La rue de la Victoire se trouve à Paris dans le .

Situation et accès thumb|left|La rue de la Victoire vue depuis la rue Le Peletier.

Longue de , elle commence rue La Fayette et finit rue Joubert.

Ce site est desservi par les stations de métro Trinité - d'Estienne d'Orves, Notre-Dame-de-Lorette et Le Peletier.

Origine du nom Elle prend le nom de « rue de la Victoire » le , sur la longueur des deux rues, en l'honneur de la campagne d’Italie du général Bonaparte, qui y possédait un hôtel. Elle reprit le nom de « Chantereine » en 1816 lors de la Restauration puis retrouva son nom actuel en 1833.

Historique Indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort de 1672, sous le nom de « ruellette aux Marais-des-Porcherons », par suite de son voisinage avec le château des Porcherons de la rue Saint-Lazare, elle est en 1734, appelée « ruelle des Postes » entre la rue de la Chaussée-d'Antin et la « rue des Trois-Frères » (actuelle rue Taitbout), puis devenue une rue, elle prend le nom de « rue Chanterelle » et « rue Chantereine », s'agissant du tronçon « rue des Trois-Frères » , à cause des grenouilles dites reinettes et de leur chant, qu'on y entendait dans les marécages environnants.

Le (1798), il est décidé .

Après Waterloo, elle redevient « rue Chantereine », et ce n'est que depuis 1833, par ordre de Adolphe Thiers, qu'elle reprend son nom de « rue de la Victoire » .

Elle est prolongée jusqu'à la rue Joubert en 1847.

Le 23 mars 1918, durant la première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue de la Victoire.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Alors rue Chantereine au : résidence de Charles-Antoine de Gontaut-Biron : le haut fonctionnaire Ferdinand Isaac (1860-1915) y résida à la fin de sa vie. : lieu de naissance du premier fils naturel de le . Il demandera à sa mère Éléonore Denuelle de La Plaigne de le prénommer simplement « Léon » Série d'émissions de TV sur Napoléon en 2025.. : immeuble réalisé par l’architecte Jean Balladur, entre 1955 et 1958.. C’est le premier immeuble à murs-rideaux édifié à Paris, page 222.. adresse du peintre Théodore de Broutelles dans les années 1880. : Grande synagogue de Paris, dont le site était occupé dans les années 1830 par le siège de la légation des États-Unis en France.

: emplacement du théâtre Olympique, en activité de 1801 à 1806, remplacé par les Bains Chantereine. : emplacement de la salle Herz. Hector Berlioz y donna pour la première fois Le Carnaval romain (1844) et L'Enfance du Christ (1854). : emplacement de l'ancien hôtel Beauharnais (à ne pas confondre avec l'hôtel Beauharnais, rue de Lille) d'où Napoléon Bonaparte a organisé le coup d'État du 18 Brumaire. Il fut démoli en 1858« Ici ont habité Napoléon et Joséphine... », Le Monde, 8 juin 1966., lors du percement de la rue de Châteaudun, son emplacement se situe sur la chaussée et le trottoir des de la rue de Châteaudun, et son entrée par l'actuel de la rue de la VictoireBernard Chevallier, « L'Hôtel de la rue de la Victoire », Napoléon, hors-série, 2, octobre 2005, .. En 1906, Léon Isidore Molinos (1928-1914), président du conseil d'administration de la Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Gafsa (Tunisie), avait son siège social au de cette rue. : hôtel particulier abritant la plus ancienne agence CIC Banque Privée, dédiée aux plus grandes fortunes françaises et internationales.

: la Banque Hottinguer (ancienne banque personnelle de Napoléon). : Hayashi Tadamasa, arrivé à Paris en qualité d’interprète, finit par s'installer en France et crée en 1883 une entreprise d’importation d’objets d’art d’Extrême-Orient et d’estampes japonaises. Introduit dans le cercle des japonisants, il joue un rôle déterminant pour les collectionneurs en ouvrant en 1890 cette boutique qui devient un lieu incontournable pour les amateurs d’art japonais. Les années 1880 marquent l’apogée du japonismeJulie Maraszak, Sociabilités familiales intellectuelles et artistiques, autour d'une femme artiste au . Eva Gonvzalès (1849-1883), Université de Bourgogne, 2016, .. L'architecte Auguste Avezard y habitait en 1921Acte de décès à Paris , n° 178, vue 23/31.. : consulat général du Paraguay dans les années 1900Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 476.. : angle de la rue de Mogador, immeuble de 1906 (architecte Charles Goujon). : emplacement de l'atelier du peintre Henri-Georges Morisset (1841-1899) et de son associé Édouard Viénot, où ils réalisaient des portraits peints d'après photographiesLa Tribune de l'art, 498, 30 décembre 2014.. : immeuble d'angle avec la rue Joubert ; aujourd'hui, bistrot asiatique. , un musée de plus de douze salles, fin , où Frédéric Moreau exposait le résultat de ses fouilles dans l'Aisne de plus de six mille sépultures couvrant La Tène au temps des MérovingiensF. Moreau, Catalogue des objets antiquités. Collection Caranda, Saint-Quentin, 1895.. (à l'angle de la rue Joubert) : hôtel de l'architecte français François-Joseph Bélanger. Après sa libération de la prison Saint-Lazare pendant la Révolution, il le réaménagea dans le style pompéien pour son épouse, la danseuse Dervieux.. Jusqu'à sa destruction en 1826, l'hôtel Thellusson possédait une entrée par cette rue. Il occupait l'essentiel de l'îlot qui se trouve au sud de la rue, entre la rue Saint-Georges et la rue Chauchat. C'est sur son emplacement que la rue Laffitte a été prolongée.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Charles Lefeuve, « Rue de la Victoire », Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875. « Rue de la Victoire », www.paris-pittoresque.com (notice en ligne).

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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