Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Reinach, un régiment d'infanterie suisse au service du royaume de France, et du d'infanterie légère créé à partir de la légère de deuxième formation.
Création et différentes dénominations
1786 : renommé régiment de Reinach 1791 : devient le régiment d'infanterie de ligne ci-devant Reinach : le régiment est licencié 1793 : recréé en tant que de première formation 1796 : devient la d'infanterie de deuxième formation 1803 : devient le d’infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration et le disparait jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le léger prend le nom de d’infanterie de ligne. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie
Colonels/chefs de brigade du RI
: François Sigismond Philippe, baron de Reinach-Steinbrunn. 1793 : La Converserie (?) - chef de brigade 1794 : Simon (?) - chef de brigade 1796 : Anne-Gilbert La Val - chef de brigade (**) 1799 : Jean-Marie Ritay - chef de brigade (*) 1803 : Jean-Marie Ritay - Colonel 1805 : Joachim Jérôme Quiot du Passage - Colonel (*) 1811 : Dominique-Marie-Marcel Gaud - Colonel 1811 : Jean Joseph Marguet - Colonel (*) 1813 : Louis Alexandre Marie Valon du Boucheron - Colonel 1815 : Joseph Braun - Colonel le est vacant de 1815 à 1854 1855 : Michel Duprat de Larroquette. 1874 - 1878 : Jules Florimond Germain Merchier - Colonel ... - : Louis Nicolas Marmet - colonel Bulletin des lois de la République française, Volume 76, page 1094 Louis Nicolas Marmet est né le à Toulon] Le Petit Parisien du 17 juin 1907 page 3/6 - Les Narbonnais acclament le colonel révoqué il est mis d'office à la retraite après la mutinerie du régiment le ... 1939-1940 : Colonel Fortet (Pierre-Marie-Gabriel). ...
Colonels tués et blessés à la tête du : Colonel Ritay : blessé le Colonel Quiot : blessé le , le et le
Officiers tués et blessés durant leur service au Régiment d'Infanterie de Ligne entre 1804 et 1815 : Officiers tués : 24 Officiers morts de leurs blessures : 10 Officiers blessés : 142
thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade.(**) Officier qui devint par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles du RI Ancien Régime
régiment d'infanterie de ligne ci-devant Reinach (1791-1792) Révolution Française
L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Reinach.
Après les évènements de Paris en 1791, il retourna à Maubeuge et eut quelques démêlés avec le régiment d'Orléans, qui partageait avec lui la garnison de Maubeuge. La même année, le d'infanterie ci-devant Reinach, fut accusé d'avoir failli commencer les hostilités avec l'Autriche sans déclaration de guerre. Il était alors en garnison à Maubeuge. Des soldats du régiment rencontrèrent, sur la route de Mons, des recruteurs autrichiens qui tentèrent de les débaucher. Les hommes du régiment de Reinach refusèrent et il y eut un échange de quelques coup de fusil. Les soldats suisses furent accusés d'avoir tiré les premiers, et le régiment de Reinach fut envoyé en garnison à Arras.
Le d'infanterie de ligne est licencié le .
de première formation (1793-1796) Guerres de la Révolution En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Hainaut) de volontaires des Bouches-du-Rhône Bataillon de volontaires de Tarascon
La , fait les campagnes de l'an II, de l'an III et de l'an IV à l'armée d'Italie avec laquelle il participe, en 1794 à la bataille de Saorge, en 1795 à la bataille de Loano et l'année suivante à la bataille de Borghetto.
En l'an V il rejoint l'armée de Moselle qui deviendra l'armée de Sambre-et-Meuse.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Piémont), de volontaires de l'Aube, de volontaires des Vosges, de la formation d'Orléans, de volontaires de Paris également appelé de volontaires de la République ou des piques ou encore des piquiers et de volontaires de la Charente) de première formation ( des Fédérés Nationaux, de volontaires de la Drôme et bis de volontaires de Maine-et-Loire)
De l'an VI à l'an X, la demi-brigade est attachée à l'armée de Rhin-et-Moselle qui deviendra l'armée d'Allemagne avec laquelle il fait la campagne d'Allemagne dans la division du général Duhesmeavec le régiment d'infanterie. En 1796, la demi-brigade se trouve aux batailles de Neresheim et de Friedberg ( et ) et en novembre et décembre elle participe dans la défense du fort de Kehl.
En 1797, la demi-brigade, rattachée à la division Desaix, cantonne à Molsheim. En décembre, il fait partie de l'armée d'Allemagne formée de la réunion de l'armée de Rhin-et-Moselle et de l'armée de Sambre-et-Meuse.
En 1798 sous le commandement du général Schauenburg, les et participent à la campagne de Suisse et participent, en 1799, aux batailles de Stockach, de Zurich de Diessenhofen et de Hohenlinden.
De 1801 à 1803, il entre dans la composition de l'armée de l'Ouest.
En , elle arrive à Breda pour aller à Nimègue afin de rejoindre la division Frère et prend part à la capture de l'armée de Hanovre. En septembre la devient le d'infanterie de ligne et reste en garnison à Hanovre.
d'infanterie de ligne (1803-1815) Guerres de l'Empire thumb|Plaque de shako su Régiment d'Infanterie, Empire En 1805, le d'infanterie de ligne participe à la campagne d'Allemagne dans la La était formée du 4e régiment d'infanterie légère, des 3 bataillons du de ligne et du de ligne du 5e corps de la Grande Armée commandé par le général Gazan. Le régiment combat lors des batailles d'Elchingen, d' Ulm et de Dürenstein.Après la bataille d'Austerlitz, à laquelle il ne participe pas, il est envoyé à occuper la principauté d'Ansbach.
