Emma Jung, née Emma Rauschenbach le à Schaffhouse et morte le à Zurich, est une analyste suisse. Elle est la première présidente du Club psychologique de Zurich (1916-1919) et vice-présidente de l'Institut Carl Gustav Jung (1950-1955). Elle est connue pour son livre Animus et Anima et une analyse de la signification symbolique des motifs de la légende du Graal en tant qu'archétypes. Elle est l'épouse de Carl Gustav Jung.

Biographie Emma Marie Rauschenbach appartient à une famille suisse alémanique d'industriels, propriétaires de la marque horlogère IWC Schaffhausen. Elle rencontre Carl Gustav Jung alors qu'elle était âgée de seize ans (ou quinze selon les sources). Le couple se marie le , sept ans après leur rencontre et a cinq enfants : Agathe Niehus (née le ), Gret Baumann (née le ), Franz Jung-Merker (né le ), Marianne Niehus (née le ) et Helene Hoerni (née le ).

Activités de recherche et éditoriales Emma Jung est l'une des rares épouses de pionnier à s'intéresser à l’œuvre de son époux, tout en étant une thérapeute ayant sa sensibilité propre. Dès 1930, elle exerce comme analyste à Zurich, donne des conférences et publie deux ouvrages. Vie personnelle Vers l'époque de la naissance de leur cinquième et dernier enfant, en 1914, Jung entame une liaison avec l'une de ses jeunes patientes, Toni Wolff, qui se prolongera durant plusieurs décennies et qui deviendra sa collaboratrice. Dans sa biographie de Carl Gustav Jung, Deirdre Bair dépeint Emma endurant noblement la présence dans la maisonnée de Toni Wolff, considérée par Jung comme « sa seconde femme ». Toni tenta vainement de persuader Jung de divorcer. Une autre de ses collègues, Sabina Spielrein, prétendit avoir été elle aussi l'amante de Jung, et avoir raconté leur relation dans son journal. La réalité de la liaison entre Jung et Sabina Spielrein fut contestée par certains, bien que Jung lui-même en eût fait part à Freud et elle devint . Deirdre Bair, sur la base des journaux intimes tenus par d'autres admiratrices de Jung (celles que l'on appelait les c'est-à-dire « les dames aux manteaux de fourrure »), juge probable qu'il y eut bel et bien des liaisons non seulement entre Jung et Sabina Spielrein, mais aussi avec d'autres femmes.

À la mort d'Emma, Jung grave sur une pierre : On dit aussi qu'il s'écria en la pleurant : (Sie war eine Königin! Sie war eine Königin!). L'épitaphe laissée par Jung sur la tombe d'Emma est la suivante : « Ô vase, signe de dévotion et d'obéissance. »

Publications Animus et Anima, Éditions La fontaine de Pierre, 2018, traduction de Michel Bacchetta, , La légende du Graal achevé après sa mort par Marie-Louise von Franz, Éditions La fontaine de Pierre, 2018, traduction de Anne Berthoud et Marc Hagenbourger,

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Deirdre Bair. Jung: A Biography

Liens externes

Les trois femmes de la vie de C.G. Jung

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