alt=|vignette|Délégation des femmes de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes, en 1919. Marguerite de Witt-Schlumberger est au milieu du premier rang. Marguerite de Witt, née le à Paris et morte le à Saint-Ouen-le-Pin, Calvados), est une féministe française, présidente de l'Union française pour le suffrage des femmes.
Biographie Famille Marguerite de Witt est la fille de Conrad de Witt, maire de Saint-Ouen-le-Pin, puis député du Calvados, et de la philantrophe, fèministe et auteure Henriette Guizot, fille de François Guizot, académicien, homme politique français et ministre de Louis-Philippe. Formation Marguerite et sa sœur Jeanne sont éduquées par leur mère Henriette Guizot-de WittCatherine Coste, notice biographique d'Henriette Guizot, in Laurent Theis (éd.), François Guizot, Lettres à sa fille Henriette (1836-1874), Perrin, 2002 (compte rendu : Raymond Huard, « François Guizot, Lettres à sa fille Henriette (1836-1874) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, , 2004, consulté le 28 avril 2019, dans la demeure familiale de leur grand-père François Guizot au Val-Richer où se côtoient les familles de Witt et Guizot.
Marguerite et Jeanne de Witt participent activement aux œuvres philanthropiques de leur mère Henriette Guizot-de Witt, l'une des fondatrices de l´Œuvre des détenues libérées de la prison Saint-Lazare. En 1865, un ouvroir pour jeunes filles est créé au Val-Richer, puis cinq ans plus tard, en 1870, une salle d'asile pour les enfants. Pendant vingt ans, Henriette Guizot-de Witt travaille comme visiteuse des prisonnières protestantes par le biais de l'Œuvre des détenues libérées de la prison de Saint-Lazare. Mariage avec Paul Schlumberger Le , Marguerite de Witt épouse, à Paris, à 23 ans, Paul Schlumberger, issu d'une famille d'industriels alsaciens protestants dont l'ancêtre, Nicolas Schlumberger, a fondé au début du une filature de coton. Ensemble, à Guebwiller (Haut-Rhin), ils ont cinq fils et une fille : Jean Schlumberger, fondateur de La Nouvelle Revue française, NRF Conrad Schlumberger (1878-1936), cofondateur de l'entreprise Schlumberger. Daniel (mort sur le front en 1915) Pauline Schlumberger (1883-1973) Marcel Schlumberger (1884-1953), cofondateur de l'entreprise Schlumberger Maurice Schlumberger (1886-1977), fondateur de la banque Schlumberger et Cie.
Vivant en Alsace annexée par l'Allemagne, la famille est consciente qu'à , les garçons doivent s'inscrire sur les listes militaires allemandes ou s'exiler. À partir de 1893, les enfants quittent l'Alsace pour s'installer chez leur grand-mère Henriette Guizot-de Witt. Philanthrope Marguerite de Witt-Schlumberger prend, à la suite de sa mère, la présidence de l'Œuvre de Saint-Lazare, devenue en 1891 le Patronage des femmes libérées et des pupilles de l'administration pénitentiaire. L'association est reconnue d'utilité publique par décret du . Marguerite de Witt-Schlumberger milite tout spécialement contre l'alcoolisme, la prostitution réglementée et la traite des blanches. Féministe En 1909, elle rejoint Marie d'Abbadie d'Arrast qui vient de fonder une ligue contre l'avortement. Elle est la présidente de l'Union française pour le suffrage des femmes. . Elle poursuit en indiquant : Allocution donnée à un « Congrès de Genève » de 1914, probablement de l'UFSF, citée in: En mémoire de Madame de Witt - Schlumberger (ouvrage collectif, sans date ni lieu de publication, c. 1924), . Activités durant la Première Guerre mondiale Le déclenchement de la guerre en arrête l'élan suffragiste de Marguerite de Witt-Schlumberger qui demande à chaque membre de l'USFS de et de donner . Elle se met au service des œuvres d'assistance aux victimes de la guerre.. Mort Marguerite de Witt-Schlumberger meurt le 23 octobre 1924 et est inhumée, comme le reste de sa famille, dans le cimetière protestant de Saint-Ouen-le-Pin, près de la propriété de François Guizot, dans le Calvados.
Le salon central du noviciat des Dominicains, du campus de l'Institut d'études politiques de Paris, porte son nom en son hommage.
Écrits Le rôle des femmes de pasteurs en France pendant la guerre, Librairie Fischbacher, Paris, 1917.
Références
Voir aussi Bibliographie . Anne Cova, Maternité et droits des femmes en France : , Anthropos, Paris, 1997, Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle : les protestantes françaises, 1810-1960, Éditions de Paris, 2003,
Articles connexes Droit de vote des femmes Frères Schlumberger Union française pour le suffrage des femmes
Liens externes
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