Claude Vignon, pseudonyme de Marie-NoémieOu « Noémi ». Cadiot, est une sculptrice, critique d'art, journaliste, romancière et féministe française, née le Paris Acte de mariage 927 /31 Rouvier Cadiot (en ligne) à Paris et morte le à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes)Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France..

Biographie Marie-Noémi Cadiot est la fille d’Alexandrine-Zoé de MontbarbonLe Sculpteur dans les cimetières de Paris page 212. et de Louis Florian Marcellin Cadiot, journaliste sous la restaurationLe livre : revue mensuelle, 1888 (en ligne). et sous-préfet. Pensionnaire de l'Institution Chandeau à Choisy-le-Roi, Marie-Noémi Cadiot se lie en 1843 avec Alphonse-Louis Constant (dit Éliphas Lévi Zahed vers 1850). Elle entretient avec ce diacre une correspondance et s'échappe en 1846 de chez ses parents pour aller vivre avec lui. Son père, sous menace d'une accusation de détournement de mineure, oblige Constant à épouser civilement la jeune fille, à la mairie du de Paris, le . La famille Cadiot ne dote pas Marie-Noémi Cadiot, les deux époux totalement démunis font leur repas de noces avec quelques pommes de terre frites achetées sur le pont Neuf. Ils ont une fille, Marie, qui meurt, en 1854, à . Elle quitte plus tard son mari pour le marquis Alexandre Sarrazin de Montferrier, beau-frère de Josef Hoëné-Wronski.

Marie-Noémi Cadiot est très active dans les milieux féministes. Elle fréquente le club des Femmes d'Eugénie Niboyet, écrit des articles dans La Voix des femmes qu'elle signe de ses prénoms, puis publie dans Le Tintamarre et Le Moniteur du Soir des feuilletons littéraires sous le pseudonyme de « Claude Vignon » (tiré du roman Béatrix de Balzac).

Cadiot devient l'élève du sculpteur James PradierEugène de Mirecourt fils, Aux femmes, Paris, L. Sauvaitre, 1895 : , et elle participe notamment aux travaux sur les bas-reliefs de la fontaine Saint-Michel de Paris. Soutenue par l'impératrice, elle reçoit, à partir de 1862, une pension de Napoléon IIIAuguste Poulet-Malassis, Papiers secrets et correspondance du second empire, réimpression complète de l'édition de l'Imprimerie nationale, annotée et augmentée de nombreuses pièces publiées à l'étranger et recueillies, chez tous les libraires [France], 1871 Lettre de au Constitutionnel, : .

En 1865, Claude Vignon obtient un jugement en nullité de son mariageMatemius, Constant, Alphonse-Louis (1810-1875) (en ligne). Cela lui permet ensuite, par décret de l'empereur, de porter son pseudonyme comme nom. Elle expose régulièrement dans les salons, les expositions universelles et le salon de l’Union des femmes peintres et sculpteurs. Elle reçoit des commandes pour des décors au Louvre, aux Tuileries et à l’hôtel du Ministre d’État.

Claude Vignon est correspondante politique de L'Indépendance belge de 1869 à 1880, pour lequel elle suit le travail parlementaire à Paris.

Après son mariage avec Maurice Rouvier le Revue du Louvre, Volume 28, Conseil des musées nationaux, [France], 1978 (en ligne)., elle publie aussi sous le pseudonyme de « H. Morel »Georges d’Heylli Dictionnaire des pseudonymes Georg Olms Verlag, 1977, (en ligne) : .. Elle écrit des romans et nouvelles qui mettent en lumière la condition des femmes et prennent pour personnages principaux des héroïnes comme dans Elisabeth Verdier ou Révoltée !.

Elle demeure dans un hôtel particulier qu'elle fait construire en 1866, au 148, rue de la Tour à Paris, dont elle est l’architecteL’Europe, (en ligne). et qui est décoré par le peintre Pierre Puvis de Chavannes à partir de la même annéenotice sur art.rmngp.fr Pierre Puvis de Chavannes, Le Recueillement, notice sur art.rmngp.fr.. En 1896, cette portion de voie est renommée rue Adolphe-Yvon, situant l'hôtel de l'artiste au niveau de l'actuel 6Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, septième édition, 1963, (« A-K »), « Rue Adolphe-Yvon », .. Il est démoli vers 1912Le vestibule était décoré d'un triptyque, dont le panneau intitulé L'Histoire est aujourd'hui conservé à Paris au musée d'Orsay, et le panneau La Fantaisie est conservé à Kurashiki au musée d'Art Ōhara (Japon)..

Claude Vignon est inhumée à Paris au cimetière du Père-Lachaise (). À l’origine, la tombe est ornée d’un buste de bronze à son effigie, par elle-même.

Œuvre

vignette|redresse|Bas-relief ornemental (vers 1858-1860) pour la fontaine Saint-Michel à Paris. vignette|redresse|Daphné changée en laurier (1866), musée des Beaux-Arts de Marseille. vignette|redresse|Sépulture de Claude Vignon ornée de son autoportrait en buste, à Paris au cimetière du Père-Lachaise, carte postale (début du ).

