Le moteur-roue est un ensemble qui comprend un moteur incorporé dans une roue capable de propulser un véhicule. L'avantage principal d'un tel système est son encombrement réduit et le fait qu'il ne nécessite pas de transmissionNicolas Meunier, Les prochaines voitures électriques auront des moteurs dans les roues, Challenges, 24 octobre 2013..
Histoire
Le moteur-roue est un concept utilisé depuis le début du , avec notamment le moteur-roue électrique de 1899 par Ferdinand Porsche sur la Lohner-PorscheAlain Morin, Lohner Porsche, une hybride de …, Le Guide de l'Auto, mai 2010., le moteur thermique de la moto Mégola, des moteurs hydrauliques sur des engins de chantier ou de manutention lourde (Poclain)
Voici quelques exemples reliés à ce concept de moteur-roue :
Moto Megola
La Megola est une moto allemande originale, avec un moteur rotatif à cinq cylindres en étoile tournant dans la roue avant. Elle fut construite entre 1921 et 1925 à par la à Munich.
lunaire vignette|Eugene A. Cernan conduisant un lunaire lors de la mission . Le lunaire, dont les quatre roues sont motrices, a été construit pour la conquête de la Lune : chaque roue est entrainée par un moteur électrique, développant une puissance de () associé à un réducteur de type « » de . L'ensemble est scellé et rempli d'azote pour lutter contre l'échauffement dans le vide spatial.
Trolleybus Cristalis
L'Irisbus Cristalis est un trolleybus disponible en deux versions de appelées et . La difficulté d’installer un moteur de traction de dans le moyeu de la roue a obligé à concevoir un moteur ultra-compact tournant à très haute vitesse (), refroidi par eau. C’est un moteur triphasé asynchrone choisi pour son excellent rapport poids/puissance. Ce moteur est accouplé à un réducteur sur lequel vient se fixer la jante. Pour réaliser un ensemble le plus compact possible, Michelin a développé un pneu double-largeur qui permet de remplacer les classiques pneus jumelés. Un frein à bain d’huile complète l’ensemble. Le bruit du réducteur tournant à haute vitesse est la principale source de bruit du Cristalis.
Moteur-roue d'Hydro-Québec
Le moteur-roue d'Hydro-Québec fut conçu en 1994 par l'équipe du physicien Pierre Couture. Il visait le remplacement du moteur à explosion, utilisé dans la grande majorité des véhicules automobiles, par quatre moteurs électriques situés dans les roues de la voiture et alimentés par une batterie électrique. Celle-ci peut récupérer l'énergie de freinage du véhicule (si celui-ci est conçu pour cela) mais aussi être rechargée à l'aide du réseau domestique d'électricité.
En raison de l'absence de liens solides avec le milieu des constructeurs automobiles, la société décide d'abandonner le projet, ou de le vendre..
Une dizaine d'années plus tard, un nouveau groupe présente un nouveau moteur, l', tenant compte des travaux initiaux de l’équipe de Couture mais qui n'est pas un moteur-roue.
Le système mis au point par Michelin, est un ensemble de fonctions intégrées dans la roue et qui comprend, en plus de ses fonctions habituelles, le moteur électrique de traction, un moteur et le système de suspension active électrique qui permet de faire varier la hauteur de la caisse sur une course importante, mais aussi d'incliner la caisse dans les virages pour améliorer la tenue de route, et le système de freinage à ventilation forcée. L’ tente de limiter les masses non suspendues, et donc l'inertie de la roue, par rapport à un moteur roue classique et, par conséquent, de préserver la tenue de route, .
L’ a été présentée sur le démonstrateur technologique Michelin dont la source d'énergie est une pile à combustible à l'hydrogène, ainsi que sur la Venturi Volage et la Will d'Heuliez (Opel) qui sont prévues sur batteries lithium-ion ou lithium-polymère vers 2012.
Les inconvénients du moteur-roue à démultiplication sont une complexité mécanique accrue qui augmente les coûts de fabrication et de réparation, et une vitesse de rotation des éléments plus grande qui tend à diminuer l'efficacité et la fiabilité de l'ensemble.
Roue de Copenhague Développée dès 2008 sur le site jamesdysonaward. et disponible dès 2009 au COP15, la roue de Copenhague, partenariat du (MIT), de la commune de Copenhague, de et le ministère de l'Environnement italien, est une roue qui permet de récupérer l'énergie du freinage et de la restituer via un moteur sous forme d'énergie motrice. Elle transforme un simple vélo en vélo électrique sur le site du MIT..
Mis au point en 2009 par la société du même nom, l' est un moteur-roue électrique autonome en énergie. Le moyeu de la roue intègre tous les organes d'une chaîne de traction électrique, c'est-à-dire le moteur de traction, une batterie d'accumulateurs, et l'électronique de contrôle moteur et de gestion batterie. Le principal avantage de ce procédé est qu'il permet de supprimer du véhicule tous les autres composants, y compris le câblage, facilitant considérablement l’intégration d'une motorisation électrique par rapport aux solutions classiques. Ce concept est dédié aux applications de mobilité légère, avec une puissance pointe de la motorisation de l'ordre du kilowatt, pour une vitesse de rotation de . Les premières applications présentées utilisant l' sont une trottinette, une brouette, un fauteuil roulant, un chariot, un vélo et un triporteur de livraison. travaille en collaboration avec le groupe Saft SA (batteries) et le groupe Leroy-Somer (moteurs).
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Moteur-roue d'Hydro-Québec Active Wheel
Liens externes
Le parallèle moteur-roue avec la Quasiturbine réinvente la roue