La Gauche unitaire (GU) est une organisation politique française, fondée en 2009 avant d'être intégrée au Parti communiste français en 2015. Gauche unitaire a été l'une des trois forces politiques fondatrice du Front de gauche, mais a suspendu sa participation à cette alliance en .
Son porte-parole était Christian Picquet, lui-même ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et ancien animateur de l'association Unir« Européennes : Christian Picquet (NPA) rejoint le « front de gauche » PCF-PG », dépêche AFP, . jusqu'à leurs dissolutions respectives.
Histoire
Prémices La Gauche unitaire est issue de la scission du courant de l'ex-LCR (dont une partie des membres a fait un passage éphémère au Nouveau Parti anticapitaliste, NPA), favorable à une participation commune avec le PCF et le PG pour les élections européennes de 2009 dans le cadre du Front de gauche. La motion présentée au conseil politique national du NPA n'ayant alors recueilli que 3,7 % des voix.
L'autre partie du courant Unir, opposée à la constitution de Gauche unitaire, s'engage alors dans la construction d'un courant interne au NPA, Convergences et alternative, officiellement créé le « Convergences et alternative, un courant pro-unité à gauche au sein du NPA », AFP, ..
Création
Au moment de la décision du Conseil politique national du NPA de ne pas poursuivre les discussions avec le PCF et le PG« Européennes: « vote écrasant » du NPA contre le "front de gauche" », dépêche AFP, ., quatre anciens dirigeants de la LCR, Alain Faradji, Céline Malaisé, Christian Picquet et Francis Sitel, lancent le Gauche unitaire, appelant leurs camarades et tous ceux qui se reconnaissent dans leur démarche à rejoindre le Front de gauche. Ce même jour, Christian Picquet annonce alors la création de GU lors du meeting de lancement du Front de gauche pour changer d'Europe, au Zénith de Paris jusqu'à leurs dissolutions respectives.
Rapport au Front de gauche
Gauche Unitaire considère que les dernières séquences électorales ont été l'occasion pour le Front de gauche d'incarner une première ébauche d'alternative politique à la droite et au « social-libéralisme » incarné par le PS et qu'il est possible pour le Front de gauche de devenir majoritaire à gauche. La GU estime par conséquent qu'il est nécessaire de développer son activité et son champ d'influence à l'ensemble des régions, pour amplifier les succès électoraux du Front de gauche. Pour cela, Gauche unitaire participe au processus de « Programme partagé » du Front de gauche lancé à la Fête de l'Humanité 2010 et porte également l'exigence de tenir des « Assises du Front de gauche » pour faire le bilan politique de l'ancrage local du Front de gauche et pour répondre à toutes les questions d'ordre sociétal, en rassemblant
Le , des discussions sont entamées à la suite d'une réunion organisée par la FASE, la GA, C&A, Les Alternatifs, République et socialisme et quelques personnalités non-encartées. Gauche unitaire apparaît cependant divisée au sujet de cette initiative : une minorité des militants, suivant le porte-parole Christian Picquet, refusent ce processus, tandis que d'autres souhaitent y participer. Depuis début 2013, ces organisations créent un bulletin d'information et de débat commun intitulé Trait d'union dont le premier numéro est sorti en .
Le , la FASE, la GA, C&A, et Les Alternatifs tombent d'accord pour lancer un mouvement unique, Ensemble, qui s'apparente à un « troisième pôle anticapitaliste » au sein de Front de Gauche, afin de peser plus dans les débats internes. En conséquence, une large majorité des adhérents de Gauche unitaire font le choix de rejoindre cette nouvelle organisation sans pour autant vouloir quitter Gauche Unitaire, alors que plusieurs dirigeants du parti refusent une éventuelle fusion par crainte d'un nouveau NPA, ce qui entame un début de division stratégique interne. Lors des élections municipales de 2014 à Paris, la GU rejoint contre l'avis de ses adhérents (vote à 75 % contre cette décision) la liste d'Anne Hidalgo dès le premier tour.
Le , la Gauche unitaire annonce la suspension de sa participation aux instances nationales du Front de Gauche et le retrait de certains de ses candidats (que GU estime mal placés) des listes aux élections européennes. Éric Coquerel (PG) juge cette décision
Dissolution et intégration au sein du Parti communiste français Le , Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, annonce sur son blog la dissolution de la GU et sa fusion au sein du PCF.. Une déclaration commune aux deux partis énonce que :
Deux jours plus tard, une conférence de presse confirme l'intégration des membres de la Gauche unitaire au sein du PCF, Pierre Laurent indiquant que les Quatre dirigeant de l’ex-GU seront désormais invités permanents du conseil national et Christian Picquet siégera également au comité exécutif national du PCF.
Idéologie
Dans sa déclaration constitutive, Gauche unitaire se donne pour objectif
Selon les statuts adoptés à la même occasion, la mais
Gauche unitaire déclare s'adresser aux militants du NPA, mais aussi à ceux .
Campagnes électorales
Élections européennes 2009
Aucun des candidates et candidats de la GU présents dans plusieurs circonscriptions sur les listes du Front de gauche n'est élu : Christian Picquet, numéro trois en Île-de-France ; Michelle Ernis, numéro deux dans le Nord-Ouest ; Annick Monot, dans l’Ouest ; Armand Creus, dans le Sud-Est ; Céline Malaisé, dans le Grand-Est.
Élections régionales 2010
Gauche unitaire a participé aux listes du Front de gauche et a obtenu 7 élus : Christian Picquet en Midi-Pyrénées Maïté Ballais en Auvergne Armand Creus en Rhône-Alpes Michelle Ernis en Haute-Normandie Jacques Lerichomme en PACA Céline Malaisé en Île-de-France Nicole Taquet-Leroy en Nord-Pas-de-Calais
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Christian Picquet Front de gauche Unir
Liens externes
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