CombritCombrit dans le Code officiel géographique , également nommée localement Combrit Sainte-Marine, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne en France. La commune fait historiquement partie du Pays Bigouden.
Géographie Localisation et description
Le bourg est situé à une certaine distance de la côte atlantique, sur un plateau vers une trentaine de mètres d'altitude ; c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Ploaré, Esquibien, Plouhinec, Poullan, Plogoff, Beuzec-Conq, Nizon, etc.), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxonsRené Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR.
Le finage de la commune de Combrit forme pour l'essentiel une presqu'île délimitée au nord-est par l'Anse de Combrit, à l'est par la rive droite de la ria de l'Odet, au sud par le littoral atlantique (de la pointe de Combrit, un cordon littoral va jusqu'à la plage du Teven en passant par la plage de Kermor, protégeant de la mer les anciens marais du Treustel, désormais asséchés), au sud-est par l'étang de Kermor et l'anse de Pouldon ; seule la partie nord-ouest de la commune échappe à cette situation péninsulaire et est séparée de Tréméoc par le ruisseau du Corrouc'h, qui se jette dans l'anse du Pouldon. vignette|Localisation de la commune de Combrit dans le Finistère.
Les parties rurales de la commune sont caractérisées par un habitat dispersé en de nombreux hameaux et fermes isolées dont la toponymie indique que la moitié d'entre eux au moins remontent au haut Moyen Âge (tous ceux dont le préfixe est ker, lan ou trev (tref) ainsi que d'autres comme Cosquer, Gorréker, Goulether, etc.) ; mais l'écart principal est de loin celui du port de Sainte-Marine, aussi station balnéaire réputée.
Le bourg de Combrit est resté longtemps peu important ; Marius Sepet écrit en 1895 : « Le bourg se compose d'une dizaine de maisons à peine, car la population de Combrit, qui dépasse , est dispersée en hameaux ou en fermes isolées à travers les champs, les bois et les dunes de son vaste territoire »Marius Sepet, Sur les côtes de Bretagne. Un mois à l'Ile-Tudy, "La Semaine des familles", n° du 23 mars 1895, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5513669g/f11.image.r=Combrit.
Les versants pentus de la rive droite de la ria de l'Odet sont restés en bonne partie boisés, formant la zone naturelle du bois de Roscouré. (anciennement bois du Cosquer), vaste de près de 86 ha et en bonne partie propriété depuis 1983 du Conservatoire du littoral, prolongée par d'autres bois le long de l'anse de Combrit. Cette dernière est ainsi décrite en 1930 :
Relief et risques de submersion marine La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 0 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ., l'altitude la plus élevée étant à l'extrême nord de la commune.
Des risques de submersion marine existent, particulièrement au niveau des polders du Treustel et de Kermor ; ce fut le cas lors du raz-de-marée de février 1904 ; le journal Ouest-Éclair écrit alors :
Des opérations de renforcement du cordon dunaire, qui protège les terrains gagnés sur la mer et environ 400 habitations, s'avèrent fréquemment nécessaire en raison de l'érosion marine qui fait reculer le trait de côte : par exemple des apports de sable et un reprofilage du cordon ont été effectués entre le Treustel et Kermor en 2016 ; l'opération a dû être renouvelée au Treustel à l'automne 2019. et plus de 600 oyats plantés en crête du cordon dunaire pour renforcer ce tronçonJournal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 23 novembre 2019..
Le sous-sol de la commune est principalement composé de leucogranite (dit de Pont-l'Abbé) et de schiste.
Voies de communication et transports vignette|Le pont de Cornouaille vu depuis les environs de Sainte-Marine. Longtemps isolée par la ria de l'Odet du Pays fouesnantais (seul le bac entre Sainte-Marine et Bénodet permettant de la franchir), Combrit a été désenclavée par la construction du pont de Cornouaille, mis en service en 1964 (RD 44, axe Pont-l'Abbé - Bénodet - Fouesnant - Concarneau) et celle de la voie express RD 785, dite « Transbigoudène » (ancienne route nationale 785), accessible grâce à l'échangeur de Ty Robin, qui mène à Quimper et au-delà à la RN 165 en direction de Brest ou Nantes. La RD 144 mène à l'Île-Tudy. Une route touristique, la RD 20, surnommée « La route des châteaux » permet d'accéder aux différents châteaux situés sur la rive droite de l'Odet, la plupart se trouvant sur le territoire de la commune de Plomelin.
Si Combrit n'est plus desservie par la voie ferrée depuis la fermeture de la ligne Quimper - Pont-l'Abbé fermée au service voyageurs dès 1950 et totalement en 1988, la localité est proche de l'aéroport de Quimper Cornouaille.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Corroac'h, le Tréméoc et divers autres petits cours d'eau.
Le Corroac'h, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plonéis et se jette dans l'Odet en limite de Plomelin et de Combrit, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de CombritLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Kermor, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plomelin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Combrit est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Pont-l'Abbé, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 18,5 %446Terres arables hors périmètres d'irrigation 14,5 %349Prairies et autres surfaces toujours en herbe 8,6 %207Systèmes culturaux et parcellaires complexes 36,4 %876Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,8 %91Forêts de feuillus 13,5 %326Landes et broussailles 2,7 %65Plages, dunes et sable 0,4 %9Zones intertidales 0,04 %1Lagunes littorales 0,08 %2Estuaires 0,5 %12Source : Corine Land Cover.
Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..
Parmi ces logements, 50,7 % étaient des résidences principales, 40,1 % des résidences secondaires et 3,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 85,6 %, en hausse par rapport à 1999 (81,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) a diminué, passant de 3,8 % à 3,2 %LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Projets d'aménagements
Toponymie Le nom Combrit serait apparenté au vieux mot français Combre, qui signifie « confluent » ou « pêcherie », et ferait allusion aux pêcheries de la rive droite de l'Odet, situées au Moguer et à KerobistinBernard Tanguy, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1986., lui-même issu du gaulois plutôt que du breton. Mais d'autres hypothèses existent : René Couffon pense qu'il s'agit d'un anthroponyme, con signifiant « éminent » et brit « esprit » en vieux breton, ou encore le mot pourrait venir du mot combre (« confluent »).
Le nom « Combrit » pourrait aussi se comprendre dans la décomposition de « Komm » signifiant dans ce contexte « Combe » et « Rit » qui pourrait avoir le sens ici de « Source » encore présent dans le breton vannetais (Rit) et le gallois (Rhyd), « La vallée de la source ».
Le nom de la paroisse s'est écrit Combrit (en 1223 et en 1368), Combrictum (en 1284), Combric (vers 1330)..
En breton, la commune se nomme .
Histoire Préhistoire et Antiquité
Cette commune abrite des vestiges néolithiques et gallo-romains. La présence de groupes de population est attestée sur le territoire de la commune depuis la Préhistoire. Les premières traces humaines recensées datent de l'époque néolithique, soit vers 4500 av. J.-C. Il s'agit de d'objets utilitaires (tessons de poteries et pièces de bronze retrouvés à Kerobistin et pointes de flèches à Bonèze) et de menhirs (au Treustel-Nevez, à Kerdousten et de Seiz Feuteun à Pen Menez).