Lajoux (prononcé ) est une commune suisse du canton du Jura, située dans le district des Franches-Montagnes.
Géographie Situation vignette|gauche|Photo aérienne (1953) Lajoux se situe à à vol d’oiseau à l’est-nord-est de Saignelégier, dans le district des Franches-Montagnes. Géographiquement, Lajoux fait partie de la Courtine de Bellelay, à laquelle appartiennent également les villages de Bellelay, de Châtelat, de Monible et de Sornetan dans le canton de Berne et des Genevez dans celui du Jura.
Le territoire de Lajoux s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .
Le point le plus bas de la commune se trouve sur le ruisseau Le Tabeillon, à d’altitude, et le point le plus haut au lieu-dit Les Combes, à mètres d’altitude.
Les hameaux des Vacheries de Lajoux, de Le Paigre, de Sous-les-Cerneux et de Fornet-Dessus font également partie de la commune de Lajoux.
Transports Ligne de bus des Chemins de fer du Jura Tramelan-Glovelier Ligne des Chemins de fer du Jura Glovelier-Saignelégier, gare de La Combe.
Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , dérive du mot latin d'origine celtique ou préceltique juris, qui désigne une hauteur boisée ou une forêt de montagne. Il s'accompagnait jusqu'au d'un second élément, Mertenat, correspondant à un nom de personne ou de famille exerçant le métier de forgeron.
La plus ancienne occurrence écrite du toponyme date de 1404, sous la forme de la Jous Mertinatt.
Son ancien exonyme allemand est Die Jur .
Histoire La première mention du village date de 1404, sous le nom de La Jous Mertinatt ou la Joulz de Mertenait puis sous le nom de La Joux Mertenat. Le hameau de Fornet-Dessus remonte, quant à lui, à 1181.
De 1793 à 1815, Lajoux a appartenu à la France, dans le département du Mont-Terrible, puis dans celui du Haut-Rhin. À la suite d'une décision du Congrès de Vienne, en 1815, la commune a été attribuée au canton de Berne et incorporée au district de Moutier.
Lors des plébiscites de 1975, les citoyens et citoyennes de Lajoux ont choisi de rejoindre le canton du Jura. Depuis le , Lajoux fait partie du district des Franches-Montagnes.
Population et société
Gentilé et surnoms Les habitants de la commune se nomment les Djoulais.
Ils sont surnommés les Pous et les Poulats, soit les coqs et les jeunes coqs en patois taignon.
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Familles La famille Mertenat est originaire de la commune.
Les familles originaires de la commune : Berberat, Bindit, Brahier, Cattin, Crevoisier, Frêne, Gogniat, Haegeli, Humair, Lachausse, Miserez, Overnay, Rebetez, Rueff, Saucy, Schwab, Tardit, Zumzinger.
Économie Lajoux est un village agricole dont l’activité est axée sur l'industrie laitière et l'élevage. Les montres Longines y ont exploité un atelier d’horlogerie jusqu’en 1985. Des emplois industriels subsistent dans le domaine de la mécanique, notamment au sein de l’entreprise Metafil.
Les pendulaires travaillent à Saignelégier, dans la Vallée de Tavannes ou à Delémont.
Culture et patrimoine Patrimoine bâti Église, avec vitraux du peintre Coghuf. Les 8 vitraux de l'église de Lajoux mesurent sur et sont relatifs au thème général de la « Méditation sur la Vierge ». Ils ont été posés en 1971. À droite : deux vitraux de Coghuf, église de Lajoux.
Patrimoine naturel Les grottes de Lajoux dont le gouffre de Lajoux ou « creux à Koby » qui est le plus profond du canton du Jura.
Personnalités Nicolas Crevoisier, inventeur de la girolle Sylvère Rebetez, peintre Yves Voirol, peintre
Voir aussi Bibliographie Vitraux du Jura, Ouvrage publié à l'occasion du Centenaire de Pro Jura (1903-2003), préface de Francis Erard, Éditions Pro Jura, Moutier, 2003 (imprimé au Centre d'impression Le Pays SA, Porrentruy), 307 pages
Liens externes
Références
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