvées dans une poterie recouverte d'une pierre platePaul du Châtellier, Sépulture de Coatjou-Glas en Plonéis, "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme", 1887, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k445334m/f49.image.r=Plon%C3%A9is?rk=1781124;4 et Joseph Déchelette, Appendices, "Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. II, Archéologie celtique ou protohistorique", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6105771g/f65.image.r=Plon%C3%A9is?rk=708158;0. Paul du Châtellier fouilla aussi à Coatjou-Glas quelques années plus tard un tumulus de 14 mètres de diamètre et 1,5 mètre de hauteur dans lequel il trouva des morceaux de charbon, des débris de poteries grossières, des éclats de silex et un petit poignard en bronze contenu dans un vase d'argile brisé dans la sépulture dont le fond était dallé de pierres plates. Ce tumulus fut totalement arasé peu de temps après avoir été fouilléA. Masfrand, Histoire de la Sépulture et des Rites funéraires chez tous les peuples, "Bulletin de la Société Les Amis des sciences et arts : revue scientifique, archéologique et agricole", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54401524/f53.image.r=Plon%C3%A9is.
Moyen Âge