Niccolò Martelli (1498-1555), fils de Giovanni, dont la famille possédait une chapelle, entre le transept gauche et la nef, dans la basilique San Lorenzo de Florence fut un marchand de profession et un poète. Cofondateur de l'Accademia degli Umidi, il fut le premier à célébrer dans ses vers Michel-Ange pour ses fresques du Jugement Dernier dans la chapelle Sixtine. Admirateur de Pétrarque, il rédigea nombre de sonnets pour ses maîtresses ainsi que pour les filles de France et les infantes de Navarre.
L'Accademia degli Umidi placée au départ sous le simple patronage de Cosme I, passa sous sa coupe. Il imposa statuts et membres, lieux de réunions et productions littéraires.
L'art d'aimer Niccolò Martelli passe pour avoir été, avec son ami Bernardo Buongirolami, un maître dans l'art d'aimer. La Renaissance ayant redécouvert les grands classiques de l'Antiquité - dont Ovide - cette façon de vivre était considérée à la fois comme une esthétique et un voluptueux plaisir. Guerrier de l'amour, il eut comme maîtresse la célèbre courtisane intellectuelle Tullia d'Aragon. Tullia d'Aragon (v. 1510-1556), poétesse pétrarquisante, fut l'une des premières femmes de lettres de l'Italie de la Renaissance. Elle a écrit le dialogue De l'Infinité d'amour., et ce notoire Don Juan passait indifféremment de ses bras à ceux de Maddalena Saltarelli, son amie et autre fameuse courtisane, donne la date du 6 mars 1546 pour ce changement de maîtresse.. Celle-ci étant morte peu après, au mois de novembre 1546, il redevint l'amant officiel de Tullia, tout en chantant dans ses vers « l'amoureux plaisir perdu ».
Œuvres Admiratif devant le Jugement dernier que réalisait Michel-Ange, il écrivit deux sonnets et un madrigalStollhans, 1. À la fin de l'année 1540, le peintre remercia épistolairement le poète qui lui avait envoyé un sonnet célébrant son œuvre avant sa finitionEncyclopédie de l'Agora, Le Jugement Dernier par Paul Mantz.
En 1547, Martelli écrivit un Canzoniere pour Maddalena SaltarelliNiccolo Martelli, Il Canzoniere per Maddalena Salterelli, a cura di R. Rabboni. Saggi: A. Antonelli.. Sa correspondance, sous la forme de deux volumes a été publiée en 1863 à Florence, sous le titre de Lettere. Elle contient des échanges épistolaires avec Doni, Michel-Ange, Cellini, Bembo, Alamanni et l'Arétin. Il rédigea I buonomini di S. Martino. Discorso storico di Niccolo Martelli qui fut édité en 1884Édité à Florence, en 1884, par la Direzione Rassegna Nazionale..
Enfin se trouve en France deux de ses manuscrits. Le premier Querele piacevoli di Niccolo Martelli alla serenissima s. madama Margherita de Valoes, regina de NavarraMarguerite d'Angoulême, reine de Navarre (1492-1549) est intégré dans le Liber Floridus de la Bibliothèque Mazarine. C'est un parchemin de dix feuillets (hauteur 160, largeur 107 mm) dont le premier comporte une peintureL'illustration du manuscrit de Martelli. Il contient toute une série de sonnets dédiés à Marguerite de Navarre, la Dauphine, la duchesse d'Étampes et au cardinal de LorraineMs 2038 de la Bibliothèque Mazarine. Il offrit à celui-ci un recueil de rimes toscanes qui se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque nationale. Ce second manuscrit de Martelli date du . Il est en vélin et peint avec une reliure en velours rose découpé et appliqué sur un fond de velours vert. Il a été dédicacé par son auteur à Jean, cardinal de LorraineNiccolo Martelli, rime toscane, exposition Bibliothèque Nationale.
Notes et références
Bibliographie . .
Liens externes
Catégorie:Naissance à Florence Catégorie:Personnalité de la Renaissance Catégorie:Renaissance italienne Catégorie:Poète italien du XVIe siècle Catégorie:Écrivain italien du XVIe siècle Catégorie:Naissance en 1498 Catégorie:Décès en 1555