La déclaration de Saint-James est une déclaration signée le . par les membres d’une conférence ayant lieu durant la Seconde Guerre mondiale, à Londres, entre 1941 et 1942. Elle pose les bases de l'idée d’une juridiction internationale, idée qui sera concrétisée par la création du tribunal de Nuremberg et du tribunal de Tōkyō.
La conférence de Saint-James Les représentants de huit gouvernements en exil, ainsi que ceux du Comité national français, se réunissent au palais St. James, à Londres, pour une .
Lors de cette conférence, ils affirment Cité par Gerhard E. Gründler et Arnim von Manikowsky, dans « Nuremberg, la justice des vainqueurs », traduit de l’allemand, Paris, Laffont, 1969, p. 38.. Ils demandent que .
À la suite de la Première Guerre mondiale, on avait exprimé, dans le traité de Versailles notamment, la volonté de juger les criminels de guerre. Les membres de la conférence, reprenant l'idée du jugement, veulent également s’assurer de la réalisation de cette volonté. Ils ont donc dans l'idée de mettre au point la « juridiction internationale », élaborant le cadre des futurs procès, durant la guerre elle-même, et non à la fin.
À la fin de la conférence, le , les représentants signent une déclaration reprenant leurs souhaits et volontés à ce sujet-là : c’est la déclaration de Saint-James.
Le , les gouvernements des États-Unis et de la Grande-Bretagne proposent la création de la Commission des crimes de guerre des Nations unies, afin de permettre la réalisation des objectifs de la déclaration qu'ils ont entretemps adoptée The Australian War Crimes Trials and Investigations (1942-51)..
Signataires
Belgique France libre Royaume de Grèce Luxembourg Norvège Pays-Bas État secret de Pologne Gouvernement provisoire tchécoslovaque Royaume de Yougoslavie
Notes et références
Bibliographie Annette Wieviorka, Le procès de Nuremberg, ed. Liana Levi, Paris, 2006, .
Catégorie:Procès de Nuremberg Saint-James