En 1806, dans le cadre de la Campagne de Prusse et de Pologne, les 3 bataillons du , commandés par le colonel Joachim Jérôme Quiot du Passage, s'illustrent lors des batailles d'Iéna et de Pultusk..
En 1807, le régiment participe aux batailles d'Eylau et d'OstrolenkaNB : Le drapeau indique qu'il s'est illustré lors de la bataille de Friedland. Il ne s'agit pas du régiment d'infanterie de 1807 qui participe à cette bataille, mais du 25e régiment d'infanterie légère. Les trois premiers bataillons du régiment sont envoyés ensuite en direction de l'Espagne, le restant en Allemagne.
En 1808, le régiment, rattaché au corps de l'armée d'Espagne du maréchal Mortier, division du général Gazan et brigade du général GuérinLa brigade était composée des 3 premiers bataillons du régiment d'infanterie de ligne et des et bataillon du 21e régiment d'infanterie légère participe à la campagne d'Espagne
Le un parti de guérilleros attaqua, aux environs de Caparroso, une colonne, de 400 hommes, du RI qui menait un convoi d'uniformes. À la vue des guérilleros, les Français s'enfuirent, se réfugiant dans la place fortifiée de Caparroso, laissant plusieurs morts sur le terrain et le convoi aux mains des guérilleros. En février il est au siège de Saragosse ou, avec le corps, il a la mission de bloquer et prendre le faubourg situé sur la rive gauche de l'Èbre pour couper les communications avec la Catalogne.Le , Mortier ordonne au avec quatre canons, de la chasser les insurgés des alentours de Salamanque. La plus grande partie du régiment restera en garnison dans cette ville, jusqu'en juillet, où il se rend à Madrid. Le le régiment est au combat d'Arzobispo puis il se concentre à Tolède. Le , les et bataillons sont en garnison à Mocejón et le bataillon à Illescas. Le , les trois bataillons participent à la bataille d'Ocana. Pendant ce temps le , resté en Allemagne, rattaché au corps du général Oudinot, du général Frère, brigade Ficatier participe aux batailles d'Ebersberg () d'Essling () et de Wagram (5 et 6 juillet).
En mars 1810, le régiment envoyé en colonne mobile se trouve à Séville, et, le il se trouve à un combat près de Berlanga.
En 1811, il se trouve à la bataille de Gebora puis il prend garnison à Badajoz à partir du . Le il quitte Badajoz en direction Campo Maior avec une colonne, composée par une brigade de cavalerie, d'une partie du train de siège ayant servi au siège de Badajoz, 3 bataillons du de ligne, des 3 bataillons du de ligne () et de 3 bataillons du de ligne commandée par le général Gazan. Le le RIL se trouve au combat de Campo Maior puis il prend garnison de la place, sous les ordres de Latour-Maubourg, avec 150 cavaliers du dragons, 300 du hussards, 350 du hussards, 80 chasseurs Espagnols et 300 artilleurs et troupes du Génie.Le il tombe dans une embuscade en escortant un convoi, et se trouve, le , à la défense de Badajoz et participe le à la bataille d'Albuera.Il ensuite placé dans la brigade de la divisionLa division était formée de la brigade (3 bataillons du léger et 3 bataillons du de ligne) et de la brigade (2 bataillons du léger et 2 bataillons du 100 de ligne) du général Gazan au corps du maréchal Soult.
En 1812, le dépôt du régiment, qui se trouve à Metz dans le département de l'Ourthe, est renforcé par 200 conscrits des classes 1803 et 1804.Les bataillons engagés en Espagne prennent part, le , au combat de San Muñoz.
En 1813, le régiment est rattaché à l'armée du Midi sous les ordres du général Gazan, division du général DarricauLa division était formée de la brigade ( léger et léger) et de la brigade ( de ligne et de ligne), brigade Baille de Saint Pol et se trouve, le , au combat près de Miranda et le à la bataille de Vittoria.Le , les 23 officiers et du régiment passent à l'armée des Pyrénées commandée par le général Drouet d'Erlon, division du général Darricau, brigade Mocquery et prennent part, le , au combat du col de Maya. En garnison à Bayonne le le régiment est engagé, le , dans la bataille de Saint-Pierre-d'Irube.. Le engagé dans la campagne de Saxe et affecté au 6e corps de la Grande Armée sous les ordres du maréchal Marmont, division du général Claparède, brigade du général GodartLa brigade du général Godart était composée des léger et de ligne participe le , dans le combat de Pirna puis dans la bataille de Dresde puis le au combat de Krems dans le cadre de la bataille de Dürenstein.
Le , le régiment réduit à 1 bataillon de 666 hommes, participe à la bataille d'Aire-sur-l'Adour - Orthez puis le à la bataille de Toulouse. Le se trouve quant à lui, le , à la défense de Luxembourg.
Après l'abdication et l'exil de à l'île d'Elbe, Louis XVIII réorganise l'infanterie et le prend le , jusqu'au retour de Napoléon qui prend un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus, et incorpore le du d'infanterie légère.
Pour la campagne de 1815, rattaché au corps du général Reille, division du général Foy, brigade du général Jamin le de ligneAu début de la campagne de 1815, le régiment d'infanterie était composé d'un état major de 7 officiers et 18 hommes et . Le bataillon comptait 17 officiers et 406 hommes, le bataillon 18 officiers et 406 hommes, le bataillon 9 officiers et 237 hommes soit 44 officiers et participe le 16 juin à la bataille de Quatre-Bras puis le à la bataille de Waterloo.
Après ces deux batailles, il reste 10 officiers et 152 hommes.