Optymo est le réseau de transports en commun à la fois urbain et périurbain desservant Belfort et le Territoire de Belfort créé en 2007 et complété en 2013 et 2014 par des services de vélos en libre-service et d'autopartage et qui est, cas unique en France hors Île-de-France, le réseau unique de tout un département soit desservies..
Le réseau est exploité pour sa partie urbaine par la Régie des transports du Territoire de Belfort (RTTB) et pour sa partie suburbaine par des transporteurs privés via des contrats de délégation de service public (DSP), pour le compte de l'autorité organisatrice de la mobilité, le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort (SMTC 90).
Plus de de voyageurs ont été transportés en 2014.
Historique Les tramways dans le Territoire de Belfort
La Compagnie des tramways électriques de Belfort, fondée en 1897, a exploité de cette date jusqu'en 1952 jusqu'à deux lignes de tramway : ligne 1 : Gare centrale ↔ Place d'Armes, fermée dès 1913 ; ligne 2 : Gare centrale ↔ Valdoie.
De 1913 à 1948, la Compagnie des Chemins de fer d'intérêt local du Territoire de Belfort exploita plusieurs lignes et embranchements : Belfort ↔ Sochaux, fermée en 1938 ; Belfort ↔ Rechesy, fermée en 1932 ; Belfort ↔ Les Errues ↔ Etueffont-Haut, la dernière à fermer, en 1948 ; Les Errues ↔ Rougemont-le-Château (embranchement), fermé en 1936 ; Les Errues ↔ Lachapelle-sous-Rougemont (embranchement), fermé en 1936.
Du trolleybus à l'autobus
Après 1952, une ligne de trolleybus a succédé à l'ancien tramway.. L'ancienne CTEB laisse sa place à la Société des trolleybus urbains de Belfort (STUB), société d'économie mixte dont la ville de Belfort détient 40 % des parts à partir de . L'exploitation se fait à l'aide de trolleybus Vétra VBR, au nombre de 9, sur l'unique ligne entre la gare de Belfort et Valdoie.
En 1958, la STUB achète son premier autobus pour assurer du transport scolaire, vers un établissement non desservi par le trolleybus. En 1963, elle achète un Vétra VBRh d'occasion provenant de l'ancien réseau de trolleybus de Strasbourg. Dans le même temps, les autocars Cardot mettent en place à titre expérimental une desserte du quartier des Résidences avec la ligne de la pépinière, en passant par Madrid et Blum.
En 1964, livraison de deux autobus Saviem : un AHH/V 522 de grande capacité et un SC 6 de moyenne capacité. L'année suivante, l'exploitation à un agent (suppression du receveur) est instaurée et la billetterie simplifiée. Une desserte du quartier des Glacis est mise en place à partir du .
En 1967, la ville décide, dans un souci de rationalisation des transports et de faire des économies, de rétrocéder à la STUB l'ensemble des lignes des autocars Cardot, ainsi que quatre autobus Verney. En 1970 la STUB commande quatre Brossel BL 55 S.
L'année 1972 est marquée par la suppression du trolleybus. Le matériel devenant obsolète et Vétra ayant fait faillite en 1964, la STUB se tourne alors vers l'autobus, plus flexible en termes d'exploitation. Tout en conservant son sigle, le nom de la société est changé en Société des transports urbains de Belfort. Un cinquième et dernier Brossel est mis en service.
En 1976, quatre Berliet PR 100 PA sont mis en service, et le réseau est réorganisé autour de cinq lignes :
1 : Valdoie ↔ Gare ; 2 : Place d'armes ↔ Résidences ; 3 : Place d'armes ↔ Bavilliers (route de Froideval) ; 4 : Gare ↔ Glacis ; 5 : Place d'armes ↔ Le Mont.
La Compagnie des transports de la région de Belfort Le SMTC 90 est créée en 1979 à la suite d'une volonté de réformer la gérance des transports départementaux... Mais aussi, au mois de novembre, est créée la CTRB qui remplace l'ancienne STUB. La ville de Belfort devient actionnaire majoritaire (51 %) de la CTRB, et le conseil général du Territoire de Belfort le devient aussi.
