Fillé ou Fillé-sur-SartheL'Insee et le COG (officiel) ont retenu « Fillé », la commune (), la communauté de communes () et parfois les administrations ( — Pdf) ont opté pour « Fillé-sur-Sarthe ». est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de Population municipale . (les Filléens).

La commune fait partie de la province historique du Maine, et se situe dans le Haut-Maine (Maine blanc).

Géographie Situé à au sud-ouest du Mans, Fillé occupe la basse vallée alluvionnaire de la Sarthe. Le village est installé sur la rive droite de la rivière et doit son développement au passage du cours d’eau. Les terres sont sablonneuses et relativement pauvres. Ces alluvions ont créé des carrières d'où est extrait du sable et des graviers depuis les années 1970 jusqu’aux années 1990 ; elles sont maintenant transformées en plans d’eau.

Le relief de la commune est assez plat du fait des divagations de la Sarthe qui s’installe dans sa position actuelle il y a environ à ans. Seule la partie ouest de la commune, vers les hauteurs de Saint-Fraimbault, offre un relief plus prononcé. En effet le point culminant est à une altitude de 73 mètres alors que la rivière est à une altitude moyenne de 40 mètres.

La population de Fillé-sur-Sarthe connait une croissance importante à partir du milieu des années 1970. Alors que le nombre d’habitants tournait entre 445 et 525 entre 1901 et 1968, le recensement de 1975 indique 675 personnes. Puis un deuxième palier apparait dans les années 1990 ; la population atteint le millier d’habitants. Les chiffres de 2006 nous donnent habitants sur la commune de Fillé-sur-Sarthe. C’est un phénomène classique de périurbanisation ; le charme de la commune et la proximité du Mans, et de la zone industrielle Sud, attirent les populations. Plusieurs lotissements apparaissent autour du bourg, centre ancien du village.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation () et un été peu pluvieux.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Mans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Fillé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Mans, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (26,7 %), prairies (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (17,1 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (14,7 %), forêts (11,1 %), zones urbanisées (7,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire L'origine du nom Fillé n'a jamais été clairement établie. Dans un bref article, Lucien BezardLucien Bezard, Remarques toponymiques, La Province du Maine, Tome XVI, 1908, p. 155. a fait le tour de la question. Il propose une origine venant Filliacus venant du gentilice Fillius. Les découvertes récentes de quelques indices archéologiques gallo-romains dans le bourg confortent aujourd'hui cette hypothèse.

La présence préhistorique est attestée par la mise au jour de quelques outils en silex à proximité de la rivière (grattoir, perçoir, etc.)Outils préhistoriques à Fillé. On notera également la découverte d'une meule dormante remontant à l'époque néolithiqueMeule dormante à Fillé. Il faut noter aussi le toponyme Pierre Aube (la Pierre Blanche) qui semble indiquer qu'un mégalithe se trouvait anciennement à Fillé. Une monnaie romaine, un sesterce de Lucius Verus, trouvée au laisse supposer la présence d'une occupation gallo-romaineCarte archéologique de la Gaule, La Sarthe 72, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 2001, p.230. Cette occupation romaine est aujourd'hui attestée par la découverte d'indices archéologiques (tuiles, céramiques) dans quelques endroits de la commune.

Douze sarcophages de pierre furent découverts en 1841 à proximité de la BeunêcheN. Desportes, Bibliographie du Maine précédée de la description topographique et hydrographique du diocèse du Mans, Sarthe et Mayenne, Le Mans, 1844, p. 55; ce dernier lieu-dit se situe sur la commune de Roëzé-sur-Sarthe mais limitrophe de Fillé. On peut cependant supposer que ces sarcophages ont été trouvés à l'emplacement de l'actuel château « italien » qui fut construit à cette époque. Notons également la découverte dans ce secteur d'indices archéologiques gallo-romains (site en cours de déclaration).

Le développement médiéval de la paroisse est lié à l'importante seigneurie de Buffes qui se situe sur l'autre rive de la Sarthe. C'est de cette seigneurie que dépendait à l'origine le moulin de Fillé. Elle devait contrôler le passage à gué puis par bac sur l'autre rive. Plus tard la terre du Gros Chesnay (propriété des Le Boindre puis des Daniel de Beauvais) devient la principale seigneurie jusqu'à la RévolutionChâteau du Gros ChesnayLes jardiniers du Gros Chesnay.

En , la commune intègre à son territoire la paroisse de Guécélard et se nomme alors Fillé-Guécélard, la mairie et l'école se situant à Fillé, une école dite « de hameau » est néanmoins construite à Guécélard en 1877 qui devient commune à part entière le . Le paysage filléen sort de sa monotonie à la fin du avec le passage du tramway et devient un rendez-vous prisé des Manceaux.

Au cours du , la vie de la commune est modifiée par la révolution des transports. Ainsi en 1862 est ouvert le canal de Fillé à Roëzé. Il permet d'éviter les chaussées et barrages des moulins de Fillé et de la Beunêche (commune de Roëzé). D'une longueur de 4,5 km, il voit passer environ 150 bateaux par an dans les premières années de son exploitation. Mais à la même époque, la ligne ferroviaire Le Mans-Angers est mise en circulation et vient fortement concurrencer la navigation fluviale. À la fin du , le tramway traverse la commune. C'est l'occasion pour celle-ci de se doter d'un pont qui permet un franchissement aisé de la rivière. En effet, traditionnellement le passage de la rivière s'effectue dans le bourg à l'aide du passeur. Comme de nombreuses communes, Fillé demande la construction d'un pont. Les travaux commencent en 1896 d'après les plans de l'ingénieur breton Louis Harel de la Noë alors ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de la Sarthe ; la structure métallique est l'œuvre des Ateliers de construction Forges et Fonderie d'Hautmont. Le , se déroule l'épreuve du pont avec une locomotive de 15 t et 4 wagons chargés de ballast pesant chacun 12,750 t soit un total de 68 tonnes. La ligne est ouverte à la circulation le .

Le , les chars américains arrivent depuis la route des Vignes, les Allemands sont présents dans le village et l'altercation est inévitable. Les blindés américains prennent position pour débusquer l'ennemi tandis que certains soldats allemands sont cachés dans le clocher. Les échanges d'artillerie sont violents et l'église ainsi que quelques habitations brûlent. Le lendemain, les accrochages continuent car certains soldats allemands sont cachés dans les chapelles du cimetière. Le , le village est libéré.

Depuis 1990, la commune connaît un important développement lié à la proximité du Mans mais aussi à une dynamique politique de croissance qui a permis le doublement de la population en quelques décennies.

Politique et administration vignette|alt=Photographie d'un bâtiment à deux étages portant inscription « Mairie » à gauche et le logo de La Poste à droite|L'ancienne mairie.

Démographie

Économie

Lieux et monuments vignette|L'église Saint-Martin-de-Vertou. L'église Saint-Martin : bombardée dans la soirée du lors de la libération de Fillé par des chars américains, la reconstruction de l'église est entreprise en 1947 et terminée en 1956. Statue de la Vierge du en terre vernissée que l'incendie de 1944 a laissée seule indemne. Château du Gros Chesnay du milieu du . Pont métallique sur la Sarthe, ouvrage d'art édifié en 1896 par l'ingénieur breton Louis Harel de la Noë. Les berges de la Sarthe et du canal de Fillé sont régulièrement fréquentées par les pêcheurs et les nombreux promeneurs. Moulin banal du restauré.vignette|Le moulin à eau du . En 1995, le maire du village, Gérard Choisnet, amoureux du Moulin et conscient de l'intérêt du site s'accorde avec le propriétaire pour une location avec promesse d'achat et, finalement en , le propriétaire du site et dernier meunier Raoul Cosnier a signé l'acte de vente avec la communauté de communes du Val de Sarthe. Très vite, un projet de centre de loisirs fluvial est ébauché, le moulin est restauré par l'Association du moulin de Fillé, créée en 1996 également à l'initiative de la municipalité, et les bâtiments de la ferme du Moulin vont être également rénovés. Le lieu réhabilité par la communauté de communes et inauguré le samedi doit remplir une mission culturelle à plusieurs volets. Le premier est bien évidemment l’activité de meunerie déjà active à travers l’association de sauvegarde qui avait réhabilité la roue et animait depuis plusieurs années le site en fabriquant à nouveau de la farine. Le second volet concerne les activités de loisirs liées à l’eau omniprésente à travers la base nautique. Un peu plus tard sera construite sur le haut du site une guinguette pour faire revivre cette tradition très présente sur les bords de Sarthe au .