Treycovagnes est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Jura-Nord vaudois.
Géographie La commune se situe entre Yverdon et Orbe, à 2,5 km au sud-ouest de la gare d'Yverdon, au pied sud-est de la colline de Chamblon, dans la plaine des marais de l'Orbe, sur la rive gauche de cette rivière. Elle se situe à 463 m d'altitude au village (435 m au Châtelard).
Elle comprend le village-rue de Treycovagnes et les hameaux du Châtelard et des Uttins.
Son territoire s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives . Elle ne comporte aucune forêt sur son territoire, la seule autre commune vaudoise dans ce cas étant Rennaz.
Treycovagnes fait partie de l'agglomération d'Yverdon depuis 2007.
Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , se compose de deux éléments : le premier dérive soit du latin (trois), soit de la préposition latine (qui a donné l'ancien francoprovençal trey, tres : au-delà, derrière) ; le second, du francoprovençal covagne (vieux sapin, vieille souche). Treycovagnes signifie donc au-delà des sapins ou trois sapins.
Sa première occurrence écrite date de 1228, sous la forme de Trescovanes.
Histoire
Antiquité Une borne leugaire trouvée sur la commune devait s'élever à l'origine entre Mathod et Boscéaz. Elle atteste du passage d'une voie romaine au bord de laquelle elle était vraisemblablement dressée. Son inscription indique qu'elle a été érigée en 202-204 après J.C., sous le règne de Septime Sévère et de ses fils Caracalla et Geta et qu'elle était placée à une distance de 21 lieues d'Aventicum (l'actuelle Avenches).
Moyen-Âge Au Moyen Age, Treycovagnes dépend de la seigneurie de Grandson. La localité est rattachée au bailliage d'Yverdon en 1526, puis au district d'Yverdon de 1798 à 2006.
Paroisse jusqu'en 1516, Treycovagnes devient ensuite une filiale d'Yverdon.
En 1978, Shell effectue des forages d'avril à septembre sur le territoire de la commune, mais ne trouve ni pétrole ni gaz à exploiter. En 2001, le site est réaménagé en un terrain de verdure nommé place du pétrole et doté d'une salle communale, qui accueille les séances du législatif.
Politique La commune est administrée par un conseil communal (législatif) apolitique de 25 membres, qui se réunit deux à quatre fois l'an, et une municipalité (exécutif) de cinq membres, présidée par un syndic. Les deux organes sont élus pour une législature de cinq ans.
Jusqu'en 2011, la commune était dotée d'une assemblée communale, le conseil général.
Syndic
Depuis 2021 : Pascal Wüthrich
2011 - 2021 : Stéphane Baudat
2002 - 2011 : Martine Rauber ... 1993 - : Claude Bruni ... 1982 - : Édouard Champod 1970 - 1981 : Jean-Jacques Henny
Population et société
Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Covagnards.
Ils sont surnommés lè z'Aragne (les araignées en patois vaudois).
Démographie Évolution de la population
Pyramide des âges
Personnalités liées à la commune
Jacky Bovay (1933-1984), cycliste.
Économie Des tourbières et une carrière de calcaire rougeâtre sont exploitées jusqu'au milieu du au Châtelard.
La Société de laiterie est en activité de 1922 à 2009. Des travaux de drainage et d'assainissement ont permis une extension des cultures maraîchères.
Treycovagnes connaît un développement résidentiel depuis les années 1980 (84 % de pendulaires en 2000).
Culture et patrimoine
Patrimoine bâti
Bâtiments religieux L'église Saint-Jean-Baptiste est démolie à la Réforme pour être remplacée par une école.
Notes et références
Liens externes
Alphabet des communes vaudoises (Feuille des avis officiels du canton de Vaud)
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