En , le réseau est restructuré autour de six lignes exploitées à l'aide de : 1 : Valdoie ↔ Résidences 2 : Belfort ↔ Prés d'Aumont 3 : Glacis ↔ Cravanche 4 : Le Mont ↔ Danjoutin 5 : Essert ↔ Froideval 6 : Bavilliers ↔ Belfort
Un réseau est mis en place à Delle et le réseau périurbain est composé des lignes suivantes, complétés par le ramassage scolaire : 15 : Belfort ↔ Vézelois 16 : Belfort ↔ Roppe 17 : Belfort ↔ Évette-Salbert 18 : Belfort ↔ Sermamagny 19 : Belfort ↔ Éloie
En 1983, l'ancien dépôt datant de l'époque des tramways est abandonné au profit de nouvelles installations à Danjoutin.
En 1989 le réseau est restructuré, tandis que le réseau suburbain est affrété à d'autres transporteurs : 1 : Valdoie ↔ Résidences 2 : Prés d'Aumont ↔ Glacis 3 : Cravanche ↔ Pépinière 4 : Le Mont ↔ Bavilliers 5 : Essert ↔ Danjoutin 6 : Froideval ↔ Offemont / Roppe
En 1991, le réseau reçoit ses premiers Renault R312, l'identité visuelle change.
En 1997, le réseau reçoit ses premiers autobus à plancher bas : les Renault Agora. La CTRB fête un siècle de transports à Belfort.
L'année 2001 voit la mise en place de la billétique « Pass N'go » et de la nouvelle livrée « Un monde en commun ». En juin, la communauté de l'Agglomération Belfortaine rachète les parts détenues précédemment par la ville de Belfort dans la CTRB.
En 2003, la ligne 10 est créée entre la vieille-ville et le quartier de la Méchelle.
Le au soir, la CTRB disparaît au profit de la RTTB (Régie des transports du Territoire de Belfort), un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
La Régie des transports du Territoire de Belfort et Optymo Ce réseau fait suite à la CTRB, la Compagnie de transports de la région de Belfort, qui avait été fondée en 1979 Informations sur l'entreprise CTRB.. L'ancien réseau devait se moderniser. En effet depuis sa création en 1979, il n'avait pas connu de véritables changements et n'était plus adapté aux attentes des utilisateurs. Il a nécessité plus de deux ans de réflexionSMTC, syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort..
Le nouveau réseau Optymo est mis en service le . Il est doté du système d'aide à l'exploitation (SAE), et de nombreux travaux réalisés durant le printemps et l'été 2007 permettent aux lignes urbaines d'avoir une fréquence de de à et de en soirée, une fréquence de le samedi matin et de l'après-midi. Des sites propres au centre-ville ont été créés, la voirie a été améliorée, et le nombre d'arrêts a été revu en respectant une distance de entre eux.
Le réseau urbain au . :
1 : Résidences ↔ Valdoie via Vieille-Ville 2 : Cravanche ↔ Valdoie via Vieille-Ville 3A : Éloie ↔ Châtenois-les-Forges 3B : Chaux ↔ Morvillars via Valdoie et la gare de Belfort 4 : Justice ↔ Pépinière via la gare de Belfort 5 : Essert ↔ Liberté 6 : Bavilliers ↔ Liberté 7 : Offemont ↔ Vieille-Ville Service spécial : Z.I. Bavilliers ↔ Liberté Service spécial : Cravanche Centre ↔ Vieille-Ville Service spécial : Z.I. Danjoutin ↔ Liberté Service spécial : Essert - Bois Joli ↔ Liberté Service spécial : Froideval - Berger ↔ Résistance Service spécial : Miotte - Christ Schad ↔ Vieille-Ville Service spécial : CAT de Danjoutin ↔ 4 As Service spécial : CAT des Errues ↔ Benoît Frachon
Le réseau suburbain au ... :
11 : Belfort - Vieille-Ville ↔ Fontaine 21 : Belfort - Vieille-Ville ↔ Vézelois 30 (Circulaire en sens anti-horaire) : Morvillars → Beaucourt → Delle → Morvillars 31 (Circulaire en sens horaire) : Morvillars → Delle → Beaucourt → Morvillars 37 : Chaux ↔ Lepuix-Gy 71 (Circulaire en sens anti-horaire) : Offemont → Les Errues → Rougemont-le-Château → Étueffont → Offemont 72 (Circulaire en sens horaire) : Offemont → Les Errues → Étueffont → Rougemont-le-Château → Offemont Ligne directe : Belfort - IUT ↔ Montbéliard Navette urbaine de Delle Transport à la demande du Pays sous vosgien : Correspond à la communauté de communes du Pays Sous Vosgien, plus Giromagny, Valdoie et Masevaux
Le système de billetterie a également changé le . Le paiement à bord des bus a été supprimé. Les usagers peuvent opter entre des tickets à acheter auprès des commerçants dépositaires ou un abonnement avec une carte à puce gratuite. Avec la carte, seuls les voyages effectués sont facturés, mensuellement. Au-delà d'un certain nombre de voyages avec la carte à puce, les trajets supplémentaires sont gratuits. On peut également acheter à tout moment un titre de transport dématérialisé, à l'aide d'un téléphone portable : en cas de contrôle, il suffit de montrer le message reçu (SMS), qui atteste la transaction.