Sculpture Argenteuil, musée d'Argenteuil : Buste de Charles-Auguste Berthoud. Château-Thierry, hôtel de ville : Jean de La Fontaine, 1874, buste en marbreAchat de l'État au Salon de 1874, bis album photographique par G. Michelez Jules Claretie, L’Art et les artistes français contemporains. Avec un Avant-propos sur le Salon de 1876, (en ligne) Annales de la Société historique et archéologique de Château-Thierry, année 1899 , envoyé par l'administration des Beaux-Arts à la Ville de Château-Thierry à la demande du député de Tillancourt, dont Claude Vignon avait exposé un buste en terre cuite au Salon de 1877. Le modèle en plâtre de ce buste est déposé au collège. Laon, musée d'Art et d'Archéologie : La Pêche miraculeuse, marbre, attribution au musée en 1878Base Arcade n°F/21/0464, 10 dossiers musée.. Marseille, musée des Beaux-Arts : Daphné changée en laurier, 1866, marbre. ; Adolphe Thiers, 1879, buste en marbreBase Arcade. retrouvé dans une salle d'archives du lycée Thiers de Marseille en 2016. Paris : église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, portail : Les Quatre vertus cardinales (Prudence, Tempérance, Force et Justice), 1865, bas-reliefsVisiter Saint-Denys, paroisse Saint-Denys-du-Saint-Sacrement (voir le site officiel).Revue universelle des arts, Tome 22, octobre 1865 à mars 1866 (en ligne). fontaine Saint-Michel : bas-reliefs ornementaux, vers 1858-1860Eugène de Mirecourt fils, Aux femmes, Paris, L. Sauvaitre, 1895 : . palais du Louvre, de l'escalier Lefuel : Les Génies des sciences et leurs attributs, 1859, deux bas-reliefs. musée d'Orsay : Pêcheur à l'Épervier, ou Pêche miraculeuse, 1878, marbreBase Joconde, plâtre présenté au Salon de 1878, bronze au Salon de 1882, commande de l'État de 1876, attribuée au musée d'art et d'archéologie de Laon en 1878, puis au musée du Luxembourg en 1886-1889, puis au palais de l'Élysée.. Saint-Jean-Cap-Ferrat, port : Le Pêcheur à l’épervier, ou La Pêche miraculeuse, 1891, statue en bronze« Le Pêcheur à l’épervier, ou La Pêche miraculeuse – Saint-Jean-Cap-Ferrat », notice sur e-monumen.net..

Localisation inconnue : Bacchante, 1864, statue en plâtreBase Arcade.. Bacchante, 1866, statue en marbreBase Arcade.. Deux groupes d'enfants, vers 1867, marbre, sur piédestal en pierre, anciennement à Paris au square MontholonInventaire général des œuvres d'art appartenant à la ville de Paris : édifices civils, , Paris, Service des beaux-arts, 1878, (en ligne).. Jules Favre, 1881, buste, achat de l'ÉtatBase Arcade..

Salons

Sous le nom de Constant ()

Sous le nom de Vignon (Claude, ou )

Publications

Iconographie vignette|redresse|Portrait par James Pradier, vers 1850. Gaston Casimir Saint-Pierre (1833-1916), Portrait de Noémie Cadiot dite “Claude Vignon”, sculpteur et écrivain (1828-1888), huile sur toile, château de Versailles (notice RMN en ligne). « 1832-1888 », in Album Disdéri , , Paris, musée d'Orsay (en ligne). Claude Vignon, Autoportrait, buste en bronze, Paris, cimetière du Père-Lachaise, œuvre disparue en 2006Géraldine Doutriaux : Vols en série au Père-Lachaise, Le Parisien, 14 décembre 2006 (en ligne). puis retrouvée chez un brocanteurDélibération du Conseil municipal concernant l'indemnisation de l'acquéreur de bonne foi d'œuvres d'art volées…, Ville de Paris, juin 2009 (en ligne).. Portrait au fusain par James Pradier, vers 1850, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon.

Notes et références

Annexes Bibliographie Harvey, David Allen, « Forgotten Feminist: Claude Vignon (1828-1888), Revolutionary and Femme de Lettres », in Women's History Review, 13, 4, 2004, . Armand de Pontmartin, Nouveaux samedis : , Michel-Lévy frères, Paris, 1875, chap XVII : « Quintette de roman » [] (en ligne). Article du signé C.D. dans le journal Le Passant pour la sortie du roman : Une Parisienne (en ligne). Laurence Brogniez, « Claude Vignon, une femme “surexposée” sous le Second Empire », in D. Baguley, Les Arts et la littérature sous le Second Empire, actes du colloque international organisé par le département français de l'université de Durham du 18 au , 2003, . Stéphanie Deschamps, « Noémie Constant dite Claude Vignon (1828-1888) : l’ébauchoir du sculpteur et la plume du romancier », Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 2003.

Liens externes

Catégorie:Sculpteur français du XIXe siècle Catégorie:Sculptrice française Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Féministe française du XIXe siècle Catégorie:Pseudonyme Catégorie:Personnalité féminine utilisant un pseudonyme masculin Catégorie:Naissance en décembre 1832 Catégorie:Naissance dans l'ancien 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en avril 1888 Catégorie:Décès à Saint-Jean-Cap-Ferrat Catégorie:Décès à 59 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 46)