Quéant est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Quéantois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1876 avec . La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion. Elle s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, elle est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Quéant, commune à proximité de Marquion ( à vol d'oiseau), se situe au centre du triangle formé par Arras, aire d'attraction et chef-lieu d'arrondissement (), Cambrai (), et Bapaume (). Elle se situe également au centre du triangle formé par les autoroutes A1-A2-A26..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.. Elle est drainée par trois cours d'eau : l'Hirondelle de Vaulx-Vraucourt, rivière d'une longueur de qui prend sa source dans la commune de Vaulx-Vraucourt et se jette dans le canal du Nord au niveau de la commune d'Inchy-en-Artois ; le Quéant, d'une longueur de qui prend sa source dans la commune de Morchies et termine sa course au niveau de la commune ; le Pronville, d'une longueur de qui prend sa source dans la commune où il termine sa course.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de QuéantLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent de la surface agricole utilisée (SAU)..

Milieux naturels et biodiversité L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme Typologie Au , Quéant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,6 %), zones urbanisées (6,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Transports

De 1880 à 1969, la commune était desservie par l'ancienne ligne de chemin de fer de Boisleux à Marquion.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Chaun au ; Chaom en 1115 ; Chaum en 1145 ; Cheun au ; Kéans en 1230 ; Keiam en 1237 ; Keians en 1279 ; Kéam en 1293 ; Kian en 1294 ; Kyan en 1298 ; Kiant en 1295 ; Kyam en 1312 ; Kyan en 1313 ; Kyant en 1323 ; Quéans en 1324 ; Quéant au ; Quéam en 1720 ; Quéan en 1739. ; Queant en 1793 ; Queant' et Quéant depuis 1801.

Selon Ernest Nègre, le nom viendrait d'un anthroponyme gallo-romain, Catus.

La forme picarde est Quéeun.

Histoire L'histoire de la commune de Quéant peut être consultée dans le Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais paru en 1873, en cliquant sur le lien ci-après.. La seigneurie dépendit de façon chronologique, des Créqui, des Boudi, puis des Despretzdonnées sur Quéant du site www.quid.fr.

Carte de Cassini vignette|gauche|200px|Carte de Cassini du secteur vers 1750. La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du , Quéant est une paroisse traversée par le ruisseau L'Hirondelle. Au nord , le château est représenté. Au sud, un moulin à vent en bois aujourd'hui disparu était en activité à cette époque . Le bois Gillé n'existe plus de nos jours, ainsi que la chapelle représentée au nord-est.

Première Guerre mondiale

Pendant la Première Guerre mondiale, après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'État-Major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent du village de Quéant et poursuivent leur route vers l'ouest. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en septembre 1918. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. En mars 1917, les Allemands décident de se retirer sur la ligne Hindenburg, ligne fortifiée située à seulement 1 km à l'ouest devant Lagnicourt. Ce système qui comprend un important réseau de barbelés, de bunkers, de postes de mitailleuses et qui s'appuie sur les constructions non détruites des villages à l'arrière, résistera aux assauts incessants des alliés jusqu'au 2 septembre 1918, date du percement de la ligne Hindenburg entre Drocourt et Quéant par la première Division canadienne.. Evacué de ses habitants en 1917, le village subit de nombreux dégats à la suite des bombardements. Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la croix de guerre 1914-1918 le , distinction également attribuée à du Pas-de-Calais.. Alors commença une longue période de reconstruction de l'église, de la mairie, des routes et des habitations.

Politique et administration vignette|La mairie. Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais..

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion qui regroupe communes et compte en .

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton de Bapaume.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais..

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

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Équipements et services publics

Population et société Démographie Les habitants sont appelés les Quéantois.. Évolution démographique

Pyramide des âges En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 37,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 18,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 53,45 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Économie Entreprises et commerces Agriculture La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais.. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agricultureL'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard. sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage..

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 19 lors du recensement agricole de 1988 à 8 en 2000 puis à 4 en 2010. et enfin à 5 en 2020., soit une baisse de 74 %. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de en 1988 à en 2020.. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 38 à .

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Leger, reconstruite en 1918, incluant une dalle funéraire du . Les vitraux de 1931 sont de Julien Vosch. Les anciens souterrains, appelés muches, comportent des salles de stockage et des chambres d'habitation.. Le cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale : le Queant Communal Cemetery British Extension où reposent britanniques dont le major-général L.J. LipsettCWGC.org.