Le , le TAD est revu autour de trois zones couvrant . : Nord (complément des lignes 3, 37 et 71/72), Est (complément des lignes 11, 21 et 71/72) et Sud Agglo (complément des lignes 3, 21 et 30/31).
Le , une nouvelle flotte de bus fonctionnant au GPL a été mise en serviceLes nouveaux bus au GPL arrivent à Belfort. sur les lignes urbaines et suburbaines. Le , le réseau subit ses premières adaptations. : Prolongement de la 37 jusqu'à Belfort 4 As, via Chaux, Valdoie et la zone Techn'hom, provoquant la suppression de la branche de la 3 jusqu'à Chaux, et des lignes 71 et 72 au lycée Courbet de Belfort. Un quatrième secteur TAD, Sud-Territoire, est créé en juillet pour les communes qui ne bénéficiaient pas encore du TAD..
Le le réseau Optymo a mis en place une nouvelle ligne, la ligne 8 « Cœur de Ville » qui dessert le centre ville de Belfort et sa vieille ville. Depuis le il est possible d’acheter son ticket de bus par SMS, ce qui constitue une première en FranceAchetez votre ticket de bus par SMS !..
Le , les bus urbains furent prolongés jusqu'à , voire en fin de ligne. Le , un service plus complet le dimanche a été mis en place sur tout le département.
Le , le TAD est renommé Optymo à la demande., la ligne S11 disparaît.. Le , les lignes 6 et 7 fusionnent pour former une nouvelle ligne 6.. Le , la ligne S2 est supprimée.. Le , les lignes 3 et 30 sont prolongées jusqu'à 23h30 pour desservir la gare de Belfort - Montbéliard TGV.
Le , une partie du nouveau réseau a été mise en place, les lignes 8, S10 et les lignes directes (LD) de Beaucourt et Delle sont supprimées. Le , le système de vélo en libre service est mis en place sur dans Belfort.
Le , le réseau urbain de Belfort et son agglomération est transformé en réseau Bus à haut niveau de service avec une fréquence de sur la ligne 1 et le tronc commun de la ligne 2, une fréquence de sur les lignes 4, 5, et le tronc commun de la ligne 3, et une fréquence de sur les lignes suburbaines, voire sur des tronçons communs. Pour cela, de transport en commun en site propre ont été aménagés sur , soit de TCSP cumulés sur l'ensemble du réseau. Cinq lignes régulières empruntent les sites propres.. Les voies TCSP représentent environ 40 % du parcours de la ligne 1 et 30 % des parcours des lignes 2 à 5.
Différents aménagements urbains ont été également réalisés : au centre-ville de Belfort, la mise en place de la plate-forme TCSP en béton strié ; la création ou le réaménagement de pôles d'échanges dont Gare, Madrid-Follereau, République et Valdoie Mairie-Blumberg ; l'installation des stations de bus à haut niveau de service la création d'un parking-relais à proximité de la gare de Belfort ; la réorganisation du plan de circulation en centre-ville et la fluidification du trafic automobile en aménageant les carrefours saturés aux heures de pointe sur les boulevards qui contournent la ville ; l'installation de stations d'autopartage et de vélo en libre service (les stations sont réparties à Belfort dans la première couronne belfortaine).