vignette|Chaouch (officier) du bureau arabe de Tlemcen (Algérie) à droite, recevant un message des mains d'un Mkhazni du kaïd d'Oujda (Maroc). Photo Félix-Jacques Moulin, . Le (en , en amazighe : ) est, dans le langage courant et familier au Maroc, à la fois le pouvoir marocain et par extension l'administration. Avant le protectorat, le était l'appellation du gouvernement du monarque du Maroc.
Origine et étymologie Selon l'Encyclopédie de l'Islam, le terme « » est dérivé du verbe « » (, ) qui signifie « enfermer », « conserver », « thésauriser », « emmagasiner », « entreposer ». À l'origine, « » désignait les abris où étaient stockées les denrées de base (blé, orge) par le pouvoir saadien pour faire face aux grandes famines ou aux catastrophes. Par extension, la population a commencé à assimiler le aux personnes dépositaires de ces lieux de stockage et aux responsables de la distribution des denrées stockées. Le mot français "Magasin" est d'ailleurs issu de ce mot arabe.
Histoire Ère médiévale et précoloniale Dès le , le terme makhzen apparait et sert à nommer le lieu où l'impôt prélevé en nature est conservé.
L'utilisation du terme « » pour désigner l'appareil étatique date de l'ère almoravide., forme qui perdure sous les dynasties qui leur succèdent.
La structure administrative du est réorganisée sous le sultan saadien Ahmed al-Mansour, qui s'inspire du modèle ottoman..
Au , le prélèvement de l'impôt par le makhzen est multiple : les hadiya (don) sont envoyées au sultan lors des fêtes religieuses, la ma'ûna fournit des vivres aux Mokhazni de passage et la sukhra est une commission versée à un agent du makhzen contre services rendus. Les tribus au Maroc se montrent régulièrement hostile au makhzen qui met en place plusieurs moyens de les contrôler : déplacements forcés, mise en place de percepteurs fiscaux fermes, intégration des membres des lignages au processus. L'objectif est de diminuer l'influence tribale à une simple délimitation de communauté locale.
Ère coloniale
Sous le protectorat français, selon Mohamed El-Mekki Naciri en ., le Makhzen .
Ère moderne
Depuis l'indépendance retrouvée et la mise en place d'institutions modernes, l'institution traditionnelle du a théoriquement cessé d'exister. Cependant l'appellation « » continue de désigner, dans le langage courant et familier, l'appareil étatique marocain.
Officiellement, le terme « » est de nos jours réduit à désigner certaines brigades ( administratif, mobile, mécanisé, etc.) des Forces auxiliaires, un corps paramilitaire dépendant du ministère de l'Intérieur.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Forces auxiliaires marocaines
Bibliographie . . . .
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