La troisième bataille de Cholet a lieu le lors de la guerre de Vendée. Les combats sont d'abord favorables aux Vendéens, qui s'emparent pendant quelques heures de la ville de Cholet, avant d'entre être chassés par l'arrivée de renforts républicains.

Prélude Depuis , les colonnes infernales du général Turreau ravagent le territoire insurgé et tentent de réduire les dernières forces vendéennes. Cependant le , les troupes républicaines des généraux Cordellier et Crouzat subissent une première défaite à la bataille de Gesté, contre les forces de Stofflet, qui s'emparent de Beaupréau, puis de Chemillé le et de Vihiers le 7, bousculant sur leur passage les maigres garnisons républicaines.. Stofflet rassemble ensuite ses forces à Maulévrier et à Nuaillé, en vue d'attaquer la ville de Cholet...

Cholet est quant à elle occupée depuis le par les troupes du général de brigade Jean-Baptiste Moulin., qui sont renforcées le par les colonnes des généraux François Pierre Amey et Jean Alexandre Caffin..

De son côté, après sa défaite à Gesté, le général Cordellier gagne Tiffauges le , ravageant tout sur son passage. Le même jour, il écrit à Turreau : ... Deux jours plus tard, il annonce avoir incendié le bourg des Landes-Genusson et ...

Le , après la prise de Beaupréau par les Vendéens, Moulin écrit à Turreau pour l'avertir de l'insuffisance de ses forces. Turreau lui répond alors que Cordellier et Crouzat l'appuieront en cas d'attaque contre Cholet. Moulin réplique alors le :

Forces en présence Après la mort d'Henri de La Rochejaquelein, tué lors d'une escarmouche à Nuaillé le , l'armée d'Anjou passe sous le commandement de Jean-Nicolas Stofflet, avec pour seconds La Ville de Baugé, La Bouëre et de Bruc.. Elle est alors forte de à hommes selon les estimations. Dans un rapport adressé au ministre de la guerre, le général Turreau porte le nombre des Vendéens à , dont plusieurs non armés.. Dans ses mémoires, l'officier royaliste Bertrand Poirier de Beauvais fait également mention d'au moins hommes, peut-être davantage.

Du côté des républicains, le général Turreau affirme dans son rapport au Comité de salut public qu'au matin du , hommes sont stationnés à Cholet sous les ordres du général Jean-Baptiste Moulin et que autres sont présents à Tiffauges — située à 15 kilomètres à l'ouest de Cholet — sous les ordres du général Étienne Cordellier.. En 1995, les historiens Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit évaluent plutôt à le nombre des hommes commandés par Moulin, Amey et Caffin. Charles-Louis Chassin monte quant à lui à les effectifs de la colonne de Cordellier et Crouzat.

Déroulement Un premier rapport sur le déroulement des combats est envoyé le par le commandant Poché à Louis Marie Turreau, le général en chef de l'Armée de l'Ouest, qui se trouve alors à Nantes. Le lendemain, ce dernier adresse son propre rapport au Comité de salut public. Coté vendéen, l'officier d'artillerie Bertrand Poirier de Beauvais et le chef de division Louis Monnier laissent un récit de la bataille dans leurs mémoires.

Le matin du , les Vendéens marchent sur Cholet, divisés en trois colonnes. D'après Bertrand Poirier de Beauvais, les forces de Moulin se déploient à 4 heures du matin hors de la ville. La bataille débute à 10 heures du matin. Trois canons républicains engagent le feu au boulet et à la mitraille. Ayant trop peu de poudre pour répondre avec leur propre artillerie, les Vendéens avancent sur les positions tenues par les patriotes.

Les républicains cèdent rapidement à la panique et prennent la fuite. D'après le rapport du commandant Poché : . Le général Jean-Baptiste Moulin tente sans succès de rallier ses hommes, mais il ne peut réunir que quelques soldats pour faire face aux Vendéens et protéger la retraite. Assailli dans une rue, blessé de deux balles, Moulin se suicide d'un coup de pistolet pour ne pas être capturé. Plusieurs de ses officiers sont également tués ou blessés.

Les Vendéens entrent alors dans la ville de Cholet. Selon Poirier de Beauvais : . Les Vendéens poursuivent les fuyards dans différentes directions : sur la route du May au nord, celle de Nantes au nord-ouest, celle de Tiffauges à l'ouest et celle de Mortagne, au sud.

Cependant, sur la route de Tiffauges, le général républicain Cordellier fait bientôt son apparition avec sa colonne et renverse la situation.. Il est rejoint au passage par le général Caffin qui tentait de rallier des fuyards sur la route de Nantes.

Dispersés par la poursuite, les Vendéens sont surpris et cèdent à leur tour à la panique. Cholet est ainsi reprise par les républicains, après n'être restée qu'une ou deux heures aux mains des Vendéens.

Dans ses mémoires, l'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais affirme qu'accompagné de La Bouëre, il parvient à rallier soldats à un quart de lieu de Cholet, mais que . Il rapporte ensuite que la jeune comtesse de Bruc se distingue par son courage et parvient à rallier une seconde fois les Vendéens, mais en vain : . L'armée vendéenne poursuit sa retraite jusqu'à Chemillé.

Pertes Les pertes du combat ne sont pas connues. Les républicains déplorent la mort du général Moulin, dont le corps est enterré au pied de l'arbre de la liberté. Le général Caffin est blessé dans les derniers moments du combat. Dans son rapport, le général Turreau affirme que les Vendéens ont subi de très lourdes pertes et qu'il en a été fait de .

Cependant pour Bertrand Poirier de Beauvais, les pertes vendéennes sont très inférieures à celles des républicains, Cordellier n'ayant selon lui fait . En revanche, il fait état de nombreux morts chez les républicains : .

D'après le commandant Poché, les Vendéens ne sont pas entrés dans les maisons et n'ont rien pillé, les ayant été évacués par la route de Nantes.

Le , devant la Convention nationale, le représentant en mission Jean-Baptiste Carrier, présent à Nantes au moment de la bataille, prétend également que des massacres ont été commis à Cholet par des femmes et des enfants contre les prisonniers républicains :

L'officier vendéen Bertrand Poirier de Beauvais fait mention de ces accusations dans ses mémoires :

Suites Après la bataille, le général Jean-Baptiste Huché arrive avec hommes afin d'occuper la ville sur ordre de Turreau.. Le , Huché est nommé commandant de la place de Cholet, avec pour second de chef de brigade Lusignan..

Soucieux de se couvrir, Turreau, dans son rapport au Comité de salut public, demande l'évacuation et la destruction la ville de Cholet, qu'il juge difficilement défendable. :

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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Catégorie:Bataille de la guerre de Vendée Catégorie:Bataille de 1794 Catégorie:Histoire de Cholet Catégorie:Histoire de Maine-et-Loire Catégorie:1794 en France Catégorie:Février